‹ Le cancerChapitre 2 sur 18 · M. BORREL · texte numérisé non relu

M. BORREL

faveur de quelque cause à la contagion du cancer de la souris, probablement par quelque parasite que porte la souris elle-même. J’ai noté quelquefois la présence de demodex ou d’acariens, soit dans les glandes sébacées au voisinage de la tumeur, soit même dans le mamelon de la glande cancéreuse, et je compte, au cours de la présente année, étudier de plus près tous les ecto et endo-parasites de ces souris.

J’ai signalé voilà longtemps la présence de nématodes dans le tissu cellulaire sous-cutané, dans les glandes normales ou cancéreuses des souris, et mes constatations ont été récemment confirmées par un travail de Haaland fait à l’Imperial Cancer Fund, qui, lui aussi, à la suite des patientes observations qu’il a faites sur 300 souris cancéreuses ou non cancéreuses, semble bien attribuer un rôle à ces parasites dans l’étiologie des tumeurs de la souris. AvecM. Haaland lui-même, nous avons pu, tout récemment, trouver ces nématodes vivants sur les souris à tumeurs de notre élevage.

11 est remarquable de voir combien souvent, dans les cas de cancer de la souris étudiés au début et sur des coupes totales de la glande atteinte, on constate des réactions inflammatoires ou même des parasites encore présents au voisinage de la tumeur. A noter aussi la multiplicité des centres de la transformation cancéreuse qui peut intéresser des quartiers différents de la glande, et à noter aussi les cas nombreux de cancers multiples sur la même souris, à Taine, à l’aisselle, à la nuque : la démonstration d’une cause parasitaire à l’adéno-carcinome de la souris nous paraît bien près d’être faite : est-ce le démodex?est-cé le nématode? ou bien tous les deux.

Pour étendre et compléter les recherches étiologiques sur le cancer, nous avons songé à utiliser le riche matériel qui nous est offert par le voisinage de l’abbatoir hippophagique de Paris où, touslesjours sont sacrifiés 200 ou 250 chevaux. — 70 à 80.000 chevaux sont tués tous les ans. Grâce à la collaboration de M. Césari, inspecteur, et de M. Masson, préparateur à l’Institut, nous avons pu récolter des données intéressantes sur le cancer chez le cheval. D’abord mettre en évidence l’énorme proportion de cancers passés inaperçus du vivant et que l’on trouve à l’autopsie chez le cheval : cancers de la mamelle, du rein, du testicule, de l’intestin, des capsules surrénales, etc.

Voici les chiffres relevés par M. Césari dans ses inspections quotidiennes : 40.000 chevaux ont été examinés effectivement depuis 18 mois :

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