PRIX PAR PASSAGER
ET PAP TOMXE DE UAncnA.NblSEB
Pour
les navires
en rade
Francs
Pour
les naTÎres à l'abri derrière la jetf'C
Francs
Pour
les navires
dans
le purt
Francs
0,îiO
(a) Les basrag'es en «>xcédenl seront asfiiniilo^ aux marchandises ordinaires.
{h) Si les pierr<>8, pour être imroer^ôes, doivent i^tre transportées à une certaine distance des poinU où peuvent aller les chalands, il sera alloué, en sus des prix indiqués, un franc par distance de ôO mètres.
(c) Pour les machines et pièces de machines dont le poids excédera 8 tonnes, les prix seront établis de gré à g^ré.
Les entrepreneurs s'engageaient, pour chaque navire, quelque fût le nombre des arrivages, à débarquer, le temps le permettant, 30 tonnes par jour ouTrable et par panneau. Pour le déchargement des bateaux à vapeur, ils devraient fournir le matériel et le personnel nécessaires pour recevoir les marchandises aussi promptement que le permettraient les moyens du bord.
La Compagnie concédait gratuitement aux entrepreneurs, pour un temps indéterminé, tout au moins pour la durée de leur entreprise, un certain terrain désigné, avec faculté d'élever sur ledit terrain les constructions nécessaires à leur logement et à celui de leur représentant et de leurs principaux employés, à leurs bureaux et au dépôt des menus appareils et ustensiles. La Compagnie se réservait le droit de reprendre possession du terrain, soit à l'expiration de l'entreprise, soit à une époque postérieure quelconque en prévenant une année d'avance, mais à charge de reprendre également aux entrepreneurs toutes les constructions existantes sur ledit terrain au prix qui en serait fixé à Tamiable ou à dire d'experts. Les entrepreneurs, de leur côté, se réservaient (gaiement le droit de restituer le terrain à la fin de leur entreprise et d'exiger alors la reprise par la Compagnie, dans les conditions cidessus indiquées, de toutes les constructions érigées sur ledit terrain. Si, avec Tassentiment de la Compagnie, ils conservaient le terrain après la fin de leur entreprise, ils perdraient pour l'avenir le droit d'exiger de .la Compagnie la reprise de leurs constructions.
En outre, et dans la mesure qui lui serait possible, la Compagnie mettrait à la disposition des entrepreneurs, dans le bassin de Port-Saïd, les emplacements nécessaires pour le remisage de leur matériel flottant. Le long des emplacements qui leur seraient désignés, et sous réserve d'une entente préalable avec la Compagnie, les entrepreneurs pourraient établir à leurs frais les cales de halage et chantiers de construction et d'entretien nécessaires à leur entreprise. Les terrains nécessaires leur seraient concédés au même titre et dans les mêmes conditions que le terrain spécifié à l'article précédent, pour la construction d'habitations pour leurs ouvriers.
Enfin, la Compagnie cédait à loyer aux^entrepreneurs, pour toute la durée de leur entreprise, moyennant un prix de location de 6.000 francs par an, le grand bâtiment dit « caserne des marins grecs ».
La Compagnie cédait aux entrepreneurs, qui acceptaient, tout le matériel qu'elle possédait à usage des déchargements. Cette cession était faite aux prix suivants : le matériel neuf, consistant en deux remorqueurs dits «navettes » et les vingt mahonnes construites par la maison Touchard et C'*, aux prix exacts de revient, sans frais généraux < ; le vieux matériel à des prix consentis à l'amiable ou fixés à dire d'experts. (Le vieux |matériel comprenait : 29 chalands pontés ou non pontés; 8 mahonnes; 8 canots; 2 grues à vapeur; 1 grue à chariot; 1 bigue; 18 ancres; 9 grappins et 13.900 kilogrammes de chaînes. 11 fut évalué à la somme de 110.000 francs.)
Les entrepreneurs seraient tenus de maintenir toujours en activité un matériel d'une valeur au moins égale à celle du matériel qui leur était cédé par la Compagnie.
La convention devait commencer à recevoir son exécution à partir du
1. Les deux remorqueurs dits Navelles^ destinés au remorquage des mahonnes dans la rade, étaient en fer, avec propulseurs à roues. Leurs dimensions étaient les suivantes : longueur à la flottaison, 21 mètres ; largeur, 4",10; creux sur quille, 2^,45 ; tirantd'eau en charge, 1",50. Le poids total du bateau était de 11. 100 kilogrammes.
Les mahonnes, construites en bois et doublées en zinc, avaient les dimen* sions suivantes: longueur, 16",25 ; largeur au fort, i^jôO ; creux sur quille, 1",90. Elles portaient un chargement de 50 tonnes.
374 HISTORIQUE DE l'eXÉCDTION DES TRAVAUX
16 octobre; elle serait valable pour une période de trois années; sa durée pourrait être prolongée de six mois en six mois au gré des parties.
[Jusqu'à la date de la mise à exécution de la convention, MM. Savon frères et G" Grent les déchargements en qualité de tâcherons de la Compagnie. — La convention fut prorogée à l'expiration de la première période de trois années.]
TRANSPORTS A l'iNTÉRIEUR
La Compagnie, dans les derniers mois de 1864, après la suppression de l'Intendance générale, n'avait plus à sa charge que le service des transports sur ses canaux.
L'installation d'entreprises de travaux sur la ligne du canal amenait dans risthme un grand nombre d'employés et d'ouvriers auxquels il importait de faciliter l'accès des chantiers ; d'autre part, la Compagnie, qui avait été obligée, pendant les premières années, de fournir à ses agents et ouvriers des vivres et tous objets nécessaires à la vie qu'elle tirait de ses magasins, désirant s'exonérer de ces charges, avait fait appel au commerce pour le déve ioppement de l'industrie libre dans l'Isthme, et il importait également, à ce point de vue, d'assurer des moyens de communication faciles entre les différents centres de population. La Compagnie résolut, en conséquence, d'établir des services réguliers pour le transport des voyageurs et des messageries, tant sur le canal maritime que sur le canal d'eau douce.
Un service régulier de chalands-coches (indépendamment des trains de chalands), desservant toutes les stations de l'Isthme, commença effectivement à fonctionner à partir du 1" janvier 1863 pour le transport des voyageurs et des marchandises sur les trois lignes partant d'Ismaîlia vers Zagazig, Port- Saïd et Suez.
On affecta à ce service mixte de voyageurs et de marchandises des chalands munis d'un rouf pouvant contenir environ 16 voyageurs. Ces chalands-coches, que balaient des mules relayées tous les 20 kilomètres, avaient une longueur de 12", 25 et une largeur de 2", 50; ils marchaient à la vitesse de 4 kilomètres à l'heure. La lenteur de leur marche empêcha la Compagnie de leur confier le service de la poste, fait jusqu'alors par des piétons sur les berges et à l'aide de dromadaires dans le désert.
Une première communication par eau se trouvait donc ouverte entre la Méditerranée et la mer Rouge.
Le Président de la Compagnie, par une lettre circulaire du 31 janvier porta le fait à la connaissance des présidents et membres des Chambres de commerce des principales villes de l'Europe et de l'Amérique, les invitant, en attendant l'ouverture du canal maritime à la grande navigation, à désigner des délégués chargés de se rendre en Egypte pour étudier avec la Compagnie € les moyens de tirer parti d'un batelage qui pouvait déjà effectuer des transports entre les deux mers sur une ligne d'eau continue, offrant au minimum une profondeur d'eau de 1",20 et une largeur de 15 mètres à la ligne d'eau ». Dans sa lettre, le Président donnait ce renseignement que, sur une grande barque portant 25 à 30 personnes et remorquée par un bateau à vapeur, il avait parcouru en vingt-quatre heures la distance entre les deux mers; il annonçait, d'ailleurs, qu'en vue de développer et d'améliorer le nouveau service de batelage, dont l'exploitation était encore rudimentaire, la Compagnie avait commandé 10 petits remorqueurs à vapeur.
Spécialement pour la ligne de Port-Saïd à Suez, un horaire fut publié indiquant pour chaque station de la ligne les heures de départ et d'arrivée ainsi ,que le prix de transport. Le voyage d'une mer à l'autre se faisait en deux jours ^
1 . Les stations desservies sur la ligne de Port-Saïd à Suez étaient les suivantes :
ANNÉE 186U-i866
Les écluses d' Ismaïlia et Técluse de Suez n'ayant été achevées qu'à la fin de la première quinzaine d'août, il y eut nécessairement, jusqu'à cette date, transbordement au passage à Ismaïlia et arrêt des barques, à Suez, dans le canal d'eau douce, pour les opérations d'embarquement et de débarquement.
La nécessité de moyens de transport plus rapides se fit bientôt sentir par la grande impulsion imprimée aux travaux. Aussi, la Compagnie établit-elle à partir du 5 août sur les trois lignes d'ismallia à Port-Saïd, Zagazig et Suez, «n desservant toutes les stations intermédiaires, un nouveau service, dit express, pour le transport de la poste et des voyageurs de 1'* classe. Ce service se faisait à Taide de petites dahabiehs qui continuèrent, provisoirement, <l'être balées par des mules, à la vitesse de 8 kilomètres à l'heure.
Sur le canal maritime : Port-Saïd;
Kil. 14 : Ras-el-Ech ;
Kil. 20 (Relai)
Kil. 44 : Kantara ( — )
KiL 56 : Platriére. .. .( — ); Kil. 71 : El Guisr ;
Sur le canal d'eau douce : Kil. 78 : Ismaïlia ;
Kil 9 : Toussoum ; Kil. 14 : Sérapéum...(Relài);
Kil. 31 —
KiL 53 : Géneffé ( —
KiL 73 : Chalouf ( —
Kil. 90 : Suez.
L'horaire se résumait comme suit en ne mentionnant ici que les trois villes de Port-Saïd, Ismaïlia et Suez.