PRÉP.VRE LA TUBIÎRCULOSE DANS LA DESCENDANCE
OU le mésentère, soit que je les aie pris isolés, réunis en masse, ou répandus dans les tissus sous forme de gi-anulations, ces produits, dis-je, m'ont semblé offrir la même composition et posséder les mêmes éléments histologiques. Pour ma part, je les ai trouvés des deux côtés formés de corpuscules, de matière amorphe, de cytoblastion, etc.
En présence donc de cet examen anatomo-pathologique, l'objection s'anéantit et s'écroule, jetant au contraire une lumière plus éclatante sur les faits énoncés. J'ajoute même que, lorsque cette question sera étudiée histologiquement à ce nouveau point de vue par des savants, ils démontreront, avant peu, les rapports intimes qui existent entre les éléments cancéreux et les éléments tuberculeux, rapports qui avaient peut-être échappé jusqu'à ce jour à leur investigation. Dans quelques-unes des observations (n"" 3, 23 et 24) il nous a été donné de voir ces deux néoplasmes tellement fondus ensemble, qu'il nous était difficile de dire : ceci est le cancer, cela est le tubercule.
Ce que l'on peut dire, c'est que le plus généralement le cancer ne se présente pas toujours dans les lignées en conservant sa nature propre; que les éléments qui établissent la spécificité anatomique du cancer ne sont ni autonomes ni immutables; que la cellule cancéreuse dégénère, non-seulement par elle-même, en cellules fîbroplastiques, en cellules tuberculeuses à travers les générations, mais qu'elle dégénère et s'épuise quelquefois