INTRODUCTION
Depuis le siècle dernier, on peut dire que les grandes maladies épidémiques ont à peu près disparu. Grâce aux découvertes de Pasreur et de ses élèves qui ont eu leurs appplications rapides et pratiques, les vaccins et les sérums d’une part, de l’autre, une organisation plus moderne de lhygiène mieux comprise semblent avoir délivré le monde de ces fléaux qui, jadis, décimaient les populations.
La variole, le choléra, la peste, etc..…., semblent en effet rayées de nos préoccupations. La lutte, hélas, n’est point terminée et actuellement trois maladies moins aiguës, mais aussi funestes, captivent, avec raison, les milieux scientifiques et médicaux.
La syphilis, déjà, semble régresser et les centres nombreux de prophylaxie enregistrent des succès, mais
la tuberculose accroït ses ravages, Malgré les efforts des | savants, des médecins, des pouvoirs publics, et du public lui-même, cette terrible maladie cause en France plus de huit pour cent des décès.
Cependant, syphilis et tuberculose, offrent aux chercheurs une base solide sur laquelle ils peuvent bâtir, l'agent de la maladie, tréponème ou bacille de Koch, est connu. On emploie même tous les jours,
pour le premier, des médicaments spécifiques avec de
LÀ
cu RAS
splendides résultats, et l’on peut espérer qu'un jour on découvrira le vrai remède de la tuberculose.
Mais un dernier fléau, le cancer, semble d'étude beaucoup moins avancée. Depuis longtemps, les théories succèdent aux théories, quant à son origine, sans que des expériences multipliées aient permis à des savants de valeur de trouver l’agent causal. Dans les milieux scientifiques, comme dans les milieux es moins intellectuels, dans les revues médicales comme dans les simples causeries des journaux, le problème du cancer est plus que jamais à l’ordre du jour. Tant à Rennes et à Brest, qu’au Havre, simple étudiant, nous avons été frappé. des cas nombreux observés pendant nos stages, et au terme de nos études médicales, il nous a paru utile de nous faire quelque opinion en étudiant les manifestations de cette maladie, dans une région et dans une ville que nous connaissions bien.
Mais ce travail supposait des observations portant sur plus de trente ans et n’était donc possible qu'avec un bureau d'hygiène sérieux, depuis longtemps bien organisé. Grâce à M. le docteur Loir, directeur de l’hygiène au Havre, depuis de nombreuses années, nous avons pu rassembler ces matériaux épars. Qu'il veuille bien, ici, agréer l'expression de notre vive gratitude pour tous les renseignements qu’il nous a fournis et sans lesquels notre étude serait demeurée incomplète.
Nous étudierons donc le cancer au Havre. On parle beaucoup de son augmentation. Elle semble certaine à première vue, mais il faut la démontrer. Comment
Le ses la Routes. sans recourir aux statistiques, et sans A TA nous rendre compte, d’abord, des causes d'erreur qui Does S'y glisser LR
Alors, à seulement, il AE sera possible, après un ide aperçu sur l'extérieur, d'étudier la propagation du cancer au Havre, depuis cinquante ans, et surtout, | sa ‘répartition selon les différents points de: la \rille: avai
… Quelques conclusions suivront cet exposé.