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TOILES SANS FIN TROLL ET MERCIER

Pour éviter l'usure rapide du tablier de la toile sans fin et son glissement SUT le tambour moteur (inconvénients que présentait l'appareil transporteur expérimenté par la Compagnie en 1859) les constructeurs eurent l'idée d'exé-

beiges. Au cours des essais, on adapta à l'extrémité de la toile, à la partie inférieure de la poutre de support, un racloir de même largeur que le tablier et ayant pour objet de débarrasser la toile des matières qui pourraient s'y attacher. Ce racloir se mouvait au moyen d'une tringle articulée avec son axe et -au moyen de laquelle, sans quitter le pont de la drague, le dragueur pouvait abaisser le racloir lorsqu'il voulait le tourner en sens contraire.

Bien que les essais n'eussent donné que des résultats peu satisfaisants, la drague fut remise au service des travaux et entra en fonctionnement régulier à partir du début de l'année 1862, et elle continua — la seule parmi toutes les dragues — à fonctionner avec sa toile sans fin jusqu'en novembre 1863, date à laquelle elle entra en réparation générale.

Pendant ces deux années de fonctionnement, les encombrements de la toile ■sans fin étaient la cause de fréquents arrêts de la drague. Le tablier de la toile dut d'ailleurs être changé à plusieurs reprises. Le travail moyen mensuel ne fut guère que d'environ 1.200 mètres cubes.

1. Ainsi qu'il est mentionné dans une note précédente, une partie des éléments des deux toiles sans fin Combe s'était perdue avec le navire le Jason, sombré corps et biens, en avril 1860, dans les Bouches de Bonifacio; et, en conséquence, un nouveau marché avait dû être passé avec M. Combe pour le remplacement des pièces manquantes.

En octobre 1860, de nouvelles toiles Combe, du système à galets, l'une de 26 mètres, l'autre de 20 mètres de longueur, furent montées à terre pour être essayées. Ces toiles furent plus tard adaptées à deux dragues (2* type Combe) ainsi qu'il est expliqué dans une note ci-après relative aux toiles Perotte.

Dans le courant d'avril 1861, la drague n* 5 (type Burnichon), armée d'une toile Combe du premier système, commença des essais. La toile fut abandonnée au bout de quelques mois et définitivement remplacée par un couloir.

2. En octobre 1860, une des toiles Troll et Mercier fut montée à terre pour ^tre expérimentée. On essaya, sans succès, de mettre la toile en mouvement au moyen d'une locomobile de la force de 8 chevaux. L'insuccès parut tenir à une disposition vicieuse des installations. Toutefois, le calcul démontra que, dans des conditions ordinaires, l'appareil nécessiterait une force de 5 à 6 chevaux, en sorte qu'il ne resterait qu'une force de 10 chevaux pour la marche de l'appareil dragueur; d'où ressortait la nécessité d'établir la transmission de manière à ne pas absorber une partie aussi notable de la force motrice.

Ainsi qu'il est mentionné à la note 2 de la page précédente, la drague belge n* 14, armée d'une toile Troll et Mercier, après plusieurs mois d'essais, fonctionna régulièrement à partir du commencement de 1862 jusqu'à la fin de 1863, ne produisant toutefois qu'unrendementmoyenmensuel d'environ 1.200 mètres cubes.

cuter ce tablier en tôle, en forme d'écaillés reliées entre elles par des maillons qui s'articulaient sur des tourteaux polygonaux.

(La poutre, comme dans Tappareil expérimenté à Paris, était en tôle et cornières.)

Comme pour le tablier en toile, les écailles, qui avaient 50 centimètres de longueur, glissaient sur des rouleaux conducteurs placés en haut et en bas de la poutre et se trouvaient ainsi soutenus entre les deux points extrêmes de Tappareil.

Les écailles étaient à recouvrement, et si leur système produisait une meilleare adhérence sur les tambours conducteurs, le tablier avait, par contre, une raideur qui occasionnait des frottements si considérables que Teffort de Iraction était quadruplé.

D'ailleurs, comme pour les types essayés à Paris, les matières draguées tombaient du tablier avant d'arriver à Textrémité de la poutre. Ces déblais, qui retombaient dans la fouille, se répandaient sur tous les organes, et l'usure était très considérable ; avec des déblais de sable fin, un tablier était complètement usé après une marche d'une quinzaine de jours.

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