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classification par âge, en se servant de périodes de dix ans, on trouve qu’à partir de 40 ans, les non-mariées ont une mortalité égale ou supérieure à celle des mariées.
6. On commet le plus souvent des erreurs en étudiant la distribution géographique du cancer, en ne tenant pas compte de facteurs locaux multiples (conditions sanitaires, etc)
7. Ayant constaté une mortalité par cancer plus élevée dans les villes, on conclut trop hâtivement à une relation entre l’urbanisme et le cancer. On oublie que les grandes villes attirent les malades, que les méthodes du diagnostic y sont facilitées et que la population est différente de celle de la campagne.
8. On peut commettre des erreurs en se servant de statistiques démographiques de mortalité où les mortalités par cancer sont classées parmi d’autres mortalités et vice-versa. La somme de ces deux erreurs est facile à déterminer et son importance varie d’un pays à l’autre.
9. Une erreur est possible lorsqu'on compare deux groupes de population et que l’on constate que, dans un de ces groupes, les tumeurs accessibles sont plus fréquentes que dans l’autre. On conclut que la mortalité est stationnaire ou peu élevée dans le premier groupe et qu’elle monte rapidement dans le deuxième. Il ne faut pas oublier cependant que le diagnostic des cancers inaccessibles devient moins difficile.
10. On commet souvent une erreur purement logique en considérant un facteur comme « cause » du cancer, lorsqu'il y a ‘corrélation entre celui-ci et le facteur, sans avoir cherché à
comprendre le mécanisme qui les relie.
Pour mettre en évidence la valeur très relative d’une courbe de morbidité cancéreuse basée sur les seuls diagnostics cliniques, et la valeur réelle d’une courbe de mortalité cancéreuse établie après vérifications nécropsiques, nous citerons la conclusion d’un travail de G. Roussy, Leroux et Vermès (Nouveaux documents slalisliques de cancers chez le vieillard) : le résultat de nombreuses autopsies a montré que 50 % des cancers avaient été méconnus cliniquement.
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Les diverses causes d’erreur qui modifient et faussent de différentes manières les statistiques relatives au cancer nous montrent donc avec quelles réserves nous devrons accepter ces statistiques et avec quelle prudence nous devrons en tirer des conclusions.