MATÉRIEL ACCESSOIRE DES PETITES DRAGUES
Dans le courant de juillet 4862, le directeur général des travaux fit une proposition de commande d'un matériel accessoire des petites dragues qu'il justifiait comme suit' :
Les 24 petites dragues existantes en Egypte, dont plusieurs restaient encore à monter, devaient, disait-il, se trouver toutes, avant la fin de
Compagnie leur remit le soin de veiller, en son lieu et place, à l'exécution des deux marchés de commandes des dragues.
D'après les marchés de commandes, les livraisons de la Société des Forges et Chantiers devaient commencer le 24 juillet 1863 et être terminées à la date du 24 novembre suivant; celles de la maison Gouin, être faites à des dates échelonnées depuis le 14 août de la même année 1863 jusqu'au 14 décembre suivant. En fait, pour chacune des deux maisons, les livraisons des dragues ne commencèrent que vers le milieu de Tannée 1864 et ne furent terminées qu'à la fin de ladite année. Les dragues des Forges et Chantiers commencèrent à fonctionner dès le début de Tannée 1865. Quant aux dragues Gouin, qui avaient à subir diverses modifications, elles n'entrèrent en service qu*au commencement de Tannée suivante.
1. A la date de la proposition du directeur général des travaux, la situation des petites dragues était la suivante :
Sur les 24 dragues commandées par l'entrepreneur général, dont 2 en mars 1859, 10 en octobre de la même année et 12 en février 1860, il n*y en avait encore que 15 en activité. Les 9 autres dragues étaient encore & Tétat de simples coques. Sur ces 9 dragues, 3 devaient être montées directement par
Vannée, en état de fooctionnerdans des conditions acceptables» sinon complètement satisfaisantes. Or, le système des toiles sans fin pour le transport des terres, sans être encore définitivement condamné, ne fonctionnait plus pourtant, — pour la continuation des essais, notamment pour l'expérimentation d'un nouveau type de toile, — que sur 2 ou 3 dragues. Il était donc indispensable de compléter toutes les autres dragues par la commande immédiate du matériel accessoire nécessaire pour le transport en cavalier sur les berges des produits des dragages. [On n'avait pas idée, alors, des excellents services que devaient rendre bientôt, pour le transport des terres de dragages, les couloirs progressivement allongés adaptés aux petites dragues.] Le matériel accessoire devait être prévu pour 30 dragues.
Le directeur général des travaux, d'accord avec l'entrepreneur général, demandait donc à l'Administration d'autoriser la commande, pour le service de 20 dragues, de 20 grues à vapeur, 100 chalands et 500 caisses à déblai.
Aucun entrepreneur sérieux ne s'étant encore présenté, offrant de se charger des dragages du canal avec son propre matériel, et le matériel proposé paraissant, en l'absence de tout autre système pratique meilleur, indispensable, la proposition de commande fut approuvée.
I. — COMMANDE DE 20 GRUES A VAPEUR (marchés OX8 14 AVRIL BT i" MAI 1863)
La question de la commande de 20 grues à vapeur donna lieu à une loQgue instruction à la suite de laquelle deux marchés, presque identiques dans leurs dispositions générales, furent passés par la Compagnie savoir :
Lan des marchés, à la date du 14 avril 1863 avec la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée, pour la fourniture de 10 grues;
la Compagnie ; les 6 autres faisaient partie de la fourniture Evrard qui avait fait Tobjet de la commande du 12 février 1S60.
Le matériel accessoire de quelques-unes des dragues employées aux dragages de Port-Saïd ne comprenait, dans les premiers mois de 1862, que 5 à 6 chalands pouvant contenir chacun 4 caisses et une trentaine de caisses d'ane contenance d'environ 2 mètres cubes. La mise à terre des déblais se faisait à l'aide de la grue installée sur la berge du bassin de TArsenal dont il a été parlé dans une note précédente.
Un peu plus tard, ce matériel, tout à fait insuffisant, fut complété par une quiDiaine de chalands capables de contenir 5 à 6 caisses et par un nombre correspondant de caisses plus robustes que les caisses primitives.
118 HISTORIQUE DE l'eXÉCLTION DES TRAVAUX
L'autre marché, à la date du 1«' mai suivant, avec la maison Ernest Gouin et C'% pour la fourniture de 10 grues*. Les prix des grues étaient fixés par les marchés comme suil :
Grues des Forges et Chantiers : prix de chaque grue. 29.500 fr.
(Ce prix a été augmenté plus tard de 1.000 fr.). Grues Gouin : prix de chaque grue 30.600 fr.
II. — COMMANDE DE 120 CHALANDS EN FER SUIVIE D'UNE COMMANDE SUPPLÉMENTAIRE DE 50 NOUVEAUX CHALANDS
(maHCHÉ du 1" SEPTEMBRE 1863 ET ACTES ADDITIONNELS DES 24 DÉCEMBRE 1863 ET 12 AVRIL 1864.)
On a VU ci-dessus queTAdministration, en juillet 1862, avaitapprouvé la proposition de commande d'un matériel accessoire des petites dragues comprenant, entre autres, la commande de 100 chalands en fer.
La commande du matériel accessoire avait été basée sur le nombre de 20 dragues à desservir. On avait estimé qu'il faudrait en moyenne
1. Voir, pour les principales stipulations des marchés de commandes et pour la description des grues, aux Annexes, k la fin du volume.
Observations. — D'après les marchés de commandes, les livraisons des grues à Port-Saïd devait être terminée» aux dates suivantes :
Pour les grues des Forges et Chantiers, îi la date du 14 octobre 1863;
Pour les grues Gouin, à la date du 30 novembre suivant.
Les grues ne commencèrent à arriver à Port-Saïd que dans les premiers mois de 1864.
Au commencement de juillet de ladite année, les 10 grues Gouin, dont 6 déjà montées, étaient à Port-Saïd, où le dernier navire porteur des élémenls desdites grues était arrivé le H juin ; 5 grues seulement des Forges et Chantiers, portant les n*»6 à 10, étaient arrivées le 18 avril.
Les essais d'une grue de chaque système furent faits dans le courant de juillet. La grue des Forges et Chantiers, remise, après ses essais, à Tentrepipneur du l*"" lot de dragages, M. Alton, ne commença à fonctionner qu'à partir du milieu de septembre.
Gi*ues de§ Forges et Chantiers. — Le retard exceptionnel de la fourniture des Forges et Chantiers avait été dû aux causes suivantes :
Les 5 premières grues (portant les n*» 1 à 5) de cette fourniture étaient parties de Marseille le 18 décembre 1863 sur un navire qui se perdit sur la côte de Hosette, vers le milieu du mois suivant.
En vertu d'un acte additionnel du 15 mars 18b4 au marché primitif, la Société des Forges et Chantiers eut à remplacer les 5 grues perdues.
Le navire chargé des nouvelles grues, parti de Marseille à la fin de sei>tembre, fit naufrage à son tour. La Société des Forges et Chantiers, par l'acte additionnel, avait été chargée des assurances. En faisant connaître à la Compagnie le nouveau désastre, elle rinforniait eu même temps qu'elle faisait procéder imutédiatement au remplacement des grues perdues.
La construction des nouvelles grues était donc en train lorsque la Compagnie, au commencement de janvier 1865, fit savoir à la Société des Forges et
5 chalands par dragae, et par conséquent, en totalité, 100 chalands. Mais, an moment de la commande, la nécessité ayant été reconnue, d'avoir un chaland supplémentaire ou de rechange, soit 6 chalands par drague, il fut décidé que la commande serait de 120 chalands.
Cette commande fut faite à MM. Ernest Gouin et C'« par un marché du l*'^ septembre 1863. Les chalands étaient prévus non pontés.
Plus tard, Futilité fut reconnue de ponter un tiers des chalands faisant Tobjet de la commande précédente, et un acte additionnel au marché du !«'' septembre fut passé en conséquence le 24 décembre i863 avec la maison Gouin.
Par Tune des dispositions du marché passé le i*^ Octobre 1863 avec M. Couvreux pour Texécution des travaux du canal à la traversée du seuil d'El-Guisr, la Compagnie devait mettre à la disposition de l'entrepreneur 45 chalands d'un tonnage de 30 à 50 tonnes pour lui permettre d'effectuer régulièrement ses transports de matériel et d'approvisionnements. 35 autres chalands furent jugés en outre nécessaires pour les besoins de la Compagnie.
En conséquence, un 2* acte additionnel au marché du l'*' septembre 1863 fut passé, le 12 avril 1864, avec la maison Gouin pour
Chantiers que les nouveaux entrepreneurs du 1" lot de dragages, MM. Borel, Lavalley et C'*, à qui devait être remis gratuitement, en vertu de leur marché, le matériel accessoire des petites dragues commandé par la Compagnie, semblaient devoir renoncer à employer les grues roulantes et pivotantes pour l'exécution de leurs travaux, ou, du moins, désiraient en limiter remploi autant que possible. La Compagnie demandait en conséquence à la StDciété des Forges et Chantiers de lui faire connaître si elle serait disposée a résilier la dernière commande et quelle indemnité elle réclamerait pour cette résiliation en considération des travaux déjà faits.
Le montaiit de la commande était de 152.500 francs : Tindcmnité réclamée fut de 70.000 francs. Dans ces conditions, la Compa^'nie prit le parti de laisser poursuivre fexécution de la commande.
Les 5 nouvelles grues arrivèrent h Porl-Saïd au commencement de juillet 1863. â de ces grues ne furent pas montées. [Sur les réclamations de la Compagnie, la Société des Forges et Chantiers consentit à lui faire une remise de 2.550 francs pour chacune de ces 2 grues. La remise avait été calculée d'après le montant des déboursés de uiain-d'œuvre de montage des 3 autres grues.]
Grues Gouin. — Au commencement de juillet l^h5, ainsi qu'il est mentionné plus haut, 6 grues Gouin, complètement montées, se trouvaient avoir été livrées par les constructeurs h Port-Saïd. Le montage des 4 autres grues de la fourniture, dont les éléments se trouvaient également à Port-Saïd, avait été pruvisoirement ajourné.
Lun des articles du marché passé le 12 décembre li^€4, avec M.M. Horel, Lavailey et C", pour Texécution des travaux du 1" lot de draga^'cs, les mettait au lieu et place de la Compagnie pour la réception de la partie du matériel de dragages qui devait leur être livré — parmi lequel les 20 grues — et qui se trouvait encore en état de construction. Dès le 24 décembre, MM. Borel, Lavailey et C" invitèrent la maison iîouia à arrctcr tout travail
120 HISTORIQUE DE l'eXÉGUTION DES TRAVAUX
une fourniture supplémentaire de 50 chalands, dont 40 non pontés et 10 pontés, en tout conformes aux précédents et aux mêmes prix^ Les prix fixés pour ces diverses fournitures étaient les suivants :
Chalands pontés : prix de chaque chaland 6.200 fr.
Chalands non pontés : prix de chaque chaland. . . . 8.815 —
d'achèvement ou de modifications des grues, se réservant de lui faire connaître plus tard Tépoque à laquelle elle devrait le reprendre. Comme il est dit ci-dessuSf il restait 4 grues à monter. Le montage de ces grues se trouva ainsi indéfiniment ajourné. En présence de cet ajournement, la maison Gouin, dans les derniers jours de janvier 1866, réclama le paiement du solde de sa fourniture des 10 grues. La Compagnie reconnut que le retard qui se produisait dans la livraison définitive de ces grues n'était pas du fait des constructeurs ; et, par application de Tun des articles du marché de commande, le solde de leur fourniture, nonobstant le non-montage des 4 dernières grues, leur fut réglé. Ces 4 grues sont restées finalement à Tétat de non-montage.
Observations générales. — MM. Borel, Lavalley et C* s'étaient montrés, dès le début de leur entreprise, peu enclins à employer les grues comme mode d'enlèvement des terres de dragages ; en tout cas, ils estimaient ne pouvoir utiliser les grues livrées par la Compagnie qu'après y avoir introduit certaines modifications jugées par eux indispensables. Lorsqu'ils eurent pris possession du matériel et des chantiers (20 avril 1865), ils firent travailler pendant plusieurs mois quelques-unes des grues des Forges et Chantiers et de la maison Gouin. Cette expérience leur ayant démontré que l'emploi de ces appareils était extrêmement coûteux, ils prirent le parti d'y renoncer d'une manière définitive. En conséquence, vers la fin de 1865, par application d'une des dispositions de leur marché, ils firent restitution de ce matériel à la Compagnie.
[Dans une communication du 21 septembre 1866 à la Société des Ingénieurs civils, M. Lavalley a fait connaître avec quelque développement, les motifs qui avaient décidé l'entreprise à renoncer à l'emploi des grues. — Voir, à ce sujet, au tome V, p. 110.]
1. Voir, pour les stipulations des marchés de commandes et la description des chalands, aux Annexes^ à la fin du volume.
Observations. — D'après les stipulations du marché du 1*' septembre et de l'acte additionnel du 24 décembre 1863, les délais de livraison des 120 chalands de la commande primitive étaient les suivants :
Les chalands devaient être rendus au Havre par livraisons de 40 chalands, pontés et non pontés, aux dates ci-après, savoir : le 1*' décembre 1863, le 1" janvier et le 1*' mars 1864. La durée de la traversée pour le transport en Egypte était évaluée à un mois. Enfin, les livraisons devaient se faire à Port- Saïd à raison de 10 chalands par semaine, la première livraison ayant lieu quinze jours après la mise à terre de tout le chargement du navire apportant les éléments des chalands.
£n fait, les expéditions au Havre ont bien commencé le 1*' décembre 1863, mais elles n'ont été terminées que le 1" avril au lieu du 1" mars 1864. Quant aux livraisons en Egypte, elles ont été faites en cinq fois, espacées du 10 août 1864 au 7 février 1865.
Les constructeurs justifièrent le retard de leurs expéditions au Havre par les longs retards que mirent à leur livrer les tôles les divers fournisseurs, auxquels ils avaient fait les commandes, et par les grandes quantités de tôle qu'ils avaient été obligés de refuser. En ce qui était du retard des livraisons
II y a lieu de signaler que, le 6 août 1864, une convention fut passée avec la maison Gouin pour une modification radicale à introduire, d'après la demande et suivant les indications de l'entrepreneur du 1*' lot de dragages (alors M. Aiton), dans le système de pont installé sur 40 des 120 chalands de la commande du l*'' septembre 1863, tel que ledit système avait été stipulé à Tacte additionnel du 24 décembre suivant. Le prix convenu pour ce travail supplémentaire a été de 500 francs par chaland, ce qui a porté définitivement le prix de revient des chalands pontés à 9.375 francs.
m. — COMMANDE DE 660 CAISSES A DÉBLAI
(marché du 1*' SEPTEMBRE 1863)
Ainsi qu'il a déjà été rappelé ci-dessus, TAdministration, en juillet 1862, avait approuvé la proposition de commande d'un matériel accessoire des petites dragues. Cette commande, indépendamment de 20 grues à vapeur et de 100 chalands en fer, comprenait 500 caisses à déblai.
La commande de ce matériel accessoire avait été basée sur le nombre de 20 dragues à desservir, et en admettant qu'il faudrait 5 chalands par drague et 5 caisses à déblai par chaland. Mais on a vu précédemment que Tutilité avait été reconnue d'avoir pour le service de chaque drague un chaland en plus comme rechange, en sorte que
à Port-Saïd, ils Texpliquaient par la difficulté que Ton éprouvait à trouver des navires pour le nouveau port et par les difficultés de la navigation qui rendaient plus longue qu'on ne l'avait prévue au marché la durée de lai traversée.
Daprès le 2* acte additionnel, les 50 chalands formant Tobjet de la commande supplémentaire devaient tous être rendus et embarqués au Havre pour lel-août 1864.
En fait, les expéditions au Havre, commencées le 10 mai, ont été terminées le 3 août, c'est-à-dire à peu près dans le délai prescrit quant à la date de l'arrivée; mais les livraisons en Egypte ont subi de très longs retards : elles ont été faites en quatre fois, échelonnées du S février au 28 septembre 1865.
Les 120 chalands de la première commande faisaient partie du matériel accessoire des petites dragues qui devait être remis gratuitement à MM. Borel, Lavalley et G'* en vertu du marché d'entreprise du 12 décembre 1864. La remise des chalands eut elTectivement lieu au fur et à mesure de leur achèvement. Ces chalands, on le sait, étaient destinés à desservir les 20 grues à vapeur remises éj^alement aux entrepreneurs. Mais on a vn par une note précédente que MM. Borel, Lavalley et C', après avoir essayé pendant quelques mois le mode de mise à terre des produits des dragages à Taide de grues, y avaient définitivement renoncé et avaient en conséquence restitué les grues à la Compagnie. Us employèrent dès lors les cbalands aux transports généraux de leur entreprise.
122 HISTORIQUE DE l'eXÉCUTION DES TRAVAGX
le nombre des chalands fut porlé à i20. L'utilité ayant été également reconnue d'avoir pour le service de chaque chaland une caisse à déblai en plus comme rechange, soit, en tout, 6 caisses par chaland, le nombre des caisses à commander fut porté à 660.
La commande de ces 660 caisses à déblai fut faite à MM. Frossard «t C*«, de Lyon, par un marché du 1«' septembre 1863 ^
Le prix des caisses, livrées à Port-Saïd, était de 395 francs par caisse.
1. Voir, pour les stipulations du marché de commande et la description des caisses à déblai, aux Annexes^ à la fin du volume.
Obsbrvations. — D'après les stipulations du marché de commande :
D'une part, les 660 caisses à dôblai devaient être embarquées à Marseille en trois lots de chacun 220 caisses, du 10 novembre au 10 décembre 1863;
D'autre part, les livraisons devaient être faites à Port-Saïd à raison de 120 caisses par semaine à partir du moment où tout le chargement du navire porteur des éléments de ces caisses aurait été rendu, par les soins de la Compagnie, à pied-d'œuvre.
En admettant une durée d un mois pour la traversée et un délai de quinze jours pour le déchargement à Port-Saïd et le transport à pied-d'ceu\Te. on voit que les livraisons des caisses à Port-Saïd devaient être terminées cinq semaines après le 25 janvier 18G4 (dernière date du transport à pied-d*œuvre; soit le 4 mars de ladite année.
En fait, les navires, au nombre de quatre, affrétés par les fournisseurs pour le transport des caisses n'ont quitté Marseille qu'à des dates échelonnées du 24 décembre 1863 au 3 février 1864, et les livraisons des caisses à Port-Saïd, commencées le 24 février, n'ont été terminées que le 18 avril.
Nous rappellerons que les livraisons à Port-Saïd des grues et des chalands, qui constituaient avec les caisses à déblai le matériel accessoire des petites dragues, avaient été beaucoup plus tardives. C'est ainsi que, sur les 20 grues, il n'y en avait encore, en juillet 1864, que 6 de montées à Port-Saïd; et, en ce qui était des chalands, on a vu que les livraisons à Port-Saïd ne commencèrent qu'à partir du 10 août 1864.
Sur les 660 caisses à déblai de la fourniture de MM. Frossard et C", 600 seulement ont fait partie du matériel remis à MM. Borel, Lavalley et C", en vertu d'une des dispositions du marché du 12 décembre 1864 les substituant au précédent entrepreneur. M. Aiton, pour Texéculion des travaux du 1" lot de dragages. Le marché passé précédemment avec M. Aiton (le 13 janvier 1864) ne mentionnait également que 600 caisses remises à cet entrepreneur. La Compagnie s'était réservé les 60 autres caisses pour ses propres besoins.
Ainsi que la remarque en a déjà été faite précédemment à l'article concernant les grues à vapeur, MM. Borel, Lavalley et G'", après avoir, pendant plusieurs mois de l'année 1863, fait fonelionner ces grues pour l'enlèvement des produits des dragages, ont renoncé défmitivement à l'emploi de ces appareils et les ont restitués à la Compagnie à la fin de ladite année. On a vu (railleurs, à l'article concernant les 120 chalands en fer, que, nonobstant l'abandon des grues, M.M Borel, Lavalley et C" ont conservé les chalands, qui leur ont servi à leurs transports généraux. Ils ont conservé également les caisses à déblai qu'ils ont trouvé à utiliser dans leurs travaux.