‹ Le canal de Suez (volume 3)Chapitre 45 sur 141 · hommes seraient encore suffisants pendant celle · texte numérisé non relu

hommes seraient encore suffisants pendant celle

nnéc.

vec l'abondance du matériel, et en tenant compte de

périence acquise, on devait compter pouvoir terminer

iplètement l'œuvre pendant le cours de cette sixième et

nière année.

[I. — Modifications au Projet de la Commission internationale

ans la séance du Conseil supérieur des travaux du 16-1 t 1859, le Président de la Compagnie exposa que les ides dimensions attribuées au Canal daus le projet de la î mission internationale étaient l'un des arguments que adversaires de l'entreprise invoquaient pour s'opposer exécution. Il invita en conséquence le Conseil a examiner es dimensions étaient, en effet, nécessaires pour remplir ut exclusivement commercial que la Compagnie devait roposer, et si l'accomplissement de l'œuvre monumentale jetée par la Commission n'entraînerait pas à une dépense ; de proportion avec ce qu'exigeaient les besoins actuels :ommerce et de la navigation et avec l'intérêt bien entendu actionnaires de la Compagnie.

près un examen approfondi de la question qui lui était nise, le Conseil supérieur des travaux résuma son opinion a manière suivante :

Au sujet de la profondeur du Canal :

Le Conseil émît l'avis que la profondeur de 8 mètres du projet de la Commission internationale ne semblait pas pouvoir être réduite sans inconvénient, eu égard au tirant d'eau des plus grands navires de commerce qui se rendaient alors de l'Europe dans les mers de l'Inde, et vice versa; qu'il y avait d'autant moins lieu de songer h réduire en exécution ladite profondeur de 8 mètres, que celle-ci pourrait se trouver accidentellement diminuée sur quelques points par des ensablements que l'entretien même le plus vigilant ne saurait prévenir d'une manière absolue.

Au sujet de la largeur du canal (Planche XVII) :

Après avoir rappelé que le projet de ta Commission internationale avait fixé cette largeur à 80 mètres à la ligne d'eau pour permettre le croisement de deux lignes de navires' môme sur les points où, pour un motif quelconque, une troisième ligne de navires viendrait à stationner, le Conseil fit remarquer que les lacs amers, le lac Timsah, le lac Ballah, et au besoin, une gare intermédiaire, faciliteraient les manœuvres que pourraient nécessiter les circonstances tout à fait exceptionnelles prévues par la Commission ; que, toutefois, eu égard au nombre considérable des navires qui, à certaines époques de l'année, viendraient se présenter dans le canal, il ne serait pas prudent d'établir ce canal à une seule voie, même avec des gares d'évitement, attendu qu'une pareille solution ferait naître des inconvénients analogues à ceux qui avaient fait renoncer à ce système sur les chemins de fer même d'une fréquentation médiocre; qu'enfin, en toute hypothèse, on ne devait pas se préoccuper des navires d'une dimension tout à fait exceptionnelle, attendu que des manœuvres exceptionnelles aussi permettraient toujours de faire passer ces navires d'une mer à l'autre. Par ces diverses considérations le Conseil fut d'avis d'adopter une largeur de 58 mètres à la ligne d'eau, dont 54 mètres pour le canal proprement dit et 4 mètres pour les

deux banquettes, et une lageur de 22 mètres au plafond. Ces largeurs étaient suffisantes pour le croisement de deux navires de dimensions égales à celles des bâtiments à vapeur transatlantiques à roues (à aubes) alors en construction dans les ateliers des Messageries impériales, et devaient suffire à plus forte raison pour les bâtiments du service de la malle des Indes et pour les navires à hélice.

Le Conseil ajouta que rien ne lui faisait prévoir qu'il pût devenir indispensable, à bref délai, d'augmenter la section résultant des dimensions dont il proposait l'adoption ;

Et il conclut en conséquence, que c'était à établir un canal de cette section que paraissait devoir se borner l'emploi du capital à demander aux actionnaires de la Compagnie.

Après avoir arrêté les bases du projet réduit, le Conseil avait encore à établir une évaluation du chiffre de la dépense qu'exigerait la réalisation de ce projet.

Cette évaluation fut faite de la manière suivante :

Le Conseil prit pour point de départ le chiffre d'estimation des dépenses afférentes à la quatrième des cinq phases d'exécution dont le programme avait été arrêté par luimême au mois de novembre de Tannée précédente, cette phase comprenant notamment, ainsi qu'il est expliqué dans l'exposé dudit programme, savoir : l'exécution complète du Canal d'eau douce; celle du Canal maritime avec 19 mètres de largeur au plafond, et 8 mètres de tirant d'eau ; . enfin la construction des jetées et de tous les ouvrages aux deux extrémités du canal, jetées et ouvrages qui devaient dès lors être exécutés de manière à s'adapter au canal de 80 mètres de largeur projeté par la Commission internationale.

L'estimation de l'ensemble des travaux de cette quatrième phase s'élevait au chiffre total de 133.000.000 de francs.

Mais, conformément à des observations du Directeur général des travaux, ce chiffre de première estimation devait subir certaines réductions par les divers motifs ciaprès :

1° Le cube total des terrassements du canal proprement dit qui figurait dans le devis primitif pour 96.177.926 mètres cubes devait, par suite d'erreurs importantes constatées ultérieurement dans les premiers calculs, être ramené au chiffre de 91.490.255 mètres cubes, d'où une différence en moins de 4.687.671 mètres cubes, lesquels, à raison de Ofr. 80 le mètre cube, prix moyen, produisaient une diminution de dépense d'environ 3.700.000 fr.

2° Dans la baie de Péluse (Planches XI et XIX) de nouveaux relevés hydrographiques, — ainsi qu'il est expliqué plus loin, — avaient permis, sans sortir des limites indiquées par la Commission internationale, de placer les jetées de manière à réduire un peu leur longueur ; mais» surtout, on devait considérer comme amplement suf Usant de prolonger la jetée de l'ouest jusqu'aux profondeurs de 9 mètres, et la jetée de l'est jusqu'aux profondeurs de 8 mètres. Cette double modification aurait pour résultat définitif une diminution de 900 mètres sur la longueur de la jetée de l'ouest et une diminution de 300 mètres sur ta jetée de l'est ; les longueurs des deux jetées devaient ainsi se trouver respectivement réduites à 2.600 et 2.200 mètres et ces réductions de la longueur primitive des jetées se traduiraient finalement par une économie totale dans les dépenses de ci 5.000.000 fr.

3° Le montant des dépenses diverses prévues dans l'avant-projet devait évidemment être réduit en môme temps que l'on réduisait les dimensions du canal définitif ; en outre, une notable partie des ouvrages attribués aux dépenses diverses semblait devoir être imputée sur les revenus mensuels de l'exploitation ; bref, on aurait une évaluation encore très large en réduisant de moitié le chiffre des dépenses diverses, soit une économie de 5.000.000 fr.

4° Les enrochements prévus à la hauteur de la ligne d'eau dans le canal maritime pourraient être remplacés par des moyens de consolidation beaucoup plus économiques. Il y avait lieu de remarquer, d'ailleurs, que ces moyens de consolidation ayant pour objet de remédier à des dégradations qui étaient en rapport avec la fréquentation du canal, rentraient plus naturellement dans les dépenses d'entretien que dans celles de premier établissement; d'où, àdéduire 3.000.000 fr.

5° Enfin, les intérêts à servir aux actionnaires jusqu'à l'achèvement des travaux avaient été calculés pour un trop grand nombre d'années, sur un capital trop fort, et sans tenir compte des intérêts que produiraient réellement les capitaux versés jusqu'à leur emploi. Il y avait

encore de ce chef à déduire 3.300.000 fr.

La somme totale à déduire s'élevait donc à 20 millions de francs.

De telle sorte que l'estimation des dépenses de la quatrième phase devait être réduite à ci 113.000.000 fr.

Le Conseil pensa que l'on pouvait adopter comme point

de départ le chiffre ainsi rectifié ; et il reconnut ensuitequ'il y avait lieu d'ajouter à ce chiffre, pour porter la largeur du Canal de 12 à 22 mètres au plafond, une somme de 11.000.000 francs. Le Conseil fut ainsi amené à fixer en définitive l'évaluation des dépenses de premier établissement qu'il faudrait imputer sur le capital social, au chiffre de ci : 124.000.000 francs.

Dans la même séance du 16-1 7 août 1859, le Conseil supérieur des travaux prit des résolutions sur les points suivants (Planches XI et XIX) :

Il sanctionna d'abord une décision remontant à la date de l'inauguration de l'ouverture des travaux à Port-Saïd (25 avril 1859), qui avait été prise sur les lieux mêmes, avec l'approbation du président, par le Directeur général des travaux à la suite de nouvelles études hydrographiques 1 et

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