‹ Le canal de SuezChapitre 143 sur 207 · CANAL MARITIME DU LAC TIMSAH A SUEZ · texte numérisé non relu

CANAL MARITIME DU LAC TIMSAH A SUEZ

Section comprise entre le lac Timsah et les lacs Amers, — A partir de Toussoum, dans la direction des lacs Amers, le chenal creusé dans l'étage supérieur du seuil du Sérapéum et destiné à recevoir l'eau dérivée du canal d'eau douce était ouvert sur une longueur de 7 kilomètres. Il était en communication avec trois grands bassins artificiels situés sur ses bords.

Section entre les lacs Amers et Suez. — Dans cette section, il y avait à faire un travail préparatoire très important avant d'introduire l'eau dans le canal pour la mise en activité des dragues : c'était l'extraction du rocher de Chalouf.

Le tracé avait dû être maintenu à travers ce banc de rocher qui s'étendait sur une longueur de 300 mètres et allait en s'inclinant depuis la surface du terrain jusqu'au plafond du canal. Il s'agissait d'enlever sur ce point environ 90.000 mètres cubes de terres entourant le banc et 20.000 mètres cubes de rocher.

MM. Borel, Lavalley et O* avaient été chargés d'exécuter le travail en régie au compte de la Compagnie et ils avaient employé plus d'une année à préparer leurs moyens d'exécution. Les travaux, commencés en décembre 1865, marchaient — à la date de la réunion de TAssemblée — vers un prompt achèvement.

L'extraction du rocher primitivement reconnu fut terminée en novembre 1866; mais, en cours d'exécution des travaux, on avait constaté Texistence, en prolongement du banc, presque au niveau du plafond du canal, d'une plaquette de grès de 30 à 40 centimètres d'épaisseur s'étendant sur une longueur de 85 mètres. L'extraction de cette plaquette rocheuse exigea l'enlèvement d'environ 21.000 mètres cubes de terres et de 120 mètres cubes de pierres. Par suite de ce nouveau travail l'extraction du banc de rocher de Chalouf ne fut terminée en définitive qu'en avril 1867.

CANAL D'EAU DOUCE

La première partie du canal d'eau douce, du Caire à l'Ouady, que le Gouvernement égyptien était chargé de construire, n'avait pu encore être terminée, mais les travaux avaient fait de notables progrès pendant la dernière campagne.

Le cube total des terrassements de cette portion du canal était de 7 millions de mètres cubes sur lesquels, à la date de la dernière Assemblée générale, il avait été déjà exécuté

2 millions de mètres cubes. Depuis lors, une véritable armée d'ouvriers indigènes, environ 80.000 hommes, avait fait en un mois 3 millions de mètres cubes. Avec de pareils moyens d'action, les 2 millions de mètres cubes restants pourraient être rapidement exécutés.

Mais la difficulté était la construction de la prise d'eau du Caire, ouvrage d'art dont la fondation devait être établie à

3 mètres au-dessous du plus bas étiage du Nil.

362 HISTORIQLE DE L*EXÉCCTION DES TRAVAUX

L'année précédente, les travaux n'avaient pu être entrepris assez tôt pour qu'il fut possible d'achever les fondations avant le retour de la crue du Nil ; mais, celte année, on s'était mis de nouveau à l'œuvre dès le début de la période d'étiage et les travaux étaient maintenant assez avancés pour permettre d'espérer le très prochain et heureux achèvement du massif général de fondation de l'ouvrage d'art.

Pour raccorder le nouveau bief construit par le Gouvernement avec l'ancien bief du canal d'eau douce, la Compagnie avait à creuser elle-même un canal d'environ 22 kilomètres de longueur, d'Abascé à Gassassine. [La dépense de ce travail, à la charge de la Compagnie, avait été prévue par la sentence arbitrale et comprise dans la somme de 10 millions de francs stipulée pour prix de la cession du canal d'eau douce au gouvernement égyptien.] La portion de canal considérée comportait un cube total de déblais d'environ 879.000 mètres cubes. Elle avait été à peu près achevée par la Compagnie. 11 ne restait plus h. faire qu'environ 50.000 mètres cubes. [Le prix de ce dernier travail et du curage général du canal d'eau douce que le gouvernement s'était engagé à achever, pour le 15 septembre, au lieu et place de la Compagnie, était d'environ 700.000 francs, qui étaient à déduire du paiement des 10 millions.]

Organisation des services de la Direction générale des travaux pendant Tannée 1865^

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