PREMIÈRES ANNÉES D EXPLOITATION (4870 A
geuses du nouvel emprunt, n*ayant eu qu'un succès restreint pendant la durée de la souscription publique, la souscription continua de rester ouverte dans les bureaux de la Compagnie.
La portion de Temprunt déjà assurée h. la clôture de la souscription publique, bien que ne s'élevant qu'à environ 5 millions, permit pourtant à la Compagnie d'informer les porteurs d'obligations, pur un avis du 1" octobre 1871, que les coupons et les lots échus le 1" octobre 1870 seraient payés à partir du 25 octobre 1871. (Les coupons échus le 1*' avril 1870 et les lots échus jusqu'au 1" juillet avaient été payés à leur date.)
D'après une circulaire adressée aux correspondants do la Compagnie, la veille du jour fixé pour le paiement du premier coupon, en retard, la situation financière de la Compagnie était alors la suivante :
A l'aide des ressources acquises, mais dont la rentrée no devait pas être immédiate, l'Administration était assurée de pouvoir mettre en paiement dans le courant du premier trimestre de 1872 le coupon d'obligation échu en avril 1871 ainsi que les obligations sorties aux tirages de décembre 1870 et mars 1871. Pendant le même exercice 1872, la Compagnie aurait à payer les trois coupons d'octobre 1871 et d'avril et octobre 1872 et l'amortissement correspondant, déduction faite de la partie de cette dette éteinte par les souscriptions à l'emprunt des bons Irentenaires : cette dépense s'élèverait à environ 13 millions et paraissait devoir être couverte par les recettes ordinaires de l'exercice ^
1. lia recette seule du service du transit, en progression constamment croissante, s'était élevée, en septembre 1871, à 626.000 francs, en augmentation de 50 0/0 sur la recette du même mois de l'année précédente. L'évaluation d'une recette minimun de 13 millions en 1872 était donc très modérée. On en jugera, du reste, par les chiffres suivants.
Voici, en effet, quelles ont été les recettes réelles des deux exercices 1811 et
EMPRUNT DE 12 MILLIONS (bONS TRENTENAIRES) 11
Enfin, la Compagnie aurait, de plus, à pourvoir à ses frais généraux et d'entretien du canal, lesquels, se répartissant sur toute Tannée, seraient de môme certainement couverts par la continuation du placement des bons trentenaires, calculé sur la quantité qui en était journellement prise depuis la date de la clôture de la souscription publique.
Après avoir réalisé ce programme, après avoir placé 5 millions de bons trentenaires en plus de ce qui était déjà souscrit*, la Compagnie se trouverait avoir encore devers elle 10 millions de ces bons dont elle poursuivrait l'émission et qui lui constitueraient une valeur importante en portefeuille.
En tenant compte de l'augmentation croissante des recettes, r Administration regardait donc comme assuré d'une manière définitive, dès le commencement de 1872, le service régulier de l'intérêt et de l'amortissement des obligations. L'emprunt voté par l'Assemblée générale des actionnaires avait démontré la ferme volonté de la Compagnie de s'acquitter avant tout vis-à-vis des obligataires et d'employer toutes les ressources disponibles à les satisfaire.
Chacun avait supporté jusqu'alors la part des circonstances de force majeure qui avaient atteint la Compagnie
1812 (Les recettes du transit ont commencé à croître très rapidement à partir d'octobre 1871 où elles ont dépassé 1 million) :
Service Onancier (produits de placements de fonds). 85.540',68 462.71ti',61
Service du domaine (ventes et locations de terrains). 1.069.560,59 1.056.723,34
.Service du transit (recettes de toute nature) 9.250.457 ,61 16.592. 800 ,56
Service de rentretien(vente8de vieux matériel, etc.). 2.709.819,53 135.432 »
Service des eaux (ventes deau) 154.760 .09 77.351 ,95
Totaux 13.270. 138'. 50 18. .^5. 024'. 46
1. L'emprunt en bons trentenaires, ainsi qu'on l'a déjà fait remarquer dans les notes précédentes, a été finalement limité à 1*2 millions. M a été réalisé comme suit :
Montant réalisé à la fin de 1871 5. 412. 500
Montant réalisé du 1" janvier à la fin de février 1872 6.587.5(X)