‹ Le canal de SuezChapitre 120 sur 207 · PORT-SAÏD · texte numérisé non relu

PORT-SAÏD

CANAL MARITIMR

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Cap

NOMBRE

TOTAL

ÉTAT RECAPITULATIF DES TERRASSEMENTS ET DRAGAGES EXÉCUTÉS SUR LA PARTIE DU CANAL DS POHT-SaID AU LAC TIHSAH PENDANT l'aNNÉE 1863

Dragages. — En partie dans le port de Port-Saïd ; en presque m. cubée. totalité pour consolidation de la digue Afrique à la traversée du lac Menzaleh 558.294

Déblais à sec. — Pour Tamélioration de la rigole maritime sur la

portion du canal comprise entre le kilomètre 30 et El Ferdane.

Déblais au-dessus du niveau de la Méditerranée. 191.113 i

— au-dessous •— — . 351.683 ' 685.131 Extraction d*un banc gypseux 130 . 815 )

Cube total 1.244.025

Portion de canal à la traversée du seuilcTEl Guisr, {Entreprise Couvreux.) — Le représentant de Tentrepreneur arriva au Seuil, vers le milieu de décembre, avec une première escouade d'ouvriers. Il s'occupa tout d'abord à remettre en bon état toutes les maisons d'habitation qui avaient été mise à la disposition de Tentreprise par la Compagnie. Il se rendit ensuite à Port-Saïd où il avait à faire des préparatifs pour le déchargement de son matériel récemment expédié de France.

Portion de canal entre le seuil d'El Guisr et les lacs Amers. — Les travaux de creusement du canal maritime sur toute la partie comprise entre ielacTimsahetToussoumfurententreprisdèsle commencementdel863. Une portion des contingents était affectée à ces travaux qui s'exécutaient à sec. Le Canal était ouvert immédiatement à toute largeuret on comptait le creuser aussi profondément que possible.

L'alimentation en eau douce des ouvriers se faisait au moyen de rigoles ayant leur origine sur le canal d'eau douce, à Makfar. A diverses reprises, par suite de la baisse des eaux dans le canal, on eut la crainte de voir l'eau manquer complètement dans les rigoles.

En juin, la majeure partie du contingent de 14.000 hommes était concentrée sur les travaux qui continuèrent à recevoir une portion des contingents jusqu'en septembre. A celte date, tous les ouvriers ayant pu être reportés sur la branche de Suezdu canal d'eau douce, les travaux de Toussoum furent momentanément abandonnés.

ANNÉE 1863'i86i 299

La longueur totale de canal entamée était de 6.300 mètres. Le cube total de déblais exécutés jusqu'au moment de la cessation des travaux était de 2.150.000 mètres cubes.

Portion de canal entre les lacs Amers et Suez {Section de Chalouf). — Il avait été décidé qu'aussitôt après Tachèvementde la branche de Su.oz du canal d'eau douce, les contigents — saufune portion qui serait détournée pendant plusieurs mois pour l'exécution de tous les déblais que Ton pourrait faire à sec entre Ras-ei>Ech et El Ferdane pour l'ouverture du canal maritime à toute largeur — seraient afTectés au creusement da canal entre les lacs Amers et Suez.

Toutes dispositions furent prises dès le commencementde novembre pour permettre d'employer à ces travaux 10 à 12.000 hommes. Notamment, un campement important avait été établi à Chalouf, à la fois point central entre les lacs Amers et Suez, et point culminant du terr&in.

Afin de simplifier autant que possible la première mise en train des travaux, il y avait tout intérêt à ne pas trop s'éloigner du. canal d'eau douce, afin de faciliter ainsi le service de l'alimentation en eau douce fn même temps que le service des approvisionnements et des transports. On résolut, en conséquence d*instalier les premiers chantiers à partir de Chalouf en marchant vers les lacs Amers.

Les nuits étant devenues très humides et commençant à devenir «xtrêmement fraîches, et ia contrée où l'on allait travailler tout l'hiver étant complètement dépourvue de ces bouquets de broussailles qui avaient été jusqu'alors Tunique ressource des ouvriers pour leur ehauiïage dans les autres chantiers de Tlsthme, un marché fut passé avec des chameliers pour approvisionner les chantiers, pendant tout Thiver, de bois de chauffage qui devait être pris dans la forêt dite d'El Amback, sise sur le bord de la rive nord-est du grand lac Amer.

On devait faire des distributions de bois aux hommes comme on leur faisait des distributions de vivres, et l'on avait eu d'abord l'idée de faire ces distributions à raison de 29 kilogrammes de bois par groupe de 23 hommes et par jour. L'inspecteur des contingents, Ismaïl Bey, consulté, avait estimé qu'il serait préférable de mettre de suite à la disposition des hommes la totalité de l'approvisionnement du mois, afiu de leur permettre de s'en construire eux-mêmes des gourbis dont il garantissait la conservation ; que cette solution serait meilleure pour les ouvriers en même temps qu'elle serait certainement plus économique pour la Compagnie. Ce fut donc la solution adoptée et l'on activa «n conséquence les approvisionnements de bois.

Dès le milieu de décembre, une portion de contingents, d'environ 4.300 hommes, fut concentrée sur le seuil de Chalouf où les travaux furent de suite très vigoureusement entrepris.

300 HISTORIQUE DE l'eXÉCDTION DES TRAVAUX

CANAL D'EAU DOUCE

Canal principal, — Dans le courant des deux mois de juin et juillet» des ouvriers empruntés aux contingents mensuels furent employés à des curages du canal d'eau douce entre Gassassine et Ismaïliaetau creusement du canal de ceinture autour de la ville d'Ismaïlia.

En novembre, vu Fachèvement prochain de la branche de Suez, il était devenu plus important que jamais d'en assurer Talimentation. Or, Tun des obstacles à une alimentation convenable résidait dans les sinuosités nombreuses, les rétrécissements de section, les hauts fonds que présentait le canal de l'Ouady. On ne pouvait songer à entreprendre l'amélioration de ce canal dans tout son parcours à travers le domaine de rOuady, attendu qu'il serait nécessaire, le moment venu de donner une autre assiette au canal définitif. Mais il existait pourtant certains points tellement défectueux qu'il y avait urgence à y remédier. C'est ce qui fut fait. On exécuta notamment une rectification de 800 mètres en amont de Gassassine. En même temps sur le canal d'eau douce iui-mênne des rectifications furent faites à Maxama et à Rhamsès. Ces travaux, exécutés par des ouvriers des contingents, donnèrent lieu, ensemble, à un terrassement de 75.900 mètres cubes.

Branche de Suez. — Les travaux de la branche de Suez du canal d'eau douce, ainsi qu'il a été dit déjà, furent commencés en décembre 1862, aussitôt après l'achèvement de la tranchée du seuil d'EI Guisr. Ils furent entrepris d'abord, à partir de Néfiche,sur unepremièrelongueur de 20 kilomètres s'étendant jusqu'aux lacs Amers : un aqueduc dut être établi sous le canal à la traversée, en remblai, de la vallée de Gessen, pour maintenir l'écoulement vers le lac Timsah, des eaux de la vallée.

Il ne fut possible d'employer, sur cette première partie du canal, qu'une portion des contigents à cause de la difficulté de l'alimentation en eau douce des travailleurs qui se faisait par chameaux allant puiser l'eau dansle canal principal. Mais, sitôt cette première partie terminée et mise en eau, comme il serait possible alors, au moyen de rigoles latérales, de conduire l'eau arrivée au kilomètre 20 aussi loin qu'on le voudrait, on espérait pouvoir employer aux parties suivantes du canal la presque totalité des contingents mensuels.

La première partie de 20 kilomètres était terminée et mise en eau à la fin de février et l'on entreprit aussitôt, cette fois encore avec une portion réduite du contingent, une longueur à la suite d'environ 7 kilomètres, où le canal traversait en remblai une grande dépression de terrain située a l'angle N. 0. du grand lac Amer. On continuait à espérer de pouvoir consacrer ensuite aux travaux la presque totalité des contingents.

Des événements imprévus déjouèrent cette espérance.

Dans le courant d'avril, alors que toutes mesures étaient prises pour entreprendre les travaux sur une nouvelle longueur de 20 kilomètres, une rupture se produisit dans la levée du canal à la traversée de la vallée de Gesscn par suite de TafTaissement de torres glaiseuses dont cette levée était en partie formée. [Ces terres provenaient d'emprunts latéraux; elles avaient été fort dures à piocher et mises en œuvre sous forme de mottes laissant entre elles des interstices par lesquels Teau s'était introduite dans la masse et Tavait transformée en pdte fluante.] Par suite de cet accident, on avait dû reporter la majeure partie du contingent sur le canal maritime, à Toussoum, ne laissant à la branche de Suez du canal d'eau douce que le nombre d'hommes nécessaire pour rétablir la levée coupée et réparer les dégradations de talus produites par le courant rapide de Teau dans le canal.

Le mois suivant, au moment où tous les travailleurs se dirigeaient de nouveau vers l'extrémité de la partie du canal déjà construite, on eut une nouvelle rupture de levée, produite cette fois par une succession de forts vents de Khamsin : en un endroit où la levée était construite entièrement on sable, le vent en avait balayé la crête jusqu'au-dessous du niveau de l'eau, créant ainsi une brèche par laquelle les eaux avaient fait irruption, emportant avec elles une ct^rtaine longueur de la levée: force avait donc été, encore une fois, de reporter une notable partie du contingent sur le canal maritime, ne laissant au canal d'eau douce que 7.500 hommes, dont une partie employée aux réparations, l'autre partie, à prolonger le canal. Le faible contingent conservé permit d'achever la longueur de canal de 8 kilomètres en cours d'exécution depuis deux mois et d'arriver ainsi jusqu'au kilomètre Xt.

On avait pris le parti, d'ailleurs, afin d'éviter de nouveaux mécomptes semblables aux précédents, entraînant à des déplacements coûteux d'ouvriers, de continuer à n'affecter au canal d'eau douce qu'un tiers ♦•nviron des hommes des contingents mensuels jusqu'à ce que l'on fût sorti de la saison des Khamsins, et que Ton fût bien assuré de la solidité de toutes les levées et digues en remblai.

C'est ainsi, qu'en juin, la portion de contingent affectée aux travaux du canal ne fut que de 6.000 hommes.

Il devait en être de même en juillet; mais l'on éprouva pendant ce mois un nouveau mécompte par suite de la baisse des eaux dans le canal de l'Ouady : dès l'arrivée des hommes sur les chantiers, on dut en détourner le tiers vers le canal maritime à Toussoum; et bientôt l'eau continuant à baisser et menaçant de manquer tout-à-fait à l'extrémité de la portion de canal déjà exécutée, on dut faire refluer successivement les 4.000 hommes restants, avant l'achèvement de leur lâche, sur la première partie du canal où ils furent employés à des travaux de curage.

302 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAUX

Pendant la période des eaux basses, on construisit lepertuis à poutrelles établi à Torigine du canai pour y régler Tintroduclion de Teau. En août, et bien que Peau du IVil eût commencé à monter, la branche de Suez n*en étant pas encore alimentée, on ne put reprendre les travaux de prolongement.

Ce ne fut qu'à partir de septembre que les travaux furent vigoureusement repris pour être ensuite poussés avec une grande activité jusqu'à leur achèvement.

A la date du 25 octobre, Teau avait été mise dans une nouvelle portion de canal de 10 kilomètres de longueur etarrivaitjusqu'aukil.60. La rigole latérale était poussée sur 15 kilomètres plus loin et les hommes du contingent du mois, au nombre de 15.000, avaient entrepris le creusement du canal sur une longueur égale.

A la date du 24 novembre, le canal était à peu près terminé jusqu'au kil. 75 et les travaux étaient entrepris sur une nouvelle longueur de 10 kilomètres,cVst-à-dire jusqu'à 5 kilomètres de Suez. Il n'avait pas encore été possible» à la date indiquée, de mettre Teau dans la dernière partie de canal ouverte, et cela par ces deux motifs, à savoir : qu'il restait encore, dans la dite partie de canal, des portions de rocher à enlever; et que lepertuis en cours de construction au ki*!. 61, à Pavai du barrage en terre rései*vé au kil. 60 pour retenir les eaux, n'était pas encore sorti de ses fondations, '

[En creusant le canal au kil. 71,5 — point qui se trouvait à une faible distance en amont du campement de Chalouf — on avait rencontré, à un mètre au-dessous du sol, une masse rocheuse extrêmement dure s'étendant sur une soixantaine de mètres de longueur et dans laquelle on avait à creuser d'environ l'",50en moyenne. On eut donc affaireà un déblai de rocher d'environ 800 mètres cubes à enlever en un nombre très limité de jours et dans des conditions assez difficiles d'extraction. A la date du 5 décembre, la situation était la suivante : La petite lacune qui vient d'être indiquée était la seule existante ju«?(iu'au kil. 75; à partir de ce point jusqu'au kil. 78, il y avait un grand nombre de travailleurs; au delà, jusqu'au kil. 83, le canal était terminé, sauf sur quelques points, oii il ne restait, d'ailleurs, que peu de chose à faire; enfin, de nombreux travailleurs étaient accumulés à partir du kil. 83 jusqu'à l'extrémité du Canal, kil. 89.730.

On comptait que le canal serait complètement terminé jusqu'à 2 ou 3 kilomètres de dislance du Suez, pour le 10 ou le 12 décembre, et c'était à cette date que l'on se proposait de rompre le barrage du kil. 60 pour faire entrer Peau dans la dernière partie du canal, Farrêtant, toutefois, à une petite distance de Suez, par un nouveau barrage destiné à permettre l'achèvement des deux ou trois derniers kilomètres et qui ne serait détruit à son tour, que le jour de l'achèvement du canal. En raison des pertes d'eau considérables qui devaient

ANNÉE 1863-1864 30a

se prodaire par infiltrations et imbibitions, et de la réduction déjà notable de la source d'approvisionnement, on estimait qu*il faudrait plusieurs jours pour remplir le canal sur la dernière partie da sa longueur; et c'était pendant ce délai que Ton comptait achever le canal jusqu'à son extrémité.

I.e contingent employé au canal, pendant le mois de décembre, fut de 13.500 hommes.

[Dans les derniers temps, les ouvriers des contingents employés au canal soufTraient beaucoup, par suite des nuits devenues très fraîches, el on leur fît des distributions gratuites de bois de chaufTage.]

Le batardeau du kil. 60 fut enlevé le 12 décembre. Dès le lendemain, Feau avait dépassé les parties larges du canal des Pharaons, et se trouvait en face du campement d*Arsinoé, d'où elle arriva bientôt jusqu'au nouveau barrage établi au kil. 83,7. Aussitôt après l'introduction des eaux au-delà du kil. 60, on dut rétablir, sur ce point, un nouveau barrage pour permettre l'achèvement du pertuis à poutrelles du kil. 61.

Le 14, on enleva le barrage du kil. 83,7 pour faire arriver l'eau jusqu'au kil. 86,4, où l'on avait dû établir encore un barrage pour pernit*tlre d'achever l'enlèvement d'un banc de pierre rencontré un peu plus loin dans la tranchée. Ce barrage fut coupé à son tour, et l'eau arriva, le 20, jusqu'à un derni-er barrage établi au kil. 88,5 c'est-à-dire à un kilomètre seulement de Suez.

L'inauguration de l'arrivée do l'eau du Nil à Suez, eut lieu le 29 décembre, parla rupture de ce dernier barrage.

Ainsi qu'il a déjà été mentionné, la branche de Suez avait une longueur de 89.730 mètres. Environ 100.000 ouvriers avaient été employés aux travaux par contingents succossifs. Le cube total des terras.sements avait été d'environ 3.347.000 mètres cubes. La construction du canal, bien que ralentie pondant la période des eaux basses du Nil, n'avait pourtant duré que treize mois.

En attendant la construction, à l'extrémité du canal, à Suez, de l'écluse à sas destinée à mettre le canal en communication avec la mer, un déversoir à vannes avait dû Titre construit pour permettre l'écoulenient régulier à la mer, du trop-plein des eaux du canal. Malgré tous les efTorts déployés, il avait été impossible d'achever à temps la maçonnerie de cet ouvrage. Le matin mÔme du jour de l'inauguration, on construisit, en toute hâte, un barrage en terre autour de la ti^le amont. Aussitôt après la cérémonie de l'inauguration, les eaux ayant gonflé jusqu'à une hauteur de 2™, 50, derrière le barrage provisoire, celui-ci ne put résister et les eaux s'étant ouvert une issue se précipitèrent en cataracte à travers les pertuis dans le port de Suez. L'ouvrage résista parfaitement. Dès le lendemain, un nouveau barrage en terre fut établi pour permettre d'achever la construetion du

304 HISTORIQUE DE l'ëXÉCUTION DES TRAVAUX

•déversoir, laquelle fut effectivement terminée vers le milieu de janvier 4864. La rupture du barrage en terre avait été un événement heureux. Les eaux se trouvaient tendues dans le canal, à une hauteur inquiétante; beaucoup de portions de berges en remblai avaient subi des affaissements notables ; sur plusieurs points, on était sous le coup de menaces de ruptures. On se hâta de profiter de la baisse des eaux pour réparer toutes les berges avariées.

BATIMENTS ET ABBIS

Port-Saïd. — Maisons d'habitation et abris divers. — Les maisons d^habitation continuaient & manquer^ et Ton dut, pendant rannée, en construire de nouvelles.

Ateliers. — Des travaux complémentaires indispensables durent être exécutés dans les ateliers pour Tinstallation de chaudières et de machines à vapeur définitives.

En dehors des travaux ordinaires de réparations de tout le matériel en service, les ateliers furent principalement occupés, d'une part, à la transformation successive des anciennes dragues sur un type unique perfectionné au moyen de pièces de rechange provenant toutes de commandes faites en France ; d'autre part, à la construction de mahonnes et d'embarcations que réclamait le mouvement toujours croissant du port.

La Société des Forges et Chantiers et la maison Gouin installèrent leurs grands ateliers de montage des nouvelles dragues.

Campements divers. — Quelques constructions nouvelles furent érigées dans les campements de Ras-el-Ech, Rantara, El Ferdane et El Guisr.

ïsmailia. — Par décision du Président du commencement de mars, la nouvelle ville reçut le nom d'ismaïlia.

Au commencement de l'année, il restait encore beaucoup à faire avant de pouvoir y transporter la Direction générale des travaux et le Service central de l'entreprise.

La translation d'une partie du personnel des bureaux de Damiette commença à la fin de mars. Le directeur général des travaux s'installa personnellement à Ismaîlia, le 20 dudit mois, et occupa provisoirement le chalet du Président. L'insuffisance des logements avait obligé à laisser momentanément à Damiette une partie du personnel de la comptabilité générale. Le bâtiment dans lequel devaient être réunis tous les bureaux de la Direction générale des travaux était à peine commencé. Il n'existait d'ailleurs encore, dans la nouvelle ville, aucun des établissements d'intérêt général indispensables tels que l'hôpital, des caves, des magasins, un abattoir avec des étables, des fours, etc. La rapide construction de ces divers établissements fut sérieusement entravée par l'insuffisance des moyens de transport ; vers le milieu de l'année, surtout, où la navigation devint difficile à partir de mai, à la fois sur la rigole maritime et sur le canal d'eau douce, et où une grande quantité de chameaux étaient au bersim, les travaux subirent un ralentissement considérable. Néanmoins, & la fin de l'année, toutes les constructions nouvelles étaient, sinon achevées, du moins très avancées.

Tovssoum. — Plusieurs constructions nouvelles furent nécessaires, par suite du développement des travaux du seuil du Sérapéum.

Chalouf-el'Terraba. — Dans les derniers mois de l'année, un campement assez important fut établi à Chalouf en vue de la mise en train ~ alors prochaine et qui eut effectivement lieu en décembre — des travaux de déblais

4lu Seuil par les ouvriers des contingents égyptiens. Les installations couvraient une superficie de i.ilO mètres carrés.

TABLEAU R^^SUMÉ DE TOUTES LES CONSTRUCTIONS ÉAICéES DANS l' ISTHME ET AU MEZ

POUR BATIMENTS ET ABRIS A LA FIN DE i/aN.'«ÉB 1863

DÉSIGNATION

DES CBXTRBt DE POPl'LATIOM

Le Mex

Port-Saïd

Ras-el-Ech

Kantara

El Ferdane.

El Guinr

Ismailia. Chantier VI

Tonssoum ,

Génefle

Chalouf-el-Terraba

Suez ,

Rhamsès-Maxama

Campements accessoires

Totaux . . .

A la fin de 1862.

Augmentation en 1863.

Maisons d'habitation

m. carrés

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