EXÉCUTÉS
Mètres cubes
ENTREPRISE ALP. COUVKEUX 127
D'après Tarticle du marché relatif aux délais d'exécution, Tentrepreneur devait exécuter pendant les trois demi ers trimestres Mètres cube» de 1865 un cube total de 800.000
Le cube déjà exécuté à la date du 1*'' avril 1865 était de. 561 .590
Par conséquent, le cube total exécuté à la fin de 1865
aurait dû être de i .361 .590
On voit par le tableau ci-dessus que ce cube n'a été que de. 1 . 259 . 247
D'où une différence de 102.343
correspondant à un mois environ de travail.
Quant au travail d'élargissement et d'approfondissement de la rigole, — qui devait être achevé à la date du l*''' janvier 1886, — il n'avait été commencé que le 15 juin 1865 et n'avait été ensuite poursuivi, jusqu'au 31 décembre, qu'avec trois excavateurs seulement. Ces trois appareils avaient travaillé respectivement entre les points 66^800 et 67*^700; 68*^750 8169^^,220; 72*^,630 et 73^,705, soit en tout, sur une longueur de 2.445 mètres. Un quatrième excavateur avait été placé au chantier Robert et devait commencer son travail au point 74>',400.
Marche des travaux pendant l'année 1866. — Dès le début de l'année 1866, tous les chantiers précédemment décrits marchaient régulièrement.
Un seul chantier restait à attaquer, celui de la rive Asie, dans l'étendue de la rectification de la courbe sud du Seuil, de 73*^,460 à 74^,540. L'entrepreneur donna l'exécution à la tâche des travaux de ce chantier à deux de ses agents, MM. Poilay et Menneton, qui attaquèrent leur travail avec vigueur. Après avoir procédé d'abord, pendant un certain temps, exclusivement à la brouette, ils installèrent le long du chantier une voie de fer destinée à conduire les déblais dans le lac Timsah, et un pont provisoire fut construit sur le canal de la carrière du plateau des Hyènes que la voie devait traverser. Le chantier fut alors desservi par deux locomotives.
Au commencement d'avril, l'entreprise avait environ 300 wagons en service desservis par onze locomotives, indépendamment de quelques locomotives de service. Un excavateur à sec travaillait au chantier VI, produisant un travail journalier moyen de 300 mètres cubes; un autre excavateur, transporteur, était installé à titre d'essai, ayant un rendement de 100 à 120 mètres cubes par jour; enfin quatre excavateurs creusaient la rigole aux points 68^,00, 71^,00, 721^,8 et 74^^,5, avec un rendement journalier moyen d'environ 125 mètres cubes. Le parcours total sur lequel les excavateurs mouillés avaient à travailler était de 8.530 mètres. Ils avaient attaqué jusqu'alors une longueur d'environ 4.900 mètres sur laquelle la navigation n'avait plus rien à redouter et où la rigole, sur plusieurs points, avait déjà les dimensions prescrites.
De nombreux départs d'ouvriers grecs et autrichiens, en mars, avril
128 CREUSEMENT DU CANAL A LA TRAVERSÉE DU SEUIL d'eL GUISR
et mai, coïncidant avec les fêtes du Courbam-Beiram, eurent naturellement pour résultat de diminuer beaucoup la production des chantiers des excavateurs pendant les trois mois en question.
Au commencement de juillet, sept excavateurs mouillés se trouvaient en chantier.
L'enlèvement des déblais à sec se continuait à peu près régulièrement dans toute l'étendue du lot. Toutefois, l'entrepreneur n'ayant pas exploité ses chantiers conformément aux prescriptions du marché, c'est-à-dire de manière à créer tout d'abord la banquette de 15 mètres de largeur un peu au-dessus du niveau de l'eau, quelques-uns des excavateurs mouillés, obligés de travailler sur des points où il leur était difficile de déposer commodément leurs déblais, éprouvaient par ce fait, dans leur marche, un certain ralentissement.
Dans le courant d'août, les excavateurs eurent à subir une semaine d'arrêt par suite de la rupture du pertuis provisoire d'extrémité de la rigole servant à régler l'introduction de l'eau de la Méditerranée dans le lac Timsah. Cette rupture du pertuis, en asséchant la rigole, avait eu pour conséquence d'empêcher l'approvisionnement d'eau douce des excavateurs qui se faisait par la voie même de la rigole.
Dès le commencement d'octobre, la rigole se trouvait avoir des dimensions suffisante pour permettre le passage du matériel de l'entreprise Borel Lavalley et G^*; et effectivement, dans les derniers jours de novembre, l'entreprise put diriger de Port-Saïd sur Ismaïlia les premières dragues destinées aux chantiers du seuil du Sérapéum : ces dragues traversèrent le seuil d'El Guisr sans rencontrer le moindre obstacle. Toutefois la rigole était assez loin encore d'avoir les dimensions prévues au marché : sur beaucoup de points, en effet, sa largeur à la côte 15,50 n'était encore que de 4 à 5 mètres au lieu de 7 mètres. Or, il était d'un très grand intérêt pour la Compagnie de voir réaliser rapidement la rigole aux dimensions prescrites, puisque de la section mouillée de cette rigole dépendait la longueur du délai nécessaire au remplissage du lac Timsah. Nous rappellerons à ce sujet que le pertuisdéversoir définitif de l'extrémité de la rigole, destiné à l'opération du remplissage du lac, a commencé à fonctionner le 12 décembre 1866.
A la fin de décembre, la situation de l'entreprise était la suivante :
Déblais à sec