‹ Le canal de SuezChapitre 131 sur 207 · AGENCE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

AGENCE SUPÉRIEURE

MODIFICATIONS A l'OROANISATION DR l'aXNÉE PHÉCÉDENTB

Le Service central comprend maintenant les trois seules subdivisions suivantes : secrétariat, comptabilité, caisse. La caisse d'Alexandrie a été réunie à la comptabilité.

Le service de santé et le service des cultes retournent à l'Agence supérieure.

1" février. — Nomination, auprès de la Direction générale des travaux, de M. Poilpré, précédemment chef de la comptabilité centrale (liquidation de l'entreprise), comme inspecteur des services administratifs.

29 février. — Nomination de M. Monteil, précédemment chef des travaux à la division des ateliers et du matériel, comme chef, par intérim, de la même division, en remplacement du précédent titulaire, M. Schmidt, démissionnaire.

7 mars. — Acceptation de la démission de M. Philigret, chef de la division de la marine, et suppression du service.

^octobre. — Licenciement de M. Angot, intendant général.

Marche des travaux et modes d'exécution

(année i864)

Les comptes rendus ci-dessus des travaux exécutés et des résultats obtenus pendant Tannée 1864-1865 donnant déjà, au sujet de ces travaux, des renseignements très détaillés, nous nous contenterons, en ce qui est des travaux exécutés à l'entreprise, de renvoyer, pour plu» amples détails, savoir : en ce qui concerne les entreprises Couvreux, Dussaud, Alton, aux chapitres du présent volume relatifs auxdites entreprises (voir plus loin); et, en ce qui concerne l'entreprise Borel. Lavalley et C**, au tome V, consacré entièrement à la description des importants travaux exécutés par cette entreprise.

Nous ajouterons d'ailleurs, aux renseignements généraux donnés par les comptes rendus sur la marche des travaux, les renseignements complémentaires suivants :

PORT DE PORT-SAÏD

Avant la prise de possession des chantiers par M. Aiton, dans le courant d'avril, la Compagnie avait continué en régie les dragages dans le port de Port-Saïd et sur la première partie du canal maritime.

Les dragages du port, exécutés dans le grand bassin, avaient eu pour principal objet l'ouverture d'un chenal direct entre l'entrée du port et le canal maritime, pour suppléer l'ancienne rigole de service établie, au début môme des travaux, suivant le contour du bassin. Cette communication directe entre le canal maritime et la rade, en même temps qu'elle facilitait très notablement les transports, ce qui était son véritable but, avait complètement transformé l'aspect du port. Lorsque, après une longue mais facile navigation, à partir d'ismaïlia, on arrivait à Port-Saïd, et que l'on apercevait, droit devant soi, les navires

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mouillés à l*abri de lllot, les mahonnes déchargeant à Tapponlement, les nombreuses embarcations sillonnant le chenal, on reconnaissait qu'il y avait là un véritable port déjà créé.

Au milieu de Tannée, le chenal d'accès du port entre la barre et le quai du magasin se trouvait n'avoir que peu de profondeur par suite des apports de sable qui s'y produisaient pendant la saison des eaux basses du Nil où le niveau de la mer domine celui du lac Menzaleh. Cette situation rendait les transports généraux très difficiles en mêine temps qu'elle créait des obstacles aux opérations de l'entreprem.'ur des jetées, M. Dussaud, à qui son marché avait assuré un chenal de profondeur suffisante jusqu'à ses chantiers. Pour y remédier, un marché spécial fut passé, le 28 juillet, par la Compagnie, avec M. Aitoa, pour le dragage immédiat du chenal en question, comprenant un cube de 10.000 mètres, les terres devant être employées à la continuation des remblais de Port-Saïd ; le prix convenu était de 2 fr. 90 le mètre cube, ce qui faisait revenir le travail spécial des remblais à 4 fr. 55 le mètre cube. Une drague fut constamment employée à ces travaux jusqu'à la fm de l'année.

CANAL MARITIME

Rigole maritime de Port-Sa'id an lac Timsah. — La navigation sur la rigole maritime fut assez bonne pendant toute l'année, bien que Ion continuât à avoir de temps en temps des ruptures de berges à la traversée des lacs Ballah. Ces ruptures, on le sait, étaient dues à ce que, sur cette partie du canal, les digues qui constituaient les berges étaient composées de terres contenant beaucoup de sel et reposant sur une couche de sulfate de chaux qui se dissolvait à la longue et finissait par provoquer des affaissements. Dos chantiers de travailleurs, échelonnés sur la ligne du canal pour renforcer les digues, se trouvaient toujours prêts à réparer le plus promptement possible les avaries. Une rupture de digue qui se produisit en octobre, à la traversée des lacs Ballah, arrêta pendant huit à dix jours les transports du matériel de ' M. Couvreux. i

Les ingénieurs veillaient avec une constante sollicitude au renforcement des digues et à leur bon entretien. Ces travaux entraînaient à d'assez fortes dépenses. Malgré tous les efforts, on n*avait pu encore, à la fin de l'année, par suite des moyens limités d'exécution dont on disposait, parvenir à se mettre complètement à l'abri, pour l'avenir, de toutes craintes de nouvelles ruptures.

CANAL D'EAU DOUCE

Les deux branches du canal d'eau douce n'exigeaient plus que des travaux d'entretien.

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