III. — Remblais de port-saïd
Les remblais du terre-plein de la ville continuèrent d'être faits, partie avec les produits des dragages, partie avec du sable pris sur la plage, une faible partie avec de la terre du lac.
Le cube total, à la fin de 1862, étiiit d'environ 200.000 mètres cubes.
Indépendamment des travaux de remblai des rues de la ville, le cube ci-dessus comprenait les terrassements suivants : le remblai du nouvel 4»mplacement de Talelier de chaudronnerie; le revêtement en soude et terre du lac du remblai du cimetière arabe et du chemin qui l'entourait; la construction d'une digue le long du canal maritime, rive Afrique, pour empêcher les eaux du lac d'entrer dans le canal, etc.
canal MARITIME
Partie du Canal de Port-Saïd à El Ferdane, — Les travaux d'ouverture de la rigole maritime à travers le seuil d'El Guisr marchèrent, dès le début de l'année et jusqu'à leur achèvement, en novembre, d'une manière très satisfaisante.
Mais, il ne suffisait pas d'ouvrir celte rigole, il fallait encore, en même temps, assurer sa future alimentation et, pour réaliser le programme arrêté depuis longtemps, créer sur la première partie du canal, de Port-Saïd à El Ferdane, une véritable rigole de navigation destinée à constituer, avec la rigole ouverte à travers le Seuil, la rigole maritime de Port-Saïd au lac Timsah.
Le programme des travaux à exécuter pour arriver à ce double résultat comprenait, savoir :
1° Indépendamment de la rigole de service de 4 mètres de largeur au plafond déjà existante, rive Asie, sur la partie de canal de Port- Saïd à El Ferdane, le creusement, rive Afrique, d'une rigole de 8 mètres de largeur au plafond et de l",r)0 de profondeur, et la confection, sur la même rive, à laide des terres draguées, d'un fort bourrelet continu pour isoler la rigole du lac Menzaleh ;
2® L'achèvement de la rigole de service, rive Asie, qui présentait •encore une lacune importante à son origine, et la confection, sur la même rive, d'un bourrelet de protection sur toute la longueur de ladite lacune *.
1. Par suite de Tétat encore imparfait de la rigole de service et de ruptures ^e digues qui s'y produisaient de temps en temps, amenant de grands abaissements du niveau de l'eau, la navigation fut très difficile sur la rigole pendant toute la période des eaux basses du lac Menzaleh.
Le premier travail auquel avait dû se livrer la Compagnie, avait été d'en- •digiicr le canal dans toute la traversée du lac Menzaleh pardes levées capables de résister aux lames du lac pendant les gros temps. Ce fut un travail très
Il iinportail de hâter le plus possible rexécution de ces travaux. On s'efforça donc de faire arriver le plus grand nombre possible de dragues sur les parties du canal qui étaient constamment sous l'eau. En môme temps, pour les parties qui découvraient et où» par conséquent, on pouvait travailler à sec, on prit le parti, faute d'un nombre suffisant d'ouvriers libres, d'affecter aux travaux une certaine portion des contingents mensuels.
A la fin d'août, la situation des deux rigoles, à la traversée du lac Menzaleh, sur une longueur de 15.405 mètres, était, en partant de Port-Saïd, la suivante ;