‹ Le canal de SuezChapitre 96 sur 207 · AGENCK SLPÉRIECRK · texte numérisé non relu

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MODIFICATIONS A I.'oiiGANISATIOX DE i/aXNKE PMKCKDKNrE

Le service central de l'Agence supérieure comprend les nouvelles subdivisions suivantes : économat, douane.

Le service de santé et le service des cultes sont rattachés à la Direction générale des travaux.

15 avrils 3 juin. — Nomination, à la résidence de Tci-el-Kébir, de M. le

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largeur, à la fois praticable dans tous les sens aux dragues et aux embarcations de transports, complètement et sûrement isolée dans la traversée des lacs Menzaieh et Ballah.

C'était au commencement de 1862 que les travaux du seuil d*EI Guisr, d'une longueur de 13 kilomètres, avaient été vigoureusement entrepris à Taide des ouvriers des contingents. Ces travaux s'étaient continués dès lors, sans interruption, avec un nombre moyen de 18.000 travailleurs. Dans les premiers jours de novembre, Teau de la Méditerranée coulait dans le lac Timsah, par un canal de 15 mètres de largeur et de 1",50 à 2 mètres de profondeur. Dix mois avaient donc suffi pour francbir cet obstacle, soidisant insurmontable, et pour démontrer combien les craintes exprimées au sujet de ce travail étaient chimériques. Le cube des déblais exécutés pour l'ouverture de cette première tranchée avait été de 4.350.000 mètres cubes» lequel représentait un peu plus de la moitié du cube total des terres à enlever à sec, pour rétablissement du canal dans toute sa largeur à travers le seuil d'El Guisr.

Après l'achèvement du canal de service dont il vient d'être parlé, les travailleurs avaient été répartis entre la dérivation du Canal d'eau douce, vers Suez, et la continuation du Canal maritime au-delà du lac Timsah. Cette répartition des forces avait été commandée par les conditions de l'alimentation d'eau douce qui ne permettaient pas, surtout pendant la première phase des travaux de la dérivation, d'y porter la totalité des contingents, ainsi qu'il eût él(î désirable de le faire, si Ton avait eu seulement en vue d'arriver à Suez dans le plus bref délai possible.

Dans la nouvelle portion entreprise du Canal maritime, entre ,1e lac Timsah et le plateau de Toussoum, le canal fut ouvert immédiatement sur toute sa largeur de 58 mètres, et creusé jusqu'à une profondeur de 2 mètres au-dessous du niveau de la Méditerranée. Le cube des déblais, déjà exécutés sur ce point, s'élevait à 1.600.000 mètres cubes.

Les eaux fournies par la rigole maritime venant de Port-Saïd, et par les déversoirs du Canal d*eau douce avaient rempli, jusqu'à une certaine hauteur, le lac Timsah. Mais, comme il y avait un très sérieux intérêt à se réserver la possibilité de faire à sec la majeure partie des déblais à effectuer, pour l'ouverture du Canal maritime à travers le seuil du Sérapéum, on ne fit plus entrer dans le lac que la quantité d'eau nécessaire pour compenser Tévaporation.

Afin de relier immédiatement le Canal d eau douce, qui aboutissait à Ismaïlia, avec la rigole maritime venant de Port-Saïd, on construisit, sur le bord du lac, un canal de service ayant un développement de 2.500 mètres. Ce canal, dont la dépense, peu importante, devait être promptement couverte par les économies qu'il ferait réaliser sur les transports, en permettant aux expéditions de Port-Saïd sur Ismaïlia, d'arriver à destination sans rompre charge, était d'ailleurs indispensable en vue de la prochaine exploitation des carrières de Gebel-Géneffé, pour la construction des jetées de Port-Saïd. Il était d'ailleurs destiné à supprimer toute solution de continuité dans la première voie de navigation qui devait être prochainement ouverte entre Port- Saïd et Suez.

Canal deaii douce, — La partie du canal d'eau douce ouverte depuis l'extrémité du canal de l'Ouady jusqu'au lac Timsah, sur une longueur de 35 kilomètres, avait été, on se le rappelle, livrée à la navigation sur tout son parcours, à la fin de janvier 1862. Au mois de décembre de la même année, aussitôt après l'achèvement de la tranchée du seuil d'El Guisr, on entreprit les travaux de la dérivation de Suez, ouverte sur une largeur de 8 mètres au plafond et de 19™,50 à la ligne d'eau, avec un tirant d'eau de 1",95, de manière à constituer une large voie de navigation pour les barques et les chalands.

On avait dit déjà les motifs qui avaient empêché de porter

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important de pilots en fer et accessoires qui s'étaient trouvés en excès lors de la construction du pont de Kafer-Zaïat sur le Nil.

Ilot en fer dam lea fonds de 5 mètres, — La construction de l'îlot en fer, dont Tutilité était signalée dans le rapport du Président à rAssemblée générale des actionnaires du i^' mai 1862, fut commencée dans le courant de mars de la dite année.

Jusqu'à la date du 17 avril, on avait travaillé presque exclusivement à l'enfoncement des pieux. A cette date, 117 pieux se trouvaient en place. Une violente tempête qui régna sur la rade les 18 et 19 avril occasionna de sérieuses avaries aux travaux: le tablier provisoire installé sur la tète des pieux, ainsi que tout le matériel qui se trouvait sur ce tablier, fut emporté par la mer; en outre, quelques pieux furent brisés et un grand nombre d'autres pieux Turent couchés sur le côté avec des inclinaisons atteignant jusqu'à 45 degrés. La réparation de cette sérieuse avarie fut entreprise aussitôt après la tempête, en ayant soin maintenant de consolider les pieux, à mesure de leur redressement, par la pose de leurs entretoises et des chapeaux en bois; en même temps que se poursuivait activement ce travail, des scaphan> driers retrouvaient au fond de l'eau la presque totalité du matériel disparu. La réparation de l'avarie fut terminée vers le milieu de juin. Aussitôt après, on avait repris le travail d'enfoncement des pieux, dont trente restaient encore à placer, en continuant d'avoir soin de placer au fur et à mesure les entretoises et les chapeaux. On eut à enlever H pieux qui, au commencement des travaux, avaient été enfoncés en dehors de l'alignement.

L'îlot était terminé, sauf la pose du tablier, le l*"" septembre.

On avait ajourné la pose du tablier définitif sur chacune des parties successives de l'îlot pour permettre la mise en œuvre des blocs d'enrochements destinés au remplissage de l'ouvrage : les longrines du tablier étaient seules posées ; les enrochements s'effectuaient au moyen de deux voies de fer parallèles établies sur les longrines. Tune desservie par une grue à vapeur, la seconde par une petite grue volante apportée d'Angleterre pour le montage des pièces de l'îlot : des diables ou wagons spéciaux desservaient les deux voies.

Le travail de remplissage en enrochements, commencé en juin, était complètement terminé, à son tour, à la fin d'octobre; il ne restait plus alors qu'à renforcer le talus du large par de nouveaux enrochements pour lui donner une inclinaison convenable et à le recouvrir de gros blocs.

L'abri que l'on avait voulu réaliser se trouvait donc créé ; et ainsi qu'on l'avait espéré, il rendit depuis lors les plus grands services.

Enrochements des jetées. — A la date du l*"" novembre, la situation, en ce qui était des enrochements des jetées, était la suivante :

mètrei enbes

Jetée Ouest (appontement et ilôt) 19.455

Jetée Est, comme à la fia de 1861 885

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