PARTIE DE LA JETÉE OUEST EN ENROCHEMENTS NATURELS
remorqueur (V Albert ^ de 45 tonneaux) pour faire sortir du port du Mex les navires chargés de pierres et les conduire à une certaine distance en rade.
Bref, en îjovembre 1861, la flotte de la Compagnie se composait : indépendamment des deux bateaux à vapeur le Joseph et V Albert, de 18 navires à voiles (bricks et goélettes) d'un tonnage de 30 à 200 tonneaux, ensemble 2.020 tonneaux, et sur la rade de Port-Saïd, d'un ponton, la Columbia, de 400 tonneaux; soit en totalité, une flotte de 21 navires, d'un tonnage ensemble de 2.555 tonneaux. A la date indiquée, les 18 navires à voiles étaient occupés comme suit •:
4, affectés aux transports entre Marseille et Port-Saïd ;
3, affectés aux transports sur la ligne de Galatz ;
8, affectés aux transports de pierres du Mex;
3, affectés à des transports de vieilles briques de Damiette à Port-Saïd.
En outre de la flotte proprement dite, le service spécial des transports maritimes, que la Compagnie avait dû organiser et qui avait son siège à Alexandrie, avait encore à sa disposition, pour les mouvements de port et de rade et pour les chargements et déchargements, un matériel considérable d'embarcations diverses réparti entre le Mex, Alexandrie et Port-Saïd.
La possession d'une flotte, — comme il est dit plus haut, — n'était aux yeux de la Compagnie, qu'un moyen d'assurer les transports dans des cas urgents et de permettre en même temps de peser sur le marché pour obtenir de meilleures conditions de fret ; mais elle constituait, par ses dépenses d'exploitation, une obligation coûteuse. Aussi, était-il dans les fermes intentions de la Compagnie, non seulement de ne pas augmenter la flotte telle qu'elle s'était trouvée constituée à la fin de 1861, mais encore, dès que les circonstances le permettraient, de s'en défaire et de supprimer par là même le service spécial des transports maritimes.
Effectivement, et bien que les transports de pierres du Mex fussent encore, alors, en pleine activité, tous les navires de la flotte furent successivement vendus dans le courant des mois de juillet à octobre 1 864 ; et comme conséquence, le service maritime fut peu après supprimé. Grâce à l'abri que présentait déjà à cette époque le port de Port-Saïd pour les navires de petites dimensions et à l'amélioration des moyens de déchargement, on avait la certitude que les affrètements pour les transports de pierres du Mex, devenus plus faciles, suffiraient seuls désormais pour répondre aux besoins.
Dès le mois de juin 1864, l'exploitation de la carrière du Mex, y compris le transport et la mise en œuvre des blocs d'enrochements à la jetée Ouest de Port-Saïd, fit l'objet de marchés successifs avec un tâcheron, le sieur Valette. Ainsi qu'il est dit plus haut, ces marchés ont pris fin dans les derniers mois de 1865.