‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 26 sur 50 · RAS, ER · texte numérisé non relu

RAS, ER

Le Dr Bouchut note, le 14 décembre 1922 : «l’histoire cidessus est très nettement celle d’un ulcère, caractérisé par les douleurs tardives, calmées par l’ingestion des aliments et les poudres alcalines ; par l’évacuation hative de lestomac, et, moins nettement par la constatation d’un point douloureux sur la petite courbure. Il paraît donc s’agir d’un ulcère,-survenu à la faveur d’une gastrite éthylique antérieure. »

Une deuxième radioscopie a été pratiquée le 27 décembre 1922 : évacuation complète de l'estomac en une heure vingt ; après baryte, même constatation que précédemment.

Un chimisme gastrique a été pratiqué le 16 décembre 1922 : À jeun : HCI libre : 0,73.

HCI total : 1,30.

Après repas d’épreuve : HCI libre : 0,76.

HCF total : 1,46.

Un deuxième chimisme a été pratiqué en Janvier 1923 : A jeun, on retire 100 cc. de liquide sans débris alimentaires :

Hcl-hbre :: 0.

Hcl. total : 0,36.

Acide lactique : présence.

Après repas d’épreuve, on retire 170 cc. :

HCI libre : 1,54.

HCI total : 2,20, Acide de fermentation : 0,22.

Présence d'acide lactique.

Le Dr Bouchut note le 2 janvier 1923 : «le malade a suivi jusqu'alors un régime composé de lait et de potage ; il a reçu 4 milligrammes d’atropine en injections sous-cutanéss ; il n’a pas été, dit-il, très amélioré. »

Le Dr Bouchut note, le 2 février 1923 : le malade a continué le traitement par le kaolin, la belladone et le régime maigre ; très amélioré, il demande à soriir, continuant cependant à présenter des aigreurs peu de temps après les repas. »

4e séjour. Le 8 mars 1923.

Après huit jours d'amélioration à sa sortie de l’hôpital,

ae

le malade a recommencg à souffrir ; il s’agit d’aigreurs survenant immédiatement après les repas et de crises douloureuses épigastriques analogues. aux précédentes.

A l'entrée, le malade est pâle, sans température.

A l'examen de l'abdomen, on retrouve les mêm:s points douloureux diffus que lors d’un précédent examen, mais sans tumeur, ni ondes péristaltiques.

Radioscopie le 14 mars 1923 : estomac de dimensions normales, ayant en une heure évacué les deux tiers de son contenu et présentant à ce moment des signes d’hypersécrétion : 2 niveaux barytés. Après une nouvelle baryte, on ne constate ni hyperpéristaltisme, ni spasme, ni diverticule, mais seulement un point douloureux très net au niveau de la petite courbure. É . Le duodenum paraît normal.

Radioscopie le 21 mars 1923 : mêmes constatations : estomac normal, avec, duodenum visible dans toute son étendue, sans point douloureux précis, sans spasme, sans diverticule.

L’évacuation paraît encore assez rapide ; le péristaltisme

et la mobilité sont normaux.

Un cathélérisme de l’estomac à jeun a été négatif. Après repas d’épreuve, on retire 60 cc. :

HCI libre : (0,45.

Acide de fermentation : 0,22.

HCI total : 1,98.

Un examen d’urine a été négatif.

Une ponction lombaire a été négative au point de vue cytologique et réaction de Wassermann.

On fait passer le malade dans le service de chirurgie du Dr Desgouttes, pour intervenir sur l’ulcère d’estomac, car, malgré le traitement médical, le malade n’a pas été amélioré et demande lui-même l'intervention.

Intervention du Dr Desgouttes le 28 mars 1923 : on trouve un ulcère de la petite courbure assez volumineux, ulcère en selle situé dans le tiers inférieur de la petite courbure. Anastomose en se réservant d'intervenir pour: une résection. Le malade est vu à la radioscopie le 17 mais 1923 : la baryte

Page 1