‹ Le canal de Suez (volume 2)Chapitre 36 sur 152 · ET DES PORTS · texte numérisé non relu

ET DES PORTS

A la date du 20 octobre 1863 fut dressé un devis et cahier des charges destiné à servir de base aux marchés à passer avec les entrepreneurs pour l'exécution des travaux de dragages du canal maritime et des ports de Port-Saïd et de Suez.

A cette époque, les dispositions relatives au mode d'utilisation des ouvriers des contingents égyptiens, c'est-à-dire le plan de campagne pour l'exécution des travaux à sec du canal maritime, en dehors du lot concédé à M. Couvreux (traversée du seuil d'El Guisr), étaient les suivantes :

Dès que la dérivation vers Suez du canal d'eau douce serait terminée (ce qui eut lieu à la fin de Tannée 1863), une partie des contingents devait être portée vers Port-Saïd pour déblayer tout ce qui pourrait être enlevé à sec dans les lacs Menzaleh et Ballah afin de préparer complètement le

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terrain pour les dragues. Ces contingents seraient reportés ensuite dans le lac Timsah et dans les lacs Amers, en les faisant avancer respectivement vers le seuil du Sérapéum et vers Suez de manière à pouvoir, — les eaux des tranchées s'écoulant naturellement dans les lacs avant la mise en communication de ceux-ci avec la mer, — creuser à sec le plus profondément possible. Toutefois, comme il pouvait y avoir des motifs de réduire dans une certaine mesure le travail des fellahs, on jugeait convenable, entre le lac Timsab et les lacs Amers, de ne pas descendre les déblais à sec à plus de 2 mètres à 2™, 50 au-dessous du niveau de la mer. Dans tous les cas, entre les lacs Amers et Suez, où la nature du terrain rendrait probablement difficile Tattaque par les dragues, le travail à sec devrait au contraire être descendu aussi bas que possible.

Comme on le voit, le programme des travaux de creusement du canal — tel qu'on le concevait alors — comportait, entre autres, et pour un temps qui semblait devoir être assez long, l'exécution de simples travaux à sec, savoir : (l'une part, à la traversée du seuil du Sérapéum ; d'autre part, à la traversée du petit lac Amer, du seuil de Chalouf et de la plaine de Suez. La traversée du seuil d'El Guisr, ainsi qu'il est dit plus haut, était déjà concédée à M. Couvreux. Ce n'était donc, pour le moment, que pour les autres parties du canal que devaient être passés des marchés de travaux de dragages; et le devis et cahier des charges du 20 octobre 1863 fut dressé en conséquence.

Ce devis avait, en définitive, pour objet, les travaux de dragages à exécuter pour le creusement, jusqu'à 8 mètres en contrebas du niveau moyen de la Méditerranée, des chenaux et bassins de Port-Saïd et de Suez et pour le creusement du canal maritime à la même profondeur et suivant les profils annexés^ : d'une part, entre Port-Saïd et l'extrémité

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