FLOTTE DE LA COMPAGNIE
La plus grande partie des approvisionnements de toute nature pour les besoins des travaux venant d'Europe, l'utilité avait été reconnue, dès le début, pour garantir la régularité des arrivages et ne pas se trouver sans cesse, sous ce rapport, à la merci des circonstances, de constituer une petite flotte au moyen de laquelle on pourrait, non seulement parer à tous les cas urgents, mais encore assurer un transport régulier des blocs du Mex à Port-Saïd.
C'est ainsi que, dès le mois de juillet 1859, la Compagnie avait acheté à Marseille un petit bateau à vapeur, le Joseph, de 90 tonneaux, destiné à faire un service régulier de transports entre Alexandrie et Port-Saïd (transports de personnel, d'ouvriers, de vivres et de matériel). La Compagnie affrétait, précédemment, pour ce service, un bateau à vapeur, appartenant au Gouvernement égyptien.
A la fin de l'année 1860, la flotte de la Compagnie se composait, indépendamment du vapeur Joseph, de 10 navires à voiles d'un tonnage, ensemble, de 1.660 tonneaux. Mais ces moyens de transports paraissant encore insuffisants, eu égard, surtout, au grand développement que l'on espérait alors pouvoir donner au transport des pierres du Mex à Port-Saïd pendant l'année 1861, l'acquisition de nouveaux navires à voiles fut décidée. En outre, l'utilité fut reconnue d'avoir un