VI
Les prix des grues étaient fixés comme suit ;
Grue montée sur chariot 21 .900 fr
Grue montée sur bateau (Le bateau à la charge de l^entrepreneur général) 20 .900
Ensemble 42 . 800 fr.
Par suite de frais accessoires, le prix total de revient des deux grues, non compris les frais d^embarquement, de transport en Egypte et de débarquement, a été de 51.440 francs.
COMMANDE DE 20 GRANDES DRAGUES (marches des 24 ET 29 DECEMBRE 1862)
Dans une communication du courant d'août 1862 à TAdministration, l'entrepreneur général exposa que, pour couvrir ses frais généraux, il lui était nécessaire d'avoir en main le matériel nécessaire pour pouvoir, dans le courant de la campagne de 1863, effectuer de 5 à 6 millions de mètres cubes de dragages.
En conséquence, indépendamment du matériel accessoire des 24 petites dragues existantes sur les chantiers (matériel devant consister en 20 grues à vapeur, 100 chalands, 500 caisses à déblai) dont la commande avait déjà été autorisée le mois précédent, — voir ci-après à l'article concernant les commandes du matériel accessoire des petites dragues — l'entrepreneur général demandait l'autorisation de cornmander 20 nouvelles dragues avec leur matériel accessoire de grues à vapeur, chalands et caisses à déblai.
[Le directeur général des travaux, dans sa communication du mois précédent à l'Administration concernant la proposition de commande du matériel accessoire des petites dragues, avait proposé également de s'occuper de suite du projet d'une drague modèle et du marché qui pourrait être passé pour la fourniture d'un certain nombre de dragues conformes au nouveau type qui serait adopté. Il faisait remarquer que
remblais s'étaient faits uniquement jusqu'alors à l'aide de wagons sur voies de fer allant prendre le sable, soit à la plage, soit sur la berge de la rigole de pourtour du grand bassin sur laquelle les dragues déversaient directement les terres provenant du creusement de ladite rigole. L'installation de la grue permit à des dragues travaillant au creusement du bassin de l'Arsenal de fournir également des terres pour le remblai du terre-plein des ateliers. La grue commença à fonctionner vers le milieu de l'année 1861. Malheureusement, par suite de sa faiblesse, elle ne parvenait pas toujours — et cela au grand préjudice du rendement des dragues — à enlever, au fur et à mesure, tous les déblais qui lui étaient amenés. On avait aussi souvent à souifrir de rinsufiisance du nombre des chalands et des caisses à déblai.
Ton était alors en mesure de construire des dragues parfaitement appropriées au service que Ton devait en attendre, ajoutant que quelque fut le mode employé ultérieurement pour les dragages : régie directe ou marchés à prix ferme, le matériel nouveau rendrait toujours d'excellents services et faciliterait les marchés que la Compagnie poui^ rait passer, soit avec des tâcherons, soit avec des entrepreneurs de dragages. L'Administration avait accueilli favorablement la proposition en insistant seulement pour que, renonçant à un système d'économie qui serait préjudiciable à la marche des travaux, on construisît des dragues d'une puissance plutôt excessive qu'insufQsante et dont les oi^anes présenteraient une solidité à toute épreuve.]
En ce qui était de la demande de Tentrepreneur général, TAdministration décida qu'une commande de nouvelles dragues ne serait faite qu'à la suite d'un concours ouvert entre les constructeurs les plus expérimentés, sur un programmé faisant connaître les principales conditions à remplir par les dragues.
Conformément à cette décision, un programme fut arrêté par les ingénieurs de la Compagnie précisant la destination des nouvelles dragues, les conditions principales de leur emploi et de leur réception, et entrant, au sujet de la construction même, dans des détails dont la modification, si elle était nécessaire, était laissée à l'expérience des constructeurs; et ce programme fut envoyé à un certain nombre de maisons de constructions de France et de Hollande.
Des propositions de la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée et de la maison Ernest Gouin et C'«, chacune pour la fourniture de iO dragues, ayant été finalement adoptées, l'entrepreneur général passa avec ladite Société et avec la maison Gouin, aux dates respectives des 24 et 29 décembre 1862, des marchés de commande ivglant les conditions de ces fournitures*.
Les prix des dragues devaient être établis d'après des prix unitaires
\. Voir, pour les stipulations des marchés de commande et pour la description des deux types de dragues, aux Annexes, à la fm du volume.
Observations. — Le traité de régie intéressée du 29 février 1860, passé avec l'entrepreneur général, ayant été résilié d'un commun accord à la fin de février 1863, la Compagnie prit en main, en même temps que Tcxécution des travaux, la surveillance de 1 exécution des marchés en cours concernant les commandes de matériel.
Par lun des articles du marché qui fut passé environ un an plus tard fie 13 janvier 1864) avec un entrepreneur, M. Aiton, pour Texécution des travaux du !•' lot de dragaf?es (lot comprenant la partie de canal de Port-Saïd ■îu seuil d'EI Guisr), la Compagnie mettait gratuitement à la disposition de l'entrepreneur un certain matériel, parmi lequel les 20 dragues commandées à la Société des Forges et Chantiers et à la maison Gouin. Le marché en question fut à son tour résilié d'un commun accord, le 6 décembre 18(14.
U 12 du même mois de décembre, MM. Borel, Lavalley et G*' ayant été substitués à M. Aiton pour l'exécution des travaux du 1" lot de dragages, la
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fixés par les marchés de commandes. En fait, les prix de revient des dragues ont été, en chiffres ronds, les suivants :
Dragues des Forges et Chantiers, prix de chaque drague. 220.000 fr. Dragues Gouin — 200.000 —