‹ Le cancer considéré comme souche tuberculeuseChapitre 37 sur 58 · PRÉPARE L.V TUBERCULOSE DANS LA DESCENDANCE · texte numérisé non relu

PRÉPARE L.V TUBERCULOSE DANS LA DESCENDANCE

2" Ensuite vient Vherpétisme chronique dans presque toutes ses fornfics.

3° La diathèse arthritique.

k" Enfin grand nombre de diabètes.

L'on conçoit dès lors que, quelle que soit l'origine de ces tubercules et le berceau donL ils ont pu sortir, ils ne doivent en aucune façon différer du tubercule connu anatomiquement et histologiquement, attendu qu'ils ne font qu'un avec celui-là.

Je pourrais sans doute sembler téméraire et m'avancer trop hardiment dans cette question ; mais à mesure ([ue je l'étudié, la lumière se ftiit tellement nette et claire à mes yeux, qu'aujourd'hui je me sens pour ainsi dire le droit d'affirmer (ce que je n'aurais osé faire il y a quelques années, alors que je réunissais tous les matériaux de ce travail) , je me sens, dis-je, en droit d'affirmer que rien n'est plus vrai que la proposition de M. Pidoux, disant que le tubercule est le capiit mortum de beaucoup d'affections chroniques : Ajoutant que nous devons reconnaître que le cancer est son ancêtre le plus commun et le plus prohfère.

Que c'est de lui que sort toute cette lignée de phthisiques qui eux aussi à leur tour procréent, par hérédité directe, d'autres phthisiques, jusqu'à extinction de la lignée ou sa renaissance par le mariage et les croisements.

C'est à tort qu'on s'étonjie de voir tant de tuberculeux, dont l'affection ne semble acquise, ni par des causes extérieures, ni par des causes internes transformées,

72 COMMliNT LE CANCER PIUÎPARE LA TUBERCULOSE.

dont l'origine, la constitution, tout en un mot dans leur nature est anti-tuberculeux, chez lesquels par conséquent, rien n'autorise l'idée d'une diathèse et qui pourtant deviennent tuberculeux !

C'est pour s'en être trop souvent rapporté à l'apparence florissante des fonctions spéciales, respiration, circulation, etc., qu'on s'est laissé fréquemment tromper. Que d'individus, qui naissant avec les attributs de la force et une grande énergie des fonctions, chez lesquels cependant, les fonctions du germe ou du blastème fondamental sont essentiellement frappés d'impuissance et depuis longtemps destinés à s'inoculer tout à coup dans le cancer ou le tubercule !

Ces cas sont très- communs et la tuberculose est une des dégénérescences qui nous les fait voir le plus fréquemment. Ce qu'on nomme diathèse n'a pas toujours et nécessairement des signes extérieurs. Le plus souvent, ainsi que nous le démontrerons dans un instant, ces signes n'existent pas, les fonctions des germes, longtemps à l'état amorphe, restent pendant longtemps latentes, c'est leur mode propre ; il ne faut donc pas les confondre, ainsi que le dit M. Pidoux, avec la dyscrasie et les altérations générales confirmées et déjà appréciables par ses symptômes : tout est là.

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