‹ Le canal de Suez (volume 2)Chapitre 84 sur 152 · BROUETTE A LA CORDE · texte numérisé non relu

BROUETTE A LA CORDE

La tranchée étant arrivée à la profondeur de 3 mètres, les terres à déblayer devaient être élevées à une plus grande hauteur et c'est alors que commençait le rôle de la brouette à la corde.

Il s'agissait d'aider l'ouvrier à remonter la pente du talus, d'une hauteur primitive de 3 mètres destinée à augmenter à mesure de l'approfondissement de la tranchée, avec sa brouette chargée qu'il devait vider sur l'emplacement du cavalier.

Pour arrivera ce résultat et faciliter la traction, des madriers étaient placés sur le chemin de la brouette ; un poteau vertical, d'environ 2 mètres de hauteur et portant une poulie à gorge, était fixé dans le remblai ; sur la poulie passait un câble s'accrochant par une extrémité à la brouette et tiré à son autre extrémité par deux hommes.

Arrivé au pied du talus, l'ouvrier qui conduisait la brouette pleine y adaptait le câble en même temps que les deux ouvriers attelés à l'autre extrémité du câble, tout en redescendant la brouette vide, obligeaient par leur propre poids la brouette pleine à remonter.

On a vu ci-dessus que, par son mécanisme, la brouette volante conduisait les terres de déblai à la plus extrême distance du cavalier de dépôt. La brouette à la corde ne devait les porter au contraire qu'à la limite la plus rapprochée du talus du canal, laissant seulement entre le remblai et le sommet du talus de la berge une banquette de 4 mètres.

On estimait que, dans les conditions indiquées, une brigade de 10 à 12 hommes pourrait extraire et mettre en remblai, en dix heures de travail, environ 70 mètres cubes. (L'expérience, comme pour la brouette volante, a été fort loin de donner de pareils résultats.]

Appareils à toile sans fin pour le transport des terres

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