‹ Le Canal impérial: étude historique et descriptiveChapitre 1 sur 25 · KK · texte numérisé non relu

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Depuis trois siècles, de nombrenœ voyageurs ç^t

visité le Grcmd CcmQl, qu'ils nous représentent comme

une merveille de l'industrie humaine : missiownaires,

diplomates et commerçcmts ont utilisé cette voie et en

ont signalé les particularités remarquables. Il sem^

blerait donc qu'au point de vue de la description il

reste aujourd'hui peu à faire : aussi notre rôle consis^

terort^il surtout à résvmer les meilleurs documents

parus Jusqu'à ce jour, en y ajoutant qwelques détails

sur Vétat actuel de cette oeuvre grandiose.

Il n'en va pas ainsi de V étude historique du Yun* ho, Après les remarques trop brèves des anciens mis^

sionnaires (ij, Klaproth est, croyons-nous, le seul auteur européen qui, avec compétence^ ait fait connaitre le Canal impérial(2}. Mais sa relcUion vieillie, où les lacunes cU>ondent, renferme de nombreuses inexactitudes, bien qu'il professe avoir tiré ses documents d'ouvrages chinois. • Un misaionnairCj, qui a passé vingt ans de sa vie dcms une contrée traversée par le Canal, est naturellement plus à même d'en parler en connaissance de cause, 9Ui^t$ut si ses études et ses

(1) Mémoireê eoneemant les Chinoiê, T. II; BeniArqne sur un écrit de M' Paw; XCVI* et XCVII* reiiuurques. — T. YI ; Lettre du P. Amiot sur un écrit de M' Paw.

(3) Description du Onuid Canal de la Chine, extraite d'onvragi^ii chinois — Kla* proth. UHnoirn relatifs à VAmr. 111. 1828, pp. 312 à 331.

observations propres se complètent des renseignements réunis par d'autres Pères, qui évoiïigélisent comme lui cette Mission du Kiang-nan .

L'auteur, loin de Chang-hai et da/ns un milieu exclusivement chinois y saisit Vocca^ion de remercier ici deux de ses collègues , le P. Léopold Gain et le P. Henri Havret. Il doit au premier, depuis plusieurs années missionnaire dans la région qu'arrosait naguère le Fleuve Jaune, des in formations circonstoâiciées , qu'un témoin seul pouvait fournir. Le second a bien voulu revoir et mettre au point son travail, en le faisant profiter de certains documents européens sur la question.

Qua/nt aux cartes jointes à cette étude, la plupart, d'origine chinoise , sont la reproduction pure et simple de documents trouvés dans les Chroniques indigènes : elles représentent, à différentes époques, la section du Ca/nal impérial entre le Fleuve Bleu et l'ancien cours du Fleuve Jaune; c'est la pa/rtie la plus intéressante du Yun-ho.

Une carte d'ensemble divisée en trois parties permettra de suivre les Itinéraires : nous en devons les principaux traits à la ca/rte chinoise (A 48 fi ^ % H & ■) du P. Sta/nislas Chevalier.

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