DO 1*' LOT DE DRAGAOIS
Dkagubs du type r* 1. ^ {Constructeur Combe. Étude de la Compagnie.)
juin 1860 août —
juin 1860 novembre 1860
mars 1863 juillet 1862
Dragues retirées du service en novembre 1863.
Drao
UB8 DU TYPB N» 2. — [Constructeur h
\urn\chon.)
juillet 1860
novembre 1860
octobre 1861
en 1864
29 juillet 1864
id.
id.
janvier 1862
novembre 1863
août —
id.
décembre 1860
en 1864
12 septembre 1864
Db
lAgubs du ttpb n* 3. — [Construtew
Combe,)
juillet 1880
novembre 1860
octobre 1861
En avril 1864
id.
id.
id.
id.
octobre —
janvier 1861
octobre 1862
en 18C4
8 août 1864
Draoub Bordillon
aTril 1861
avril 1862
juillet 1862
^Refus de Tentre- \ preneur de pren- ) are livraison.
Draoubs rbstébs a l'Atat de coqubs
-tOetll.t aTrill861 |
Draoub construite pab la Compagmib
-12. ...| avril 1861 | en 1864 1 en 1864 1 en 1864 | 2 septembre 1864
Draqubs du typb n» 4. — {Constructeurs Evrard et O'.)
mars 1861
juin 1863
juillet 1863
En avril 1864
id.
août 1861
janvier 1862
en 1864
1" août —
id.
septembre 1861
id.
id.
id.
avril -
décembre —
id.
id.
29 juillet -
id.
id.
id.
id.
-18etl9.
mars —
avril 1862
mai —
En avril —
avril à juin 1861
id.
février et juin 1863
en 1863
id.
H2 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAUX
COMMANDE DE 2 GRUES A BIGUE, SYSTÈME COMBE (marché du 8 FEVRIER 1862)
Dans une conférence tenue à Port-Saïd le 22 novembre 1861, eu présence du Président de la Compagnie, entre les ingénieurs de la Compagnie et Tenlrepreneur général des travaux pour Tétude de la question d'une meilleure utilisation des dragues, il avait été unanimementdécidéyVU Tinsuccès rencontré jusqu'alors dans l'emploi des toiles sans fin adaptées aux dragues pour le transport des déblais de dragages, que Ton ne continuerait désormais les essais de ces toiles que sur dt^ux ou trois dragues seulement, et que Ton ferait marcher les autres dragues de la manière dont marchaient déjà un certain nombre d'entre elles, à l'aide de couloirs leur permettant, comme les toiles sans iio, de déverser directement les déblais sur berge; mais, en même temps, la double nécessité avait été signalée, d'une part, de commander le plus tôt possible un grand nombre de barques à clapets, de différentes formes à étudier, pour conduire les déblais, suivant que cela serait possible, soit à la mer, soit dans les parties profondes du lac Menzaleh; d'autre part, d'étudier parallèlement le moyen de se débarrasser des déblais sur les points où les barquos à clapets n'auraient aucune issue, soit par des grues élévatoires, soit par tout autre moyen,
A cette occasion, l'entrepreneur général avait exprimé le désir d'être autorisé à faire immédiatement la commande de 12 à 24 grues, système Couvreux, dont il garantissait d'avance le succès. Il ?antait également les grues à bigue système Combe <. Les ingénieurs delà Compagnie firent observer qu'il serait imprudent d'acheter de suite un grand nombre de machines qui, malgré leur bon fonctionnement, soidisant constaté dans plusieurs chantiers de terrassements, malgré leur réputation plus ou moins justifiée, pourraient parfaitement, par suite des conditions différentes de fonctionnement auxquelles elles seraient soumises, ne pas convenir pour les travaux du canal ; mais, en même temps, ils reconnaissaient l'utilité de se procurer de suite une grue de chaque système afin de les expérimenter sur le canal, faisant remarquer d'ailleurs, qu'en cas d'insuccès de l'emploi de ces grues au point de vue des déblais du canal, elles pourraient toujours être utilisées sur les chantiers.
1. Dans l'un et dans Tautre système de grue, le soulèvement de la charge était obtenu de la même manière ; mais il en était autrement en ce qui était du déplacement horizontal de la charge : dans la grue Couvreux, ce déplacement s'obtenait par la rotation de la grue entière ; dans la grue Combe, le principe paraissait avoir été de réduire au minimum le poids inutilement déplacé, et le déplacement était limité à la charge elle-même et à son support direct.
AvaDt la conférence dont il vient d'être parlé, l'entrepreneur général, dans une lettre du commencement d'octobre adressée au Président de la Compagnie où il reconnaissait <c que les longues et nombreuses «zpériences faites jusqu'alors sur les toiles de transport adaptées aux dragues n'avaient pas encore réussi », avait, en attendant, et vu la nécessité d'avoir, avant le 15 mai, 12 dragues au moins en fonctionnement, proposé le système suivant qu'il disait garantir :
On monterait 12 dragues déversant les déblais dans des caisses placées sur des bateaux ; une grue à vapeur, avançant en même temps que les remblais, opérerait l'enlèvement et le déchargement des 4;aisses.
Et, pour obtenir ces résultats, il suffirait, disait-il, de commander, savoir : 12 grues à vapeur roulant sur rails de 37 kilogrammes, avec bîgue pour enlever des caisses de 2 mètres cubes à 2°><^,30; 2 grues à vapeur placées sur des bateaux ; 40 chalands en ià\e contenant chacun 6 caisses et 240 caisses en bois ou en fer cubant chacune 2 mètres -cubes.
La Compagnie estima que le nouveau système proposé ne présentait pas encore de garanties complètes; qu'il semblait notamment à craindre qu'où ne pût faire avancer régulièrement la grue sur les remblais fraîchement versés. En conséquence elle n'autorisa la commande que de 2 grues roulant sur des rails et ayant la force nécessaire pour enlever des caisses d'une capacité de 2 mètres cubes et demi, de 4 bateaux en tôle pouvant contenir chacun 6 caisses, et de 20 caisses en tôle ou en bois de 2 mètres cubes chacune.
L'entrepreneur général avait fait, dès le 3 octobre, la commande à M. Combe, par une simple lettre, de 2 grues à bigue, l'une montée sur chariot et devant être disposée à terre, l'autre montée sur bateau. A la suite de l'autorisation de la Compagnie, cette commande fut confirmée par un marché régulier du 8 février 1862 '.
1. Voir, pour les stipulations du marché de commande et pour la description des grues, aux AnnexeSy à la fin du volume.
Obssrvations. — Les 2 grues Combe furent montées à Port-Saïd, toutes 2 & terre, successivement en divers points du pourtour Ouest du grand bassin.
Le montage avait été commencé en juillet 1862, et les grues commencèrent à fonctionner en septembre. Dès le début de leur fonctionnement, elles furent constamment employées à l'exécution des remblais du terre-plein de la Tille : les terres, provenant des dragages, étaient amenées aux grues dans des caisses portées par des chalands, et ces caisses étaient enlevées par les grues, qui en versaient le contenu dans des -wagons. Le nombre des chalands et des caisses à déblai qui les desservaient fut malheureusement, pendant assez longtemps, tout à fait insuffisant. Finalement, les grues ont rendu de réels services pour les remblais de Port-Saïd.
Antérieurement à l'installation des grues Combe, dans les premiers mois de 1861, une grue avait été installée sur la berge du fond du bassin de l'Arsenal pour contribuer à l'exécution des remblais du terre-plein des ateliers. Ces