COMMENT LE CANCER PRÉPARE LA TUBERCULOSE DANS LA DESCENDANCE
Apporter la preuve de la parenté du cancer avec le tubercule, ou plutôt démontrer la dégénérescence héréditaire du premier dans le second, c'est proclamer implicitement (ce qui, du reste, ne fait aujourd'hui doute pour aucun) que le cancer ainsi que le tubercule sont tous deux héréditaires. Les nombreuses observations qui composent mon mémoire, le prouveraient trop surabondamment, s'il en était besoin, pour qu'il me soit utile d'insister sur ce point.
Mais si aujourd'hui, cette première question de l'hérédité est admise sans conteste, il n'en saurait être de même de cette autre : Le hibercule est-il transmis par le cancer ?
Ce n'est donc plus assez dédire que le cancer transmet le cancer ; je dis, et cela en apportant un nombre considérable de ftiits : Le cancei' transmet encore plus souvent le tubercule^ qu'il ne se reproduit lui-même.
Serait-ce en vertu des lois de la dégénérescence que le cancer se transformerait ainsi en tubercule dans les
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lignes qui se suivent? ou bien, ainsi que l'objection en a été faite à l'Académie de médecine par un membre distingué de cette compagnie : Ce tubercule transmis par le cancer ne serait-il pas le cancer lui-même pris pour le tubercule et choisissant pour siège de ses évolutions l'un des éléments anatomiques du poumon ?
— Cette objection qui nous a été posée ainsi, nous nous la sommes faite bien souvent aussi dans le cours de ce travail; car pendant combien de temps ai-je voulu douter de ce qui se passait sous mes yeux, hésitant encore à me rendre à l'évidence, malgré taut de faits amoncelés chaque année! Que de fois, à l'exemple de M. Pidoux, travaillant à la nouvelle doctrine de la phthisie et pour l'édification de laquelle il apportait en témoignage tant de faits qu'il hésitait cependant à proclamer; que de fois, dis-je, je me suis arrêté aussi, surpris par le doute, malgré le nombre des observations qui s'amassaient devanlmoi. Alors j'abandonnais mes travaux pendant un certain temps; puis je les reprenais, ramené malgré moi à la vérité par des témoignages irrésistibles.
Mais, pour répondre à Vol}jection qui m'a été faite, il suffît de jeter un coup d'œil sur les produits pathologiques issus du cancer, de les étudier au point de vue histologique, et de les comparer avec ceux pris chez des phthisi([ues dont l'ascendance en ligne directeaété aussi la phthisie.
Eh bien ! je déclare qu'étudiés a ce point de vue, ces produits, soit que je les aie recueillis dans les poumons