‹ Le Cancer Augmente-t-il, de Fréquence ?Chapitre 14 sur 28 · DIRE · texte numérisé non relu

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William Travis Howard a publié le taux de la mortalité par cancer à Baltimore. L'examen des statistiques prises depuis 1815 à Baltimore paraît mettre en évidence une très grande progression du chiffre de décès par cancer. Dans les quarante-cinq dernières années la mortalité par tumeurs, bénignes et malignes, a augmenté de 100 %. Pour le cancer seul, cette mortalité s’est accrue de 45 % depuis 1900. Et pour tout le siècle l’augmentation atteint 1.360 %.

L'auteur corrige immédiatement ces chiffres impressionnants par les réserves qui s'imposent : classement actuel dans le groupe « Cancer » d’affections autrefois indéterminées; plus grande précision du diagnostic; facteur mis en lumière par la constatation que les mêmes statistiques qui enregistrent un nombre croissant de décès dans la rubrique « Cancer » enregistrent une diminution proportionnelle des morts par sénilité ou cause inconnue.

D'autre part, si on analyse cette statistique, on a que la progression porte surtout sur les localisations suivantes : œsophage, estomac, intestin, foie, péritoine; organes d’exploration difficile et dont la pathologie cancéreuse était mal connue autrefois. Au contraire les chiffres ne montrent pour le sein et l’utérus qu’une augmentation insignifiante et même de 1910 à 1920 une diminution de la mortalité qui trouve son explication dans les progrès des méthodes chirurgicales et des traitements par agents radio-actifs.

La conclusion de Travis Howard est, qu’à Baltimore, le cancer n’augmente pas et que la mortalité par néoplasme sans variation en général, a nettement diminué pour les organes comme le sein et l’utérus.

Dans un article publié à Chicago en 1927, H. Gedeon Wells : exprime l'opinion que le cancer n’augmente pas.

Nous trouvons encore dans « The Lancet » (1924) un travail de V. Robert Dolbey et À. W. Mooro sur « La fréquence du cancer en Egypte ». Les conclusions des auteurs sont les suivantes

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