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Le pourcentage a, d’après ce tableau, augmenté sensiblement au cours de ces vingt ans. Nous remarquons en 1918 une diminution du taux des cancers, fluctuation due à une augmentation du nombre total des décès du fait de la grippe. En effet, la mortalité générale ayant considérablement augmenté cette année-là, il s'ensuit que la proportion des décès par cancer a diminué; alors qu’en réalité le nombre absolu de néoplasiques décédés en 1918 n’est aucunement inférieur à celui des autres années.
A. Lumière et P. Vigne prennent cependant bien soin de faire remarquer que l’accroissement de la proportion des décès par cancer, par rapport aux décès totaux, ne signifie pas que la maladie ait pris une extension plus grande. Cet accroissement n’est qu’apparent, car il ne tient qu’à une diminution progressive de la mortalité générale. Cette mortalité, qui était voisine de 20 pour 1.000 habitants vers 1906 est tombée à 16 pour 1.000 environ vers 1929.
L'étude de la variation réelle de la mortalité par cancer, considérée en elle-même pour 1.000 habitants, indépendamment de la mortalité totale, est beaucoup plus instructive. Voici la proportion de décès par cancer pour 1.000 habitants de 1906 à 1925.
1006 AR MN A 1,70,719160 7 eme 1,45 OUT RATE CU) À PA RS LE AN CR 1,45 TOR NES) 1:66 S LOÉB de 1,44 1009286 MS TPS LOTO ST ce 1,46 RETRO LES PAS a ÉD ST ne 1,53 LOU Een et HO PRE Te 1,41 TS nn Qi 1,5 1000 6 NES 1,53 UE RE EL BH NLNDS TRES 1,54 LOÉ SSER t 1,51 LORIE RER 1,52 LOI EEE TRUE 1,31; JDE Re 1,55
Ge tableau montre que la cancérose n’est pas devenue plus meurtrière au cours des vingt années sur lesquelles ont porté
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les recherches. Le taux de ses victimes a oscillé autour de 1,50 pour 1.000 habitants. Voici d’ailleurs les commentaires dont A. Lumière et P. Vigne font suivre leur étude :
On peut dire que le nombre des victimes du cancer à diminué, car, depuis la création à Lyon d’un Centre anticancéreux et depuis que l’attention des praticiens et du public a été attirée sur l'importance des thérapeutiques modernes, de nombreux néoplasiques des départements voisins affluent dans cette ville, souvent à une période avancée de leur mal, et fournissent aux statistiques de léthalité un complément anormal. Il faudrait donc, pour se rapprocher de la vérité, réduire assez sensiblement les chiffres indiqués pour les dernières années.
La régression appréciable de la cancérose dans notre ville, se confirme encore si nous mettons en parallèle nos constatations avec celles qui sont mentionnées dans une thèse présentée à Lyon, en 1892, par Fabre. D’après cet auteur la mortalité était : De 1,63 pour 1.000 habitants, de 1875 à 1879.
De 1,56 — — de 1880 à 1884.
De 1,60 . — — de 1885 à 1889.
Dans une autre thèse de Lyon (1911) Edmé Martin a montré que la morbidité cancéreuse à atteint, de 1905 à 1909, les proportions suivantes :
Année 1905, pour 1.000 habitants, 1,71
Pendant les cinq dernières années sur lesquelles notre travail à porté, le nombre global des décès par cancer dépassait annuellement 850. Or, bien que la population de la ville ne cesse d’augmenter, nous constatons pour les années suivantes, une diminution importante de la mortalité néoplasique qui se trouve réduite à 763 en 1927, 703 en 1928 et 701 en 1929.
Le recul de l’affection semble donc s'affirmer.