‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 13 sur 50 · PR · texte numérisé non relu

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ÿ avons en effet trouvé décrites une forme rectale, une forme floride, une forme simulant la maladie de Banti ; ailleurs il s’est agi d'un «ictère hémolytique aigu par carcinomatose de la mœælle osseuse secondaire à un cancer d'estomac » ; enfin il existe d’autres cas avec fièvre, péritonite aigüe, dysphagie, ictère ow simulant une tumeur du pancréas, une anémie pernicieuse, une affection intestinale, une granulie. Si nous nous reportons à la thèse de Mathieu nous y voyons figurer des exemples plus frappants encore : les malades se sont présentés eomme atteints de cirrhose, de cancer du foie, de péritonite tuberculeuse, d'albuminurie, d'anévrysme aortique, de cancer de la rate, d’helmintiase etc.

Nous ne voulons pas prolonger eette énumération ; nous l’avons faite simplement à titre de comparaison pour mongastrique chez les jeunes et l'importance des méthodes nouvelles d'investigation dans le diagnostic.

Si nous nous en tenons à nos observations, nous Concluerons que les formes frustes et larvées sont assez fréquentes, puisqu'elles représentent presque le tiers de notre statistique, mais qu'elles n’ont pas revêtu chez nous un aspect tellement atypique qu'on ait pu les déceler dans la plupart des cas.

Nous en avons terminé avec l'étude clinique mais avant de commencer le chapitre de l’évolution, nous voulons Tappeler les traits principaux sous lesquels nous est apparu le cancer gastrique des jeunes.

Mathieu le représente avec une forme absolument atypique, Essard et plus tard Marinoff, Morian le dépeignent comme très souvent identique à celui de l’âge mûr ; quelle

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opinion peut-on se faire ? Il semble que ce soit là des théories extrèmes dont la clinique s’accomode mal, car nous avons trouvé dans notre statistique des observations répondant à chacune d'elles. |

Pour nous le cancer de l’estomac avant l’âge mûr nous apparait le plus souvent sous deux aspects différents : celui de l’ulcéro-cancer (nous désignons ainsi le cancer ulcériforme et l’ulcère cancerisé) et un certain nombre de frustes ou larvées pour lesquelles le terme de formes anormales parait trop important ; ces deux aspects corres pondent à 16 de nos observations.

Ces formes non elassiques sont done les plus fréquentes : c’est pourquoi, en terminant, nous rappelons leur difficulté de. diagnostic et l'importance que prennent, de'ce fait, cerlains symptômes tels que la durée d'évolution, la permanence des signes généraux et gastriques, l’échec d’un traitement. Ces signes suffiront souvent à orienter le diagnostie vers l’idée de cancer et l'examen radiologique viendra alors confirmer ce qui n’était au début qu’une simple hypothèse.

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