‹ Le Cancer au HavreChapitre 8 sur 18 · PRO ES · texte numérisé non relu

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selon les temps et selon les lieux. Ces objections disparaissent si l’on prend soin de n’étudier qu’une région bien limitée, une ville comme le Havre, par exemple, dont la population est de 165.076 habitants, et cela pendant une période relativement lcourte où les médecins et les chirurgiens auront peu changés.

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Il semble que nous ayons ainsi pour travailler toutes garanties. Ajoutons que les causes d'erreurs résidant surtout dans le défaut des déclarations, ce défaut existait autrefois, et existe encore dans la période que nous voulons étudier, comme il a été facile de nous en

rendre compte.

Ce n’est pas en effet le chiffre exact des maladies qui importe. Tous, ne sommes-nous pas persuadés que beaucoup de cancers passent inaperçus dans les statistiques ? C'était déjà l'opinion du docteur GuiLLor, chirurgien au Havre, en 1908, auquel une enquête démontra l'absence de déclaration pour plusieurs tumeurs malignes. Les chiffres que nous consultons sont de toute évidence des chiffres minima et leur intérêt n’est pas absolu. Malgré toutes les garanties dont nous avons voulu nous entourer, il est impossible de leur attribuer une grande valeur intrinsèque. Mais, que deux, trois, quatre statistiques concordent, alors l'intérêt qu’elles offrent ne peut être nié. Si un chiffre seul, pris au hasard ne donne aucun droit pour conclure, des pourcentages équivalents subissant les mêmes fluctuations sont vraiment dignes de retenir

notre attention ; l’analogie, voire la coïncidence, des

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