D 1 ALEXANDRIE A PORT-SAÏD
Phares construits sur le littoral par le Gouvernement égyptien. — La Commission internationale de 1855, dans
son rapport sur les conditions d'établissement du canal maritime (décembre 1856), avait, comme on Ta vu précédemment 1 , signalé la nécessité « pour la sécurité de l'importante navigation qui serait appelée, après l'ouverture du canal, à fréquenter la baie de Péluse », d'éclairer la côte méditerranéenne d'Egypte, depuis la pointe du Marabout à Alexandrie jusqu'à vingt lieues au moins à l'est de Péluse, par des phares à feux bien distincts et dont les tours seraient appelées à faire l'office d'amers pendant le jour.
L'éclairage de la côte a été établi, dans le cours des deux années 1869 et 1870, par les soins de la Compagnie agissant par ordre, au nom et pour le compte du Gouvernement égyptien.
Le système d'éclairage comprenait un ensemble de cinq feux à longue portée, savoir :
La substitution au feu fixe d'Alexandrie d'un feu dioptrique de premier ordre, à éclats, d'une portée de 20 milles.
Trois phares, à tour métallique de 48 mètres de hauteur jusqu'à la plate-forme, avec feux dioptriques d'une portée également de 20 milles : l'un, à l'embouchure de Rosette, à éclats de 5 en 5 secondes alternativement blancs et rouges; un autre, à la pointe de Burlos, à feu fixe blanc ; le troisième, à l'embouchure de Damiette, à éclats par minute;
Enfin, à Port-Saïd, un phare, à tour en béton Coignet, de 48 mètres de hauteur jusqu'à la plate-forme, comme les précédents, avec feu électrique d'une portée de 25 milles, à éclat blanc toutes les trois secondes.
Tous les détails concernant la construction des tours des phares ci-dessus mentionnés et l'installation des feux sont donnés au tome VI.