‹ Le Cancer Augmente-t-il, de Fréquence ?Chapitre 19 sur 28 · L'AIR ER · texte numérisé non relu

L'AIR ER

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Oise, et l’augmentation dans la Seine. La Seine possède en effet des centres de traitement qui sont de nature à augmenter cette mortalité par suite de l’hospitalisation de cancéreux venant des régions voisines.

Voici la statistique fournie par M. Henry Thierry, chef du Service municipal d'hygiène, se rapportant à la ville de Paris et indiquant la proportion cancéreuse pour chaque

année, de 1877 à 1926.

Années Proportions ST es dem ic essor 95 NET PSN RS TIErE 97 STORE en te 99 TSADE DES ÉRRRESEEe 94 LS SMART ns dames es one 97 AREA 98 SLR LE SOS RES 94 SSSR RUN Us 95 SSD re biens: 98 SR OR rc tel 100 MSC TM aueane electro 98 ILES) FOR MON LION S 99 LR SO ele dose 99 SOU ENS ele nrer ere 97 TOUR SR RSS EE 9S IL Vo RES SE OS 96 LÉ): Gocadoerettnannpe 99 TRUE SE RO OR 102 SORT nee 103 SOC roc 105 LOT “so boE nono ane 108 SOS re ae et eme 107 TES ESS ER En 105 OUEN ER en eee 104 OO MRMNMANP ER 109 Winnaërt.

Années Proportions TE to 6 Br Re 106 LOVE RE 2 she net 106 LOC EPS 107 MOOD NRA RER NET 114 LOU OR NO ME 113 OO Te Ne de ere int 1 LE OR RTE TE A TOR 111 LIVRE An en 109 OL OS RS ER nn 109 LOMME Re ee 112 RTE SRE T ER RTE IE 112 LOTS RSR Entente dre 111 IDÉES ones tb nd 110 OLD NME E E td 117 TOR EE Te TR 124 LORS MCE SRE 120 LOTS MERE ne 120 LOTO RENE Are Re pere 127 OP OR EE ire 128 IA Sao enie 129 IR re ro one nine con 123 JAP One Oo 000 128 ODA ele else 129 MODEM RE etre 131 MODO ETES ER ET ete 130

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Envisagée par périodes de dix années, la statistique de la mortalité néoplasique de la ville de Paris montre une progression continue et remarquablement régulière.

Nous devons cependant répéter à son sujet la réserve que nous avons formulée plus haut à propos des statistiques de Seine-et-Oise et Seine. Les hôpitaux, les cliniques et les centres de traitements de la capitale attirent de plus en plus

les cancéreux des régions avoisinantes.

La statistique sanitaire des villes de France, de 5.000 hab. et au-dessus, dressée d’après les bulletins mensuels fournis par les municipalités, nous a donné les chiffres et les proportions suivants de 1901 à 1913 :

. Population He Proportion Années ioiale Total des décès | Décès par cancer |Lour].000 habitants 1901 | 14.109.520 293 .377 | 12.619 0.89 1902 | 14.109.520 291.007 12.702 0.90 | 1903 14.109 .520 285.171 13.158 0.93 1904 14.109 .520 289 .524 197539 0.96 1905 14.109 .520 2917472 14.050 j\ 1606 14.277.759 295197 14.339 1 | 1907 | 14.277.759 302.463 14.384 1 1908 14.277.759 289.459 14.757 1.03 1909 1429770759 294 .280 14.907 1.04 1910 14:277.709 276 .733 15 .256 1#07 1911 15.212.982 306 .283 15.897 1.04 1512 0115212708 282.563 15 .979 1.05 IRON) 15.212 .829 284 .173 16 .429 1.08 |

Nous regrettons de ne pas avoir pu nous procurer les chifîres se rapportant à la période d’après-guerre. De 1901 à 1913 la fréquence absolue et la fréquence relative de la cancérose augmentent indubitablement, dans les villes françaises de 5.000

habitants et au-dessus. Dans quelle mesure les causes d’erreur que nous avons analysées sont-elles responsables de cet accroissement ? Le provoquent-elles à elles seules entièrement ? Il est bien difficile de répondre de façon précise à ces questions.

John Robertson signale qu’il se produit annuellement 1.200 décès par cancer à Birmingham. Ce taux a doublé Si on le compare avec celui d'il y a:50 ans.

W. Blair Bell a donné en 1928 le tableau comparatif suivant, sur la fréquence du cancer en Grande-Bretagne :

1916 1926 PODUIATION LOLAIRL..,7 0e see 36.480.000 39.007.000 Décès par toutes causes............. 508.217 453.804 DÉRRERDATICAACET see die native c ps 40.630 53.220

D’après ce tableau nous voyons qu’une personne sur douze mourait de tumeur maligne en 1916; et qu’une sur huit seulement mourait de cancer en 1926.

Nous relevons dans « The Registrar general’s statistical Review of England and Wales », une table donnant la mortalité annuelle par cancer pour un million d’habitants, en Angleterre et dans le Pays de Galles, reproduite par périodes de cinq années :

ROBERT UE. SUCMEISOIENE Er, 712 16D6-00M Se re AU LSOGEAOE NE 800 HSGIEO MAN. he ee 201 LOU ONCE A Er 867 ROBOTOME CE ns ee AOSMLOOGE LOMME RENE CNE 939 MOHETEE 7... AADAM OL E TOR ES Eee 0 1.055 1876-80 1.5, AOLNTOITO ORNE LES 1.182 1 ete FT AO MEEOOIIE DAS O2 IE 2DEN T EN ER 1.269 1586-2000... 632

Ainsi, en 75 ans, le nombre des cas de décès par néoplasie a quadruplé en Angleterre.

G.Roussy reproduit dans son livresur «le Cancer»un tableau

HHPnpr

comparatif de la mortalité par cancer du sein et de l’utérus en Angleterre et en Hollande, tableau dressé par Boudreau et Tomanek. Les taux mentionnés se rapportent à 10.000 hab.

Angleterre et Pays de Galles Hollande

Sein Uiér. Sein Utér.

HOT A A OR EE LS OS LIT TOR CRE AR RITES EU 1,972 4022 R 108 1:27 DÉC A RÉ 2,02 2,65 ! 1,08 1,40 LOVE UT: PNR UE 4,00 00 ED M TOMERT A TP RS Ron 2,02 2,46 1,12 1,32 LOL ROLE PES AR 2,11 247 APS TORRES DUO 2 ue PR CRE 2,13 2,66 1,10 1,30 LOTS RAT ST Nr à 07 02/06 ETS 304 LOL MERS TE ARE 00200 2 HDI RO At

Nous nous étonnons de trouver, à la suite de ce tableau qui montre bien l’augmentation de fréquence du cancer en Angleterre et en Hollande pour les organes considérés, le commentaire suivant de G. Roussÿ : « Ainsi le cancer, tout au moins dans ses localisations les plus fréquentes, semble demeurer stationnaire en Angleterre ». Car d’après ces chiffres, le cancer du sein a augmenté en Angleterre de plus du cinquième en neuf ans seulement; l’augmentation du chitfre des cancers utérins n'étant lui que du vingtième. Cette statistique est intéressante parce qu’elle se rapporte à des cas de cancers dits « cancers apparents » pour lesquels nombre d’auteurs affirment que la fréquence demeure stationnaire, en les opposant aux cancers internes dont le nombre seul serait en augmentation.

Les statistiques allemandes de mortalité cancéreuse donnent les chiffres suivants pour un million d'habitants :

TOUL IDE M ee Le LORS D TEE PRET NS Ne 776 1990-1900 NRC 662: FOUT RES 841

ST le

Niels Matzen a publié en 1927 la statistique du cancer relative à la Bavière :

LAS ERRER LE) EG HA AN ES RE ER ER 7.521 LHC SR REA AE RL OZ OR SR enr ee 7.627 EAU NES LAURE OPERA SERRE 7.901 LR RSS A LAS NE LP PES SR PE Ce oc à LISE NES RON Re EEE TE LORD ONE TR nn 8.055 1 tt RON AC NE 7.241

Nous notons en Bavière une progression très nette.

Eichenguen et Esser ont publié la statistique de l’Institut pathologique de l’hôpital Augusta, à Cologne, relative aux nombres de cas de cancer : 41 en 1921, 44 en 1922, 51 en 1923, 52 en 1924, 52 en 1925.

Les chiffres officiels de la mortalité par néoplasie en Allemagne sont les suivants : ;

ROUTE OO DIU T O2 2 EM RN EETe 57.502 PRIE ESS er A DIS TOR LOS Re 58.291 OO co uaier DRE LORS Re ce 60.664 D OR cer 02020 070 nes ee 63.564 LA ER EEE DO DD AL OZ GR RE nt ere 66.255

Ces trois statistiques allemandes (nous ne parlons pas de celle de Cologne) n’ont que la valeur très relative de sbatistiques municipales.

Herbert Junghanns, dans un article paru en 1929, rapporte que le Pr Schmorl a fait en 35 ans à l'institut anatomo-patho logique de Dresde 36.408 autopsies. Le Pr Schmorl a constaté une augmentation considérable des cas de cancer chez les hommes et une faible diminution chez les femmes.

Georg Wolff enregistre une augmentation en valeur absolue de la mortalité par la tuberculose, le cancer et le diabète. Le nombre des morts par néoformations malignes a considérablement augmenté au cours des vingt dernières années. Maiscette augmentation n’est qu’apparente si l’on tient compte de la répartition de l’âge dans la population de Berlin.

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Hermann Schamoni a publié en 1924 une étude statistique sur les épithéliomas et les sarcomes, d’où il ressort qu'après la guerre il y a eu augmentation du carcinome à des âges avancés, notamment des cancers de la peau, de la tête, du nez, de la lèvre, de la langue et des maxillaires chez des sujets âgés de plus de 80 ans. Les carcinomes de l’estomac étaient en 1923 deux fois plus fréquents qu’autrefois. Pendant la guerre il y eut augmentation de 0,7 %, atteignant même 1,4 % en 1917. |

En Ilalie, la statistique officielle de la mortalité néoplasique pour 100.000 habitants est la suivante :

LS Tr EN 13221 TOI TENTE TEE 68 TS Ne ere 419: LEUR RON AVES 68 LR CMS. Dee eee PA LE D EN TD 65,3 SOON LU ER 43: TALODOS NN AE ES 68,9 M CR Se 43: NL RE RES 68,6 A PMR NPR E GT: CNLO0D PER CARS 69,5 TOR Ne AIR 67, LOL NE ENRENERRS face TOLBS LC 66

De recherches faites sur l’épidémiologie du cancer en Islande et en Italie de juillet à octobre 1924 par LouisWestenra Sambon, il ressort que :

Le cancer a commencé à être signalé en Islande en 1896. En 1900, une statistique indique 3,66 cas pour 10.000 habitants, dont la moitié pour le tube digestif. Depuis cette date, les statistiques enregistrentune augmentation constante de la cancérose : 8,6 de 1911 à1915;9,5 de 1915 à 1920, toujours avec une grosse proportion de tumeurs malignes gastro-intestinales. Le rôle des insectes dans le développement du cancer paraît à l’auteur d’autant mieux établi que la syphilis accusée d’être une cause occasionnelle de la maladie est fort peu répandue en Isiande et que, d’autre part, l’alimentation des Islandais est pauvre en viande de porc, tomates, cresson,

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pain blanc, considérés par certains auteurs comme des éléments cancérigènes.

En Italie, on est frappé par l'inégalité de la distribution du cancer au point de vue géographique et topographique ainsi que par la présence constante de rats, souris, insectes, vers, dans les maisons où la maladie a été observée plusieurs fois de suite. L’auteur, au cours de ses investigations, a consulté les registres de l’état civil dans le district des vallées de Fessa et de Fiemone. Il a constaté que le cancer se comportait comme une maladie infectieuse, à fluctuations saisonnières, avec développement maximum en février et septembre, et ceci bien que les deux vallées en question soient habitées par des populations très dissemblables comme coutumes et comme manière de s’alimenter.

En Belgique, la communication de Mayer à l’Académie royale de médecine, montre que, de 1905 à 1909, il y a eu un pourcentage de 5,9 %. De 1921 à 1925 le pourcentage a été HERO FRS

En Hollande, Deelman a publié une étude statistique sur le cancer à Amsterdam de 1910 à 1923. En comparant les deux périodes de 1913 à 1917 et de 1918 à 1922, on enregistre une augmentation, de 9 % pour la mortalité néoplasique masculine, de 7 et demi % pour la mortalité néoplasique féminine. Voici les chiffres des décès par cancer pour 10.000 hab.

Années Hommes Femmes Annees Hommes Femmes LODOME7 7... HI TONTE STONES. EC 11,22 11,28 1911 ......... 1 AS PQ LE SN LOC 11,39 12,56 MORE. 12 RL A SPIONS ECTS 12,29 12,36 OMS A ee HO DRAP OT LOTO Ne 11,41 11,61 ONE eee TOR EL OS 20 11,26 12,99 HOTDER See. d'A ES DR PA EPS SEE ES SSRER Te 12,85 12,80

Deelman fait remarquer que les cancers du tube digestif ont augmenté dans les deux sexes d’une façon très sensible.

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Par contre, le nombre des cancers de la peau a varié suivant les années mais n’a pas augmenté. Ici peut jouer l’argument du diagnostic, plus souvent posé qu’autrefois, des cancers internes. |

À Amsterdam, le cancer de la langue est, chez les hommes, 6 fois 1 /2 plus fréquent que chez les femmes, et le cancer de l’œsophage est, chez les hommes, 5 fois 1 /2 plus fréquent, que chez les femmes. Par contre, le nombre de cancers de l’estomac dans les deux sexes ne diffère pas sensiblement. Une diminution de la mortalité — malgré les efforts thérapeutiques — n’a pas été constatée jusqu’à présent. En résumé la mortalité par cancer à Amsterdam montre une augmentation peu considérable.

De Vries a reproduit en 1927 la mortalité par carcinome du sein en Hollande de 1910 à 1998 :

LOTO EP RS ART OETE 297: NIET Er Sr et 368 LORIROS ET ER NEEUEES LOTO SERRE SERRE EE 379 LOIR SRE RAR 20D ALLO PE EE T Le ee 433 ROGERS ele bide ne Bi 1 ppece 1 PA RE Er ae 416 LOÉEESRSIRTN N ARRE SDL ELIDITRE TS CREER 473 TOI ER Eee HOLE LODEL RER TERRE 455 LOTO Rae DAT OL O2S ES RER ere 518

En Suisse, la mortalité par cancer de 1901 à 1920, dans les villes de plus de 10.000 habitants, est indiquée par les chiffres bruts et relatifs pour 10.000 habitants, suivants :

1901 T00p M RE 4.383 (11,2) 10061010 CS 4.893 (11,3) AOL LOIS ONE 5.704 (12,3) 1916-1920.......... 6.212 (12,8)

Nous relevons dans un travail fait par G. Jeanneney et paru en 1928 dans les Archives d'électricité médicale (Rédacteur en chef, G. Réchou), de Bordeaux, les très intéressantes considérations que voici

FEV RE

La Suisse est, après le Danemark, le pays d'Europe où la mortalité par cancer atteint le taux le plus élevé. Il était donc intéressant de chercher à se rendre compte sur place de la valeur de la documentation suisse sur le cancer. Le service fédéral d'hygiène publique est arrivé à obtenir des certificats de décès dont la valeur documentaire est indiscutahle. Tous les décès ou presque tous (98 % dans les montagnes, 100 % dans les villes) sont, en effet, contrôlés médicalement. La valeur des statistiques de mortalité est donc incontestable. Comme dans les autres nations, l'étude des statistiques de mortalité révèle une augmentation absolue de la mortalité par cancer : le taux global s'élève à 13 p. 10.000 en 1920, alors qu’il était de 10,9 en 1891, et tandis que la mortalité totale de 1875 à 1920 tombe de 240 à 140 p. 10.000.

Sans doute, il faut tenir compte, en Suisse comme ailleurs, dans cette progression du fléau, d’une part, d’une plus grande précision dans les diagnostics, d'autre part d’une augmentation relative de la longueur de la vie, si bien que l’augmentation réelle du taux de la mortalité cancéreuse est en vérité peu considérable.

À. Renaud a donné dans la « Revue médicale de la Suisse romande », en 1923, quelques renseignements statistiques sur le cancer en Suisse de 1901 à 1920. Il ressort des renseignements puisés par Renaud au bureau fédéral de statistique, qu’il y a eu en moyenne, en Suisse, pendant la dernière décade, 12,8 décès cancéreux par an pour 10.000 habitants. Cette moyenne, constamment progressive, a atteint 13,3 en 1920 La mortalité concéreuse représente les 8,9% de la mortalité générale (tuberculose : 13,3 %). Sur 5.000 décès annuels en Suisse par tumeurs malignes, 4.700 sont dus au carcinome et 300 au sarcome. Ces 5.000 cas se répartissent également entre les deux sexes, avec même une proportion légèrement plus forte pour le sexe masculin. Cette constatation est différente de celles qui résultent de l’examen des statistiques suisses précédentes et de celles de tous les autres pays où l’on note une prédominance des néoplasmes chez la femme. On peut expliquer cette tendance à l’égalisation par le fait que la femme

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est surtout atteinte de cancers externes : visage, sein, utérus, vagin, faciles à reconnaître, tandis qu’il y a chez l’homme une prédominance de cancers profonds dont le diagnostic a bénéficié des moyens scientifiques modernes. L'étude des statistiques montre que, si, pour certaines localisations : thyroïde, langue, pénis, utérus, vagin, vulve, le nombre des careinomes est stationnaire ou régressif, ilen est d’autres qui augmentent d’une manière considérable : tels sont les cancers viscéraux (poumon et surtout tube digestif) et les cancers du sein. Le nombre des cancers de l’ovaire est en progression, tandis que l’on constate l’état stationnaire ou même un fléchissement des cancers externes (utérus, vagin, vulve.)

Pour les raisons exposées par G. Jeanneney et que nous avons reproduites plus haut, la statistique de A. Renaud est probablement la statistique européenne la plus solidement basée, par conséquent la plus rapprochée de la réalité, dont nous puissions faire état pour apprécier les variations de fréquence du cancer.

Sändor Puder a signalé en 1927, la « progression terrifiante du cancer en Hongrie ».

Voici la statistique officielle de la mortalité cancéreuse sur 10.000 habitants en Hongrie :

1000 EEE D, 8 ALORS ER 7,3 ÉD SRE 6,17: 1024 DRE NS 7,2 TO SL LT NA EE A RE Re 7,5

En Espagne, mortalité néoplasique de 5 pour 10.000 habitants en 1900, et de 5,9 en 1920.

En Russie, Zvonitzky donne les chiffres suivants concernant Pétrograd pour 100.000 habitants :

RÉ RNR ee 16,5 LAINE LES SN AERONERE 85,3 TSH RSR 9952 LOUE MP SRE 105,4 TOOL NES EE CU LD 119

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ÉA9

À Moscou, le nombre des décès par cancer fut de 1.478 en 1911, et de 1.684 en 1924.

À Saratov, le taux de la mortalité cancéreuse pour 100.000 habitants fut de 542 en 1907 et de 81,3 en 1925. Nous notons donc, pour la Russie, une forte augmentation de la mortalité néoplasique.

Au Danemark, le cancer représente en 1922, 11,8 % de la totalité des décès; 12,3 % en 1924 et 12,7 % en 1925.

Dans une étude statistique du cancer à Copenhague, J. P. Ckom montre que la mortalité est passée de 116 pour 100.000 habitants en 1877-1881, à 153 pour 1918-1922.

En Norvège, une statistique de 1926 montre que le coefficient de la mortalité cancéreuse a été, pour 100.000 habitants de : 110 en 1922: 109,8 en 1923 et 111,3 en 1924.

En Suède, le taux moyen de la mortalité cancéreuse sur 100.000 habitants a été de :

Ene1901-190b::....:. DO 2m RDA IOLE-TOL2N SET 102 DR LOUD-101000 5.50 104,00 » 1921-1922: ...:.... 122

Pour la ville de Stockholm, il y a eu, pour 100.000 habitants : 88 décès par cancer en 1890; 144 en 1919 et 142 en

Aux Etats-Unis, l'American Society for the control of cancer, a publié le tableau ci-dessous : Situation au point de vue de la mortalité par rapport aux autres grandes causes de décès, pour 100.000 habitants :

PERS Re PUR eh nee eee Dace ele 173,1 Pneumonie (toutes formes). .:.................%... 98,2 Hémorragies cérébrales et ramollissement .............. 96,7 ROC AR de nn ele ss Le clatelous Daseniele pe din die + Diaie à 91,9 UDC LOTO A RE A hr ei dti saone 90,4

NS ITEM nelalne o e ne nh eee oies dorerneisie des o 89,6

ei

Il faut observer que le cancer occupe la quatrième place, ayant monté de deux rangs, mais comme maladie de l’âge adulte indépendante de toute autre, non seulement il vient en tête, mais il est seul. Les maladies du cœur sont en général la conséquence d’autres maladies ou états morbides. La pneumonie est souvent l'infection terminale se superposant à une autre maladie. Les maladies groupées comme néphrites, hémorragies, ramollissement sont dues, dans une grande proportion, à des infections précédentes.

Voici les chiffres officiels indiquant l’augmentation de la mortalité par cancer pour 100.000 habitants :

ÉOOOPE SES ESS AT 63 LOL ET RECERES 82 1002 ee nn. RE RUE 86,8 DOUTE SEE AE THEMA ODA Sn eebbCe 91,9 Organes. 1900 1910 1924 Fous les Or PANORAMA PE 637: 76,2291,9 Cavité., buccale 2 es, CAT 1,05 25900072 Estomac tel toié es Ce cee re oo 22,5 30,6 34,5 Péritoine, intestin, rectum................. b,7:29 ;S 042 Organes génitaux féminins .............:.. 8,8 11,4 12,9 ST PRE D EM 0 à cou 4,7. 6,988 Peas raser ten ER 2 2,7002,1 Autres :orranes 20e cet CIS LIST, JUS

L'augmentation est évidente pour tous les organes, et pour chaque groupe d’organes. La fréquence du cancer demeure néanmoins stationnaire, d’après ce tableau, pour la peau, entre 1910 et 1924.

F. L. Hoffmann a publié en 1915 une étude sur la mortalité par cancer. L’auteur établit dans cette étude que le cancer augmente de fréquence, et il pense que cette augmentation est trop grande pour pouvoir être expliquée par les variations de la distribution de l’âge et par les progrès faits en matière de diagnostic du cancer.

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