TE
cette date, la malade se plaint de sensations de faim, Le matin à 9 heures, avant le petit déjeuner, à 11 heures avant Le repas d2 midi, et le soir vers 5 heures ; l’ingestion d’un seul morceau de pain calme cette faim douloureuse. Ces troubles durent quelques jours pour cesser et revenir ensuite. La malade n’a jamais vomi pendant cette période,
Au mois de mai 1925, les doulzurs deviennent plus aigües et se produisent tous les jours à horaire fixe : 5 heures de l’après-midi, 10 heures du soir, sans période ds rémission.
Ces douleurs sont épigastriques, irradiées dans le dos et revêtent le type de douleurs lancinantes. La malade est soulagée par les vomissements, qui se produisent vers 1 heure du matin, débutant par des régurgitations glaireuses et se terminant par un vomissement alimentaire abondant ; ce dernier n’a pas lieu tous les jours, mais deux ou trois jours de suite sculement, car la malade surveille alors son régime et les vomissements disparaissent. Cet état digestif n’a été amélioré ni par la belladone, ni par le bicarbonate de soude, ni par le kaolin. La Gastrosodine l’aurait légèrement calmé. On ne note pas de renvois acides. L’amaigrissement est de 28 kgs depuis un an et demi.
Une radioscopie a été pratiquée le 10 novembre 1926, elle montre :
L’estomac animé de contractions péristaltiques assez violentes ; l’évacuation parait se faire normalement à travers la région pylorique qui apparaît sinueuse et rétrécie. Cette image est fixe, immuable, au cours de deux €xamens. La pression faite au niveau du pyloré est parfois un peu douloureuse, parfois indolore. Trois heures après l’ingeston de ja baryte, l’estomac en contient encore la moitié,
Une nouvelle radioscopie est pratiquée le 17 novembre
Quatre heures après l’ingestion de baryte, l’estomac est évacué aux trois-quarts. Le bulbe duodénal ainsi que les deuxième et troisième portions sont bien dessinés. Quant à l'estomac, l’image observée est exactement identique à celle constatée lors du premier examen, bien que la malade ait
2 pue
recu des injections d’atropine ; la région pylorique est aussi anormale, son indolence est totale, sa mobilité paraît complète. e
Un troisième examen radioscopique n’a montré à peu près aucune rétention gastrique.
Deux nouvelles radioscopies pratiquées les 24 novembre et 1er décembre 1926 ont montré une image gastrique immuable. La région pyloro-duodénale est toujours rétrécie et à peu près complètement indolore ; les contractions de l’estomac sont toujours vives.
Un chimisme gastrique a été pratiqué à jeun ; il a montré : HC1 libre : néant, Acidité totale : 0,45 0/00 en HCI.
Après repas d’épreuve. HCI libre : néant.
Acidité totale : 0,60 0/00 en HCI.
Cinq réactions de Weber ont été pratiquées dans les selles, du 12 au 18 novembre ; deux ont été positives, trois négatives.
La température est demeurée à 37° et légèrement au-dessus durant tout le séjour dans le service.
A la suite de ces examens successifs, Le Dr Bouchut note :
« Malgré un état psychopathique certain, il semble bien que toute l’histoire de la malade ait un substratum organique. L’image radioscopique ci-jointe, invariable à tous les examens et malgré l’atropine, deux Weber positifs, de l’hypochlorydrie, la persistance des phénomènes douloureux et des vomissements et enfin un amaigrissement de 28 kgs en un an et demi oriente vers le diagnostic d’un néoplasme à marche lente plutôt que vers celui d’ulcus. »
Le 2 décembre 1926, la malade, améliorée, demande à quitter le service.
PTE NES
OBSERVATION III 1er séjour.
M. L.. Pompilio, âgé de 38 ans, manœuvre, entre dans le service du Dr Bouchut le 14 décembre 1920.
Le malade accuse un «ethylisme d’au moins 2 où 3 litres de vin et de mauvaises digestions avec pituites matutinales depuis 1914. Mais depuis le mois de juin 1920, ces troubles digestifs ont beaucoup augmenté ; il s’agit de douleurs épigastriques suivant immédiatement le repas et survenant aussi bien la nuit que le jour ; elles sont accompagnées de vomiss:ments alimentaires, L’appétit a beaucoup diminué et le malade à maigri de 8 kgs.
A l'entrée, malade de 38 ans, à l’état général satisfaisant.
L'examen de l'abdomen révèle une douleur diffuse de l’épigastre, mais on ne trouve ni clopotage à jeun ni péristaltisme. Le: reste de l’examen est négatif, la température est normale.
Une radioscopie pratiquée le 15 décembre 1920 a montré : pas de bulle d’air dans l’estomac ni dans l’angle gauche. Pas de liquide à jeun. Remplissage normal, pas de spasme. Péristaltisme d’abord nul et devenant assez vif après la palpation ; pas de point douloureux ; évacuation duodénale visible ; 10° minutes après la baryte, l'estomac est déjà aux trois quarts vides et les anses grêles apparaissent ; évacuation complète en un quart d’heure.
Après quelques jours passés dans le service, le maladz est amélioré par le régime lacto-végétarien et la soupe de kaolin ; il ne souffre plus et comme les examens cliniques et radiologiques ne montrent aucun signe d’ulcère, tenant compte des antécédents éthyliques importants du malade, on fait le diagnostic de gastrite éthylique.
Le 3 janvier 1921, le malade, guéri, demande à rentrer chez lui.
2e séjour. Le 21 mai 1921.
Le malade revient pour les mêmes troubles gastriques qu’il y a un mois. Ils surviennent maintenant, une heure et demie après les repas et s’accompagnent de régurgitations acides.
TANEE
Un cathétérisme de l'estomac a été pratiqué à jeun et n’a rien ramené.
Après repas d’épreuve ; on retire 100 cc. de liquide avec quelques débris alimentaires.
Chimisme : HCI libre : 0,9.
acide de fermentation : 1,1.
acidité totale : 2,5.
HCI combiné : (0,5.
Une radioscopie a été pratiquée le 25 mai 1921 ; l'estomac se remplit normalement ; sa forme et sa contractilité sont normales ; pas de spasme duodénal.
Le 31 mai 1921, le malade ne souffre plus et demande à quitter le service.
3e séjour. 11 décembre 1922.
Le malade revient pour les mêmes douleurs gastriques, qui ont réapparu, bien qu'il ait perdu ses habitudes éthyliques ; ces douleurs ont un horaire assez fixe : à jeun, pas de douleurs, mais une heure après le petit déjeuner, vomissements acides et douleurs, calmées par un repas pris à huit heures du matin. Nouvelles douleurs vers dix heures, jusque vers le repas de midi, que ls malade prend avec appétit ; à 14 heures reprise des phénomènes douloureux jusqu’au repas du soir, Le malade signale en outre que ses vomissements sont acides, qu’il ne souffre pas en général la nuit, qu’il a remarqué quelques filets de sang dans ses régurgitations ; ses selles sont souvent noires. Les douleurs épigastriques s’irradisnt en ceinture jusque dans le dos et revètent souvent le type de crampes.
Depuis son précédent séjour, le malade aurait repris 3 kgs.
L'examen de l'abdomen: révèle des points douloureux diffus épigastriques, para-ombilicaux, illiaques, etc. ; on ne sent pas de tumeur ; le reste de l’examen est négatif.
Radioscopie, le 13 décembre 1922 : l'estomac est entièrement vidé en une heure et demi ; sa forme et sa contractilité
sont normales ; pas de spasmes ; douleur un peu diffuse avec cependant un point un peu plus net sur la petite courbure.