‹ Le canal de Suez (volume 2)Chapitre 83 sur 152 · BROUETTE VOLANTE · texte numérisé non relu

BROUETTE VOLANTE

L'ippareil se composait d'un montant en charpente portant un grand levier trsnsverial oscillant comme un tléau de balance.

Il était placi, côté Atie, sur le bord de la ligne extrême de la tranchi ouvrir, faisant face à toute la largeur du canal et à l'emplacement, i Afrique, on devaient être transportés les déblaii.

DU DÉBUT DES TRAVAUX

Aux deux extrémités du levier étaient attachés deux câbles en fil de fer d'une longueur de 150 à 200 mètres, aboutissant à un point d'amarre commun situé à la limite de remplacement destiné au dépôt des déblais.

A chaque c&ble étaient adaptées des poulies à gorge auxquelles étaient suspendus de petits wagonets ou caisses de brouettes dans lesquels les ouvriers chargeaient les déblais.

Quelle que fût la position du bras de levier, les câbles avaient toujours une inclinaison en sens inverse ; il en résultait, qu'en même temps que le wagon plein roulait au point de décharge, le wagon vide, par le même mouvement de bascule,revenait au point où se faisait la fouille. Le trajet s'opérait donc du heu de chargement au lieu de déchargement, et réciproquement, par le roulement simultané du wagon vide et du wagon plein le long des câbles.

L'ouvrier qui avait rempli son wagon n'avait qu'à l'accrocher à la poulie, tandis qu'à l'autre extrémité, la même manœuvre était faite par l'ouvrier qui avait vidé le sien.

Le mouvement de bascule ramenait ainsi les deux wagonets à leur point opposé de départ et l'appareil fonctionnait d'une manière continue.

D'une construction et d'une installation extrêmement simples, on estimait que chacun de ces appareils, équipé de 10 hommes, pourrait donner, par journée de dix heures, une moyenne de déblai de 80 mètres cubes. (L'expérience a prouvé que c'était là une très grande illusion.)

L'appareil était destiné, comme il est dit ci-dessus, à enlever la première couche de terrain j usqu'à une profondeur de 3 mètres, et à transporter les déblais à l'extrême limite du dépôt en cavalier, c'est-à-dire à une distance moyenne de 100 à 150 mètres de la berge.

A la profondeur de 3 mètres, son utilité cessait et il faisait place au second appareil.

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