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COMMUNICATIONS ENTRE LES DIVERS CAMPEMENTS

Indépendamment des transports entre les grands centres d'approvisionnements et les trois campements principaux de la ligne, ces

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campements avaient encore, pour les transports d*approvisionneroents qu'il était utile de faire d'un point à un autre dans l'isthme même et pour tous les besoins du service, à communiquer entre eux ainsi qu'avec les diverses stations intermédiaires.

Voici quels étaient les voies et les modes de communication entre les diverses stations de la ligne du Canal :

Pour se rendre de Port-Saïd à Kantara ou à Toussoum, on pouvait suivre deux itinéraires : l'un par la région Ouest de la ligne du Canal, l'autre par la région Est.

Le premier itinéraire, principalement adopté pour les transports du personnel, était le suivant :

Navigation sur le lac Menzaleh, puisdans la partie inférieure du Bahr- Moêz (ancienne branche Tani tique du Nil) jusqu'à Sané (ruine de Tanis); pendant la saison des eaux basses du fleuve, on avait à faire un transbordement en un point du Bahr-Moëz appelé El Menaïeh, où, chaque année, au moment de la baisse des eaux du Nil, un barrage était construit par les habitants, à la fois pour retenir l'eau doucedansles canaux et pour y empêcher l'introduction des eaux du lac; à partir de Sané, le reste du voyage se faisait à dos de dromadaire ou à cheval ; on allait camper à Salahieh et l'on suivait ensuite la route de Syrie jusqua Kantara ; le trajet total durait trois jours, dans un sens comme dans l'autre. Si l'on avait à se rendre directement à Toussoum, on n'avait pas besoin de passer par Kantara ; en quittant Salahieh, on prenait de suite la direction du Sud vers le lac Timsah, et l'on arrivait à Toussoum dans la même journée. Enfin, le même itinéraire était suivi pour se rendre directement de Damielte vers le centre deTisthme, Kantara ou Toussoum, en se dirigeant, dès le départ de Damiette vers Matarieb, puis, de là, vers le débouché du Bahr-Moëz.

Le second itinéraire, principalement adopté pour les transports de matériel et d'approvisionnements, était le suivant :

A partir de Port-Saïd, on longeait le littoral jusqu'aux bouches d'Oum Fareg que l'on traversait, la première sur un bac qui fut installé en octobre 1859, la seconde à gué ; on se dirigeait ensuite vers le sud en traversant de petites lagunes du lac Menzaleh où le sol avait dû être préalablement consolidé au moyen de broussailles et de terres rapportées ; on passait successivement près despuits de Bir-Burgoùlesanimaux pouvaient s'abreuver, par Abou-Eroug et Bir-Fawar, et Ton arrivait enfin à Cheik-Ennedek. Chemin faisant, on pouvait, par un léger détour vers l'Ouest, desservir Kantara. Le voyage se faisait à dos de chameau et le trajet total exigeait 28 heures de marche à vitesse de caravane.

Les communications entre Toussoum et Suez avaient lieu également à dos de chameau. L'itinéraire suivi contournait, du côté ouest, les lacs Amers et les lagunes de Suez. Chemain faisant, on pouvait, par un faible détour, desservir le campement des carrières de Gebel-Géneffé.

Pour les transporlsdu personnel, il y avait avantage, surtout en partant (le Gebel-GénefTé, au lieu de se rendre directement à Suez, à aller prendre le chemin de fer à la dernière station, distante de Suez d'environ 25 kilomètres.

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