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SOUS LES SOEL (Sgt-618)
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Voici comnient l'ouvrage T*ong*'hien jg 9| «Histoire générale», rapporte le fait.
La 4* Année Tchen{fH:he JE ^ (243 de Tère nouvelle), le roi de Wei Commanda de développer l'étendue des terres arables dans les provinces de Yang et de Yu ^ ^ j^\. Le premier ministre Teng Ngai fi ^ en conféra avec les conseillers de Tempire. Il leur dit : «Lorsque T'aUt^ou :j(cjjj|[ fondateur de la dynastie des Han^eut mis fin à la révolte des turbans jaunes ^ ifj. il s'occupa à rendre fertiles les campagnes, pour procurer au peuple une nourriture abondante. Maintenant les Trois Royaumes sont heureusement en paix ; il nous faut assainir leis campagnes situées au sud de la Hoai et les principautés de Tch^en et de Tsai ^ |||. Vingt mille ouvriers travailleront au nord du fleuve et trente mille au midi. Puis quand nos terres seront en bon état, une partie des hommes les cultiveront, et l'autre les défendra. Nos terres nous rapporteront du rix en abondance, nous pourrons couvrir les fVaifi de nos travaux et faire encore de bonnes réserves. Alors nous n'aurons plus rien à craindre du royaume de Ou,^ Le ministre de la guerre pj ,1^ trouva le projet excellent. Cette année même on mit la main à l'œuvre. Le« travaux terminés, le Kiang était de nouveau en communication avec la Hoat; on avait fertilisé les campagnes, on s'était prémuni contre les inondations et on s'était préparé, en cas de guerre, une voie facile pour se transporter chez l'ennemi {i).%
Mon géographe signale les modifications faites au Canal des transports durant la suite des siècles. 8es explications, jointes &UX doux tableaux suivants, font suffisamment connaître celles qui sont survenues sous la dynastie des Tsin qui mit fin aux Trois Royaumes.
Des cinq petites dynasties qui, après les Tsin, gouvernèrent «âccessivement l'empire, de 420 è 618, celle des Soet (f s'eirt rendue célèbre par ses travaux de canalisation. Souvent le Yurt'liang ho étant encombré par un trop grand nombre de barques qui montaient ou descendaient le courant, la circulation était très difficile surtout durant l'hiver. Wen H Bf ^ ^ voulut remédier à cet inconvénient. La 7" année de son règne (595), il occupa plus de cent mille ouvriers à creuser le Canal de Chan-yang ho \ji fj^ ^. Long de trois cents H sur une largeur de quarante pou j^, mesure de cinq pieds, il était à peu près parallèle au y'un ho auquel il aboutissait par ses extrémités. Au midi il s'ouvrait dans le Yun-yen ho près de I-ling ^ |^, bourg situé à soixante li nord-est de Koan^-hng. Il passait à Fan-tch'a f| ^ à San-iou H iSli autre bourg à 45 It est de Kao^yeou 'J^Bj^^ et allait se perdre
(1) Voir le Tong-Jcien-kien-yao jfe S S 9) Abrégé de Thistoire générale, à la dynastie des Han,
dans le Ché^yang hou. Cette nouvelle voie de navigation eut ses beaux gjours de succès, mais l'entretien de deux canaux était ruineux; elle n'existe plus aujourd'hui que par découpures et est pratiquée seulement par les barques des riverains. Yang ti J]^ ^, fils du précédent empereur, fut comme lui un zélé canalisateur. Il remit en très bon état le Yun ho, de sorte que les bateaux communiquaient facilement du Kiang à laifoat. C'est le but que s'étaient jusque là proposé les économistes.
Relier par une voie navigable les provinces centrales de l'empire à celles du nord, c'était déjà un résultat admirable. Mais ce n'était pas assez pour l'empereur Yang ti. Une inspiration de son génie lui révéla la possibilité de faire communiquer le fleuve Bleu à la mer par le sud-est, et son intrépide activité lui fit réaliser son projet.
L'exécution de cette partie du Canal impérial ne présenta par grandes difficultés, car le terrain est presque uni, la pente douce et l'eau ordinairement assez abondante; son entretien demande aussi moins de travaux et de dépenses que celui de la partie centrale où les inondations souvent détruisent tous les ouvrages précédents. La navigation y est aussi plus commode, car si parfois la barque est retardée par les ponts, elle n'a à passer ni écluses, ni rapides. Ce Canal fut réparé par plusieurs empereurs de la dynastie des Song (960-1280) et particulièrement par Hiao tsong $^ ^, qui en 1181 l'élargit et le creusa plus profondément. A. cette époque Hang^tcheou )^ ^ était devenue la capitale de l'empire. On y voyait affluer du fleuve Jaune et du fleuve Bleu les jonques mandarinales amenant les gouverneurs des provinces, pour rendre leurs hommages au fils du Ciel (1).
L'histoire du premier Canal impérial se termine sous la dynastie des Song vers l'an 1078. Il comptait déjà 1563 ans d'existence; son étendue de Ts'ing^ho hien à Hang^tcheou était de 1200
(1) .Sur cette section méridionalo du grand Canal, outre les récits des ambassades déjà citées, le lecteur pourra consulter dans Du Haldc. T. I. pp. 61, sqq, la ccRoute qae tinrent les Pères Bouvet, Fontaney, Gerbillon, Le Comte et Visdelou, depuis le port de 2sing-po (ÎÇ fflE/ jusqu'à Peking.» Les particularités les plus curieuses de ce Canal, sont d'une part, le barrage qui sépare la tête du Canal de la baie de Hang-tcheou ; de l'autre, le mode de communication avec certains canaux latéraux. Le P. Le Comte (Nouveaux Mémoires; Lettre i\ M. le Comte de Crécy) donne, accompagnée d'une gravure, la description de ce passage que le P. du Halde (T. I. p. 33) a ainsi résumée : «Les eaux d'un des canaux qui va de Chao-hing fou (Îq S/ ^ Ning-po fou (3Ç jjt) no se trouvant pas de niveau avec l'autre, on ne laisse pas de faire passer le bateau, en le guindant par le moyen de deux cabestans, sur la pointe d'un glacis de pierre, moHillé d'un peu d'eau, et en le laissant ensuite tomber et glisser par son propre poids dans le second Canal, où il est lancé durant quelque tems, comme un trait d'arbalêtre; et c'est pour faciliter ce passage que ces bateaux sont faits en forme de gondole, et ont une quille d'un bois fort dur, et capable de soutenir tout ce poids de la barque.j»
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sous LES TANO (762 ap. J.-C.)