‹ Le canal de Suez (volume 3)Chapitre 83 sur 141 · PROFILS EN TRAVERS · texte numérisé non relu

PROFILS EN TRAVERS

dans les dragages, la Compagnie reconnut, d'accord avec les Entrepreneurs, la double nécessité suivante : d'une part, de faire presque exclusivement à sec toute la portion du canal a la traversée du Petit lac s'étendant, en allant du Sud au Nord, depuis l'extrémité Nord du seuil de Chalouf jusqu'aux grands fonds du Grand lac Amer, sur une longueur totale d'environ 20 kilomètres ; d'autre part, et, comme conséquence même du nouveau mode d'exécution, de substituer aux profils à grande largeur de 1866 qui devaient être primitivement appliqués, d'autres profils plus larges encore et conçus de manière à éviter que les terres mises latéralement en dépôt (au lieu d'être portées au loin à l'aide de barques a clapets comme cela était prévu dans le mode d'exécution par voie de dragages), ne fussent ramenées plus tard dans les fouilles par le double effet des lames et des courants.

Les nouvelles conventions arrêtées à ce sujetentre la Compagnie et les Entrepreneurs ont fait l'un des objets d'un Troisième acte additionnel aux marchés primitifs passé a la date du 13 avril 1867.

Les profils entravers mentionnés à cet acte additionnel sont figurés sur la Planche XVII. Ils présentent deux types, savoir: un premier type applicable à la portion de la traversée du Petit lac la plus voisine du seuil de Chalouf et, où le terrain, bien qu'en contre-bas du niveau de la mer, se trouvait pourtant assez élevé pour fournir, par le déblai de la cuvette du canal, des terres en quantité suffisante pour la construction sur les deux rives, ou tout au moins sur l'une d'elles, de digues insubmersibles ; le second type, applicable à la plus grande partie de la traversée du Petit lac, où le terrain se trouvait, au contraire, tellement bas que les terres de déblai déposées sur les rives n'y pouvaient former que des cavaliers submersibles. L'examen des profils fait voir que, dans l'un et dans l'autre type, la largeur au plafond de la cuvette, sauf uneexception, qui sera signalée ci-après, a été maintenue à 22 mètres, comme sur tout le reste du

parcours du canal ; mais que, d'une part, les talus de déblai ont été dressés immédiatement k 3 de base pour 1 de hauteur; et que, d'autre part, la distance des cavaliers de dépôt des terres de déblai a été déterminée de manière à mettre leurs talus, établis à. une inclinaison de 20 de base pour

1 de hauteur, à l'abri de toute dégradation par l'action des eaux, môme en supposant que le plafond de la cuvette dût être plus tard élargi à 50 mètres et que les talus de déblai dussent prendre ensuite naturellement, à la longue, une très faible inclinaison. On voit encore, à l'examen des profils, que, dans le type à digues insubmersibles, la crête de ces digues a été arasée à la côte 20 m ,00, le niveau de l'eau dans les lacs étant supposé devoir se maintenir, à de très faibles variations près, à la cote ÎS"^ 1 ; et que, dans le type à cavaliers submersibles, la partie supérieure desdits cavaliers a été arasée à la cote 16 m ,25, c'est-à-dire à une profondeur de

2 mètres en contre-bas du niveau que devait atteindre l'eau dans les lacs, cette profondeur ayant été jugée suffisante pour soustraire les terres de dépôt àl'action des lames. Enfin, comme mode d'exécution, le nouveau marché stipulait, d'une part, que sur une certaine portion de canal, d'une longueur de 4 km ,4 à partir du seuil de Chalouf, les déblais seraient faits à sec jusqu'à la profondeur de fi m y 50 (le reste à faire ultérieurement à la drague aux conditions du marché primitif 1 ), cette profondeur étant admise comme représentant la moyenne des profondeurs nécessaires pour exécuter dans chaque profil les digues en remblai; d'autre part, que sur tout le reste de l'étendue de la traversée du Petit lac, le canal serait fait complètement à sec.

Dans la portion de la traversée du Petit lac où devait être appliqué le type de profil à cavaliers submersibles, il

1. En exécution, ainsi que les motifs en seront expliqués au chapitre concernant les prix successivement convenus par les divers marchés et actes additionnels, les Entrepreneurs ont trouvé avantage à faire cette portion du canal complètement à sec.

existait, ainsi que cela a déjà été mentionné plus haut, une longueur de 3.200 mètres où la cuvette du canal devait être creusée entièrement dans un terrain rocheux. Dans Tintérôt de l'avenir, c'est-à-dire afin d'éviter les très grandes difficultés d'exécution qui se seraient rencontrées plus tard dans le travail d'élargissement du canal, lorsque le développement du transit aurait rendu cet élargissement nécessaire, il fut stipulé au troisième acte additionnel que, sur la longueur de canal en question, la cuvette serait établie immédiatement avec une largeur de 44 mètres au plafond.

Enfin, le troisième acte additionnel stipulait encore que les nouveaux profils adoptés pour la traversée du Petit lac s'appliqueraient également à la portion de canal d'environ 2.800 mètres de longueur formant le débouché du canal dans le Grand lac Amer du côté du Sérapéum, laquelle présenterait ainsi successivement le type de profil avec deux digues évasées insubmersibles, le type avec une seule digue, enfin le type de profil avec deux cavaliers submersibles. Les nouvelles dispositions adoptées pour cette portion de canal comportaient d'ailleurs le déblai à sec à la profondeur moyenne de 3 m ,50 sur une longueur de 2.100 mètres et à toute profondeur sur la longueur restant de 700 mètres.

En ce qui est du profil en travers à la traversée du Grand lac Amer, on rappellera qu'il avait été décidé, dans l'hypothèse où il serait jugé nécessaire de creuser dans le banc de sel pour y obtenir la profondeur normale de 8 mètres, de donner au canal une largeur de 60 mètres au plafond dans toute la traversée du Grand lac ; mais que Ton avait reconnu, en dernière analyse, l'inutilité de faire aucuns déblais dans le banc de sel, dont la dissolution progressive, après l'introduction des eaux, devait — pensaiton, et ainsi que cela s'est vérifié, — procurer sûrement et très promptement, et même au delà, la profondeur normale.

iv. n

Traversée du lac Timsah. — Dans le projet présenté en 1866 pour la rectification du tracé du canal à la traversée du lac Timsah (Voir page 133), les Ingénieurs avaient proposé r relativement au profil en travers, les dispositions suivantes :

D'une part, vu la nature vaseuse et ébouleuse des terrains dans la majeure partie de la traversée du lac proprement dit, qui y rendrait fort difficile pour ne pas dire impossible la construction et la conservation de digues, les Ingénieurs proposaient d'établir le canal sans endiguement dans toute la portion du nouveau tracé, d'environ 3.800 mètres de longueur, s'étendant depuis l'origine de la rectification (à l'extrémité du seuil d'El Guisr) jusqu'au droit de la grande dune de séparation de la grande et de la petite vallée de Bir- Fawar. L'endiguement recommençait, pour se continuer ensuite sans interruption, à partir de ce dernier point jusqu'au seuil du Sérapéum, parce que Ton se trouvait alors dans une région de meilleurs terrains dont la surface se trouvait presque au niveau de la mer.

D'autre part, les Ingénieurs proposaient également de donner au canal une largeur de 40 mètres au plafond dans toute la portion non endiguée, et d'adopter comme talus de la cunette dans toute l'étendue de la rectification, ceux du profil à grande largeur récemment adopté.

La première proposition pouvait, à la vérité, donner lieu à deux objections, à savoir: en premier lieu, qu'en laissant la communication ouverte entre le lac Timsah et la grande vallée de Bir-Fawar, on augmentait ainsi dans une certaine proportion la partie submersible du lac et, par suite, le temps nécessaire pour le remplissage 1 ; d'un autre côté, que

1. La vallée de Bir-Fawar ayant une superficie d'environ 800 hectares avec une profondeur moyenne de 2 mètres au-dessous du niveau de la Méditerranée devait contenir environ 16 millions de mètres cubes d'eau. La superficie du lac Timsah proprement dite, au niveau de la Méditerranée, était approximativement de 1 .290 hectares ; et, au moment de la production du projet, la hauteur à remplir était encore de 5", 20 le cube d'eau & introduire, d'environ 7 millions de mètres cubes.

ladite communication permettrait à des courants transversaux de se produire sous l'influence des forts vents de l'Est et de l'Ouest. Mais ces inconvénients, dont le premier n'était que momentané et dont le second ne se présenterait pas fréquemment, ne paraissaient pas aux Ingénieurs de nature à exiger un endiguement qui entrainerait certainement à une très grande dépense ; le temps nécessaire pour le remplissage du lac Timsah et de ses annexes était d'ailleurs évalué h un maximum de 6 mois, dont 1 mois et demi pour le supplément à verser dans la vallée de Bir-Fawar, et les Ingénieurs faisaient observer qu'il ne faudrait pas attendre tout ce temps pour que les Entrepreneurs pussent faire pénétrer leurs dragues dans le lac et y conduire les porteurs et gabarres employés au creusement du seuil d'El Guisr.

Les propositions des Ingénieurs furent approuvées, sauf en ce qui était de l'élargissement du plafond à 40 mètres dans les parties non endiguées ; la question de cet élargissement était réservée ; recommandation était faite, d'ailleurs, de choisir les lieux de dépôt des terres provenant des fouilles des parties en question de telle sorte que les terres déposées ne pussent pas s'opposer à l'élargissement ultérieur du canal, s'il était reconnu nécessaire, ni être ramenées dans les fouilles par les vents ou par les courants.

Modifications du profil type n° 1 de 1863 à la traversée du seuil (TEl Guisr. — En septembre 1866 a été adoptée une modification du profil type n° 1 de 1863 dans la partie de la tranchée du seuil d'El Guisr comprise entre les points kilométriques 74,544- et 75,334, soit sur une longueur de 790 mètres.

Cette modification consistait (Voir planche XVII) à substituer au talus Asie du profil-type qui n'était pas encore exécuté, un nouveau profil ayant pour objet principal d'adoucir l'inclinaison de la berge dans la zone d'action du batillage et d'éviter ainsi que, pour le moindre éboulement des sables

de la partie supérieure, le plafond du Canal ne fût inévitablement réduit de largeur.

Le cube supplémentaire que devait exiger cette modification n'était que d'environ 41.000 mètres cubes. Une occasion favorable se présentait d'ailleurs pour faire ce travail pour l'exécution duquel on pourrait profiter d'installations qui avaient été établies dans cette région pour la rectification de la courbe sud du seuil.

Plus tard, en décembre 1867, une autre modification figurée comme la précédente, planche XVII, devant être appliquée dans toute l'étendue du seuil, fut apportée au profil-type n°l.

Les Ingénieurs avaient proposé (lignes en traits interrompus) une modification beaucoup plus radicale que celle qui a été définitivement adoptée et consistant à substituer à la banquette de 2 mètres de largeur projetée à 1 mètre sous l'eau un talus à 5 pour 1 ; puis à adoptera la suite, au-dessus de l'eau, une berge en forme de plage, de 5 mètres de largeur, inclinée à 10 pour 1; au delà, une banquette de 4 mètres de largeur établie à 1 mètre seulement au-dessus du niveau de l'eau et défendue par un revêtement en enrochements; enfin, au-dessus de cette banquette, un talus dressé à 45° jusqu'au raccordement avec le talus existant de la tranchée incliné à 2 pour 1.

Les dispositions de ce nouveau profil étaient justifiées par les considérations suivantes :

La banquette sous l'eau destinée à recevoir un enrochement de protection du talus dans la hauteur soumise au batillage était d'une exécution impossible avec les moyens dont disposaient les entrepreneurs ;

Un enrochement à la ligne d'eau était impossible à exécuter pendant la période des dragages ; à défaut de cet enrochement, il était indispensable de ménager un talus très plat en forme de plage entre cette ligne d'eau et le pied du talus

de la tranchée, et, dans le premier mètre de profondeur sous l'eau on devait prévoir un talus naturel d'une inclinaison d'environ 5 pour 1 ;

Enfin, au-delà de la berge en forme de plage, il était nécessaire de ménager, au pied du talus de la tranchée, une banquette destinée à recevoir les sables d'apports et les terres enlevées des talus mêmes par les vents et la pluie ; cette banquette devait d'ailleurs ùtre située à peu de hauteur au-dessus du niveau de l'eau afin de permettre d'en enlever facilement les apports et de charger ceux-ci dans des gabarres pour être transportées aux décharges du lac Timsah.

Ce projet, malheureusement, devait entraîner à un excédent de dépense d'environ 2 millions et demi.

Par des considérations de stricte économie dans les dépenses de premier établissement, la modification définitivement adoptée a simplement consisté :

D'une part, à supprimer la banquette de 2 mètres de largeur prévue dans le talus de la cunette du canal à 1 mètre au-dessous du niveau de l'eau ;

D autre part, en ce qui était de la banquette de 3 mètres de largeur prévue dans le talus supérieur de la tranchée à une hauteur de 3 mètres au-dessus du niveau de l'eau, à, établir cette banquette à une hauteur de 1 mètre seulement.

Modifications du profil-type n° 5 de 1863 à la traversée du seuil de Chalouf. — En conformité d'un troisième acte additionnel passé le 13 avril 1867 avec les Entrepreneurs (MM. Borel, Lavalley et C lc ) chargés, en vertu d'un premier marché, du 26 mars 1864, des travaux de creusement du canal entre le seuil d'El Guisr et la mer Rouge, la traversée du seuil de Chalouf, d'une longueur de 5.400 mètres, a été exécutée entièrement k sec.

D'après le marché primitif et l'acte additionnel, le profil à appliquer sur cette portion de canal était le profil-type n° 5 de 1863.

En cours d'exécution des travaux, ce profil a été modifié comme il va être indiqué.

En juin 1867, une première modification a été appliquée sur environ la moitié Nord de la traversée du seuil (Voir planche XVII).

Ainsi que le montre le nouveau profil, la modification consistait à substituer aux anciens talus d'une inclinaison constante de 2 pour 1 et à la banquette sous l'eau, des talus d'inclinaison variable, d'après les données suivantes : Sur une hauteur de 4 mètres à partir du plafond du Canal (de la cote 9,68 à 13,68), maintien du talus de 2 de base pour 1 de hauteur ;

Sur une hauteur de 3 mètres, de la cote 13,68 à 16,68, talus de 3 pour 1 ;

Sur une hauteur de 2 mètres, de la cote 16,68 à 18,68, talus de 5 pour 1 ;

Sur une hauteur de 2 mètres, de la cote 18,68 à 20,68, un empierrement de 1 mètre d'épaisseur horizontale, incliné à 45° ;

A la cote 20,68 une banquette de 4 mètres de largeur ;

Au-dessus de la cote 20,68 jusqu'au terrain naturel, talus à 1 pour 1 ; enfin, le pied des cavaliers de dépôt devait rester à la même distance de Taxe du canal que dans le profil primitif.

Les considérations invoquées par les Ingénieurs pour justifier les dispositions du nouveau profil étaient les suivantes :

Us faisaient observer que le profil à adopter définitivement dans les grandes tranchées devait être conçu de manière à éviter les éboulements de terre dans le fond du canal, ^'est-à-dire de manière à y éviter à la fois des rétrécissements même passagers et la nécessité de la présence de dragues pour l'enlèvement des éboulements etdes apports. Or, on parvenait à ce but en créant un talus en plage à la partie supérieure de la cunette et en ménageant au-dessus

du niveau de l'eau une large banquette : le talus en plage, en effet, prévenait les éboulements dans la section mouillée du canal, ou, du moins, en atténuait très notablement les conséquences; et, de son côté, la banquette emmagasinait provisoirement les éboulements de la tranchée supérieure et les sables d'apports, lesquels étaient alors enlevés par chargements à bras d'hommes dans des gabarres k clapets allant se vider dans les lacs.

Le supplément de dépense pour toute la traversée du seuil était évalué à environ 2 millions de francs.

Un an plus tard, en juillet 1868, un profil s'écartant beaucoup moins du profil-type et figuré, comme le précédent, planche XVII, a été adopté, par des considérations d'économie, pour la moitié Sud de la traversée du seuil qui restait encore à exécuter.

La modification apportée au profil-type n* 5 de 1863 n affectait plus, cette fois, que la partie dudit profil comprenant la banquette sous l'eau et le talus de 2 pour 1 audessus, jusqu'à la banquette supérieure de 3 mètres; elle consistait simplement à substituer à cette partie du profil un talus à l'inclinaison d'environ 4 pour 1 se raccordant avec la banquette de 3 mètres par un talus à 45°; ce talus à 45* devait d'ailleurs être protégé par un revêtement en enrochements à pierres perdues de 1 mètre d'épaisseur, lequel, s'il venait plus tard à être affouillé serait rechargé au fur et à mesure des besoins 1 .

Dans le courant de juin 1869, par suite de l'incertitude qui continuait à régner au sujet du régime des eaux qui s'établirait dans le canal entre la mer Rouge et les lacs Amers, la question se posa de savoir si, avant l'ouverture du canal à la navigation, il ne conviendrait pas de profiter

1. Ce revêtement en enrochements pouvait d'ailleurs être exécuté immédiatement sur la rive Afrique où existait un très important approvisionnement de pierres provenant des déblais rocheux de la tranchée.

Si

de ce que la partie du canal comprise entre la Quarantaine

et les lacs Amers s'exécutait à sec pour y revêtir les berges

d'empierrements sur les points où cela serait jugé nécessaire.

Or, sur cette partie du canal, la situation des choses était,

en fait, la suivante :

Cette partie de canal, sous le rapport du profil d'exécution, se partageait en trois sections bien distinctes, savoir :

1° La plaine de Suez proprement dite, où avait été exécuté le profil à grande largeur et où le talus à la ligne d'eau était à pente assez douce pour ne pas nécessiter de défense, au moins immédiate, en enrochements;

2° La tranchée du seuil de Chalouf où l'on avait reconnu déjà que le talus des berges baigné par les eaux avait, en effet, besoin d'être protégé par des enrochements et où, en conséquence, se trouvait *en voie d'exécution une défense qui devait s'étendre sur une longueur de 10.736 mètres, côté Afrique, et sur une longueur de 5.268 mètres, côté Asie;

3° Enfin, la traversée du Petit lac, déjà en eau, et où le profil ne comportait pas d'enrochements.

11 fut donc décidé qu'il n'y avait pas autre chose à faire que de poursuivre le plus activement possible les travaux d'enrochements en cours d'exécution dans le seuil de Chalouf.

Courbe de sortie et arrière-bassin de Suez. — Le profil qui a été définitivement adopté (1 er juillet 1868) pour la courbe de sortie et l'arrière-bassin de Suez, sur une longueur d'environ 4.100 mètres, est du type du profil à grande largeur, mais avec la risberme horizontale établie à une plus grande profondeur et avec le talus intérieur des digues latérales défendu par des enrochements (Voir planche XVII).

Le canal n'a été endigué sur la rive Asie que jusqu'à son débouché dans la lagune, — environ vers le kilomètre 157 km ,4 — c'est-à-dire jusqu'au point où le sol naturel se trouvait à la cote de la laisse des hautes mers. Sur la rive Afrique, l'eudiguement a été prolongé d'environ 1 kilomètre au-delà,

s'arrêtant ainsi vers le kilomètre 158 km 4, point qui marque l'extrémité du Canal proprement dit. A partir d'une centaine de mètres environ en deçà, la largeur au plafond allait en augmentant graduellement jusqu'à atteindre 80 mètres devant le terre- plein bordant au Nord-Ouest l'arrière-bassin du port, savoir : du côté Asie, maintien de la largeur de 11 mètres à partir de Taxe; du côté Afrique, largeur croissante de 11 mètres à 69 mètres.

Enrochements des berges a la ligne d'eau. — Indépendamment des enrochements de protection des berges du canal à la ligne d'eau que comportaient les profils spéciaux décrits ci-dessus (traversée du seuil de Chalouf et courbe de sortie de Suez), il a été exécuté encore de semblables enrochements sur diverses autres parties du canal.

Ces enrochements ont surtout été employés pour la protection de la berge Afrique du canal à la traversée des lacs Menzaleh et Ballah où se trouvait établie, à peu de distance de la ligne d'eau, la double conduite d'alimentation en eau douce de Port-Saïd et dont il importait par conséquent au plus haut point de prévenir les dégradations.

Les enrochements de protection des berges du canal ont présenté finalement les cubes suivants :

mètres cubes.

Entre Port-Saïd et le seuil d'El Guisr, rive Afrique 24.333

Dans le seuil d'El Guisr, rive Asie 656

Entre le lac Timsah et Toussoum, rive Afrique 400

Dans le seuil de Chalouf, rive Afrique 7.808

On ne doit rappeler ici que pour mémoire les enrochements de berges de la courbe de sortie de Suez, attendu que ces enrochements se trouvent compris dans l'ensemble des travaux du port de Suez décrits plus loin.

Enfin, il y a lieu de mentionner que des enrochements de protection ont été également exécutés pour la défense des berges du bassin de Port-Saïd sur une longueur développée de 1.292 mètres et que le eu be total en a été de 24.335 mètres cubes correspondant à un cube moyen de 2 m ,10 par mètre courant.

1 o ?i § - §"8 -g ,1 'SS.'SÎl, S £ „ S S ^ ï ^ S 3 33 «es

• p oE»*oE'0».ï~ • •• Cs *é» *

" t3 '§" ' a rt' c '3' OTS "° « *o "a .5-o*o £ .

«-■ mm m— mm mm mm wm — mm 1 M ^ mm — • | ^» « ■>« — « 1

«KB<aiacie««3a 'as «a « '«a«a<& 'c

opoopoopp o po p o o ç,

ft.ccua.OL.a.p-.cuP-i ou o-r eu o* ou ou —,

Ai

Page 1