EVOLUTION CLINIQUE
Le problème de la durée de l’évolution est difficile à exposer, car on se heurte dans un très grand nombre de cas à une absence plus ou moins complète de précisions de la part du malade et de son entourage.
En effet, les observations où sont connues les dates exactes de début de la maladie et de décès du sujet sont rares ‘dans la plupart il manque un des facteurs précédents, et c’est le plus souvent la date de décès, car les malades, une fois sortis de l'hôpital, ne donnent plus de nouvelles.
Nous sommes done réduits, dans la plupart des cas, à baser la durée d'évolution sur les deux données suivantes : la date approximative de début donnée par le malade et le temps pendant lequel celui-ci a pu être suivi médicalement. Nous avons ainsi établi la liste que voici en marquant simplement dans la marge les observations où la durée totale est connue :
Eee
2 mois (obs. 17).
3 mois (obs. 12).
8 mois (obs. 13-5).
10 mois (durée totale, obs. 20).
4 an (durée totale, obs. 14-15-16).
4 an et 4 mois (durée totale obs. 10).
1 an et 6 mois (durée totale, obs. 11).
3 ans (2).
3 ans et 8 mois (durée lolale, 5).
4 ans, (obs. 4-18).
% ans et 4 mois (durée totale, 1).
6 ans (19).
9 ans (6).
11rans (7-29)
12 ans (8).
On ne peut tenir compte dans cette énumération des durées de 2, 3 et 8 mois qui y figurent, car il s’agit de durée d'évolution à l'entrée dans le service, et les malades qu'elles concernent n’ont jamais été revus.
Nous allons étudier cette durée d'évolution par rapport aux formes cliniques en commençant par les formes les plus longues, en terminant par les plus rapides.
L'évolution la plus longue se rencontre dans les ulcères cancerisés, où nous avons relevé 2 cas évoluant depuis 11 ans, un autre depuis 12 ans ; ce sont là d’ailleurs des délais assez minimes pour cette forme, puisque nous trouvons cités dans la thèse de Brachet des ulcères cancerisés ayant duré respectivement 37 et 17 ans.
LRQ:
Plus courte est l’évolution des cancers ulcériformes; nous y trouvons les chiffres suivants : 9 ans, 4 ans et 4 mois, # ans, 3 ans et 8 mois, 3 ans, 8 mois.
Nous tombons ensuite dans des formes beaucoup plus rapides, dont l’évolution rappelle souvent celle du cancer de l'estomac classique : ce sont les formes à symptomatologie classique et-les formes anormales.
Dans les formes analogues à celle de latdulte, l'évolution a duré : 4 an 1/2, 1 an et 4 mois, 9 mois, 8 mois.
Enfin nos 3 formes frustes ont évolué pendant environ 1 an, et les formes lafvées pendant 6 ans, 4 ans, 19 mois, 2 mois.
La première remarque qui découle de l'étude de ces formes éyolutives est la suivante : la forme foudroyante du cancer gastrique des jeunes semble ne pas être si fréquente qu'on se plait à le répéter, puique nous n’en relevons que 4 observations assez imprécises d’ailleurs sur les 20 que nous possédons Il s’agit de nos évolutions de 2, 3 et 8 mois, mais comme nous l'avons dit plus haut, pour aucun de ces malades nous n'avons de date de décès, et le fait perd un peu de sa valeur. Cependant il faut noter que chacun d'eux a été envoyé en chirurgie : 5 après une laparotomie, on été reconnus inopérables ; le 4 a subi une G. E. A., une gastrectomie étant jugée impossible. Ces constatations ne font pas présager d’une longue survie. Nous sommes cependant loin de Mathieu et Rousselin qui admettaient une durée complète de 5 à 6 mois.
Il semble donc qu’il faille rayer de la symptomato logie courante cette évolution rapide considérée encore