‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 39 sur 50 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

M. M... Simon, 29 ans, manœuvre, entre dans le service du Dr Bluchut le 9 juin 1920 pour de l’amaigrissement, la perte de l’appétit et quelques vomissements,

Le malade est un grand blessé de guerre, il nie la syphilis.

Son histoire digestive est simple : les signes dont il se plaint remontent à 3 mois, c’est-à-dire à Pâques. Le début a été marqué par de la perte d’appétit. du dégout, pour la nourriture en général, accompagnée de vomissements survenant tous les 3 ou 4 jours.

Ces vomissements, après avoir disparu quelques temps, ont fait leur réapparition au mois de mai, pour devenir journaliers. Il s’est agi de vomissement banaux, sans bile, sans coloration hématique, sans aliments.

Par ailleurs, la perte de l’appétit est relative ; le malade se retient de manger parce qu’il a peur de ne pas digérer et ne souffre pas de l’estomac, mais se plaint d’un amaigrissemnt de 12 à 15 kgs, en deux mois.

A entrée, le malade est très amaigri et pâle.

L'examen de l'abdomen ne fait sentir aucune tumeur ; Ia palpation n’est pas douloureuse ; mais on constate une tension intermittente de l’épigastre et un estomac ptosé.

Le reste de l’examen est négatif ; pas de température.

Le 10 juin 1920 l'examen radioséopique de l’estomac révèle :

1° À jeun : une grande poche à air et du liquide résidual malgré un cathétérisme. récent.

2° L’ingestion de lait baryté dessine un estomac vertical auquel manquent tout le vestibule pyorique et le pylore. On voit au-dessous de la région medio-gastrique, à deux travers

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de doigt à peu près, l’image devenir très irrégulière dessinant des contours de carte géographique ; de plus, au centre du‘canal, se voient des taches claires.

La grande courbure est aussi beaucoup plus irrégulière que normalement. Pendant l'expiration, le fond de l’estomac visible, semble se rétrécir et ébaucher des mouvements antipéristaltiques. En fait, ces modifications de l’image sont purement dues aux mouvements respiratoires. On note la mobilité en masse de tout le fond de l'estomac, vraisemblablement adhérent à la paroi.

Pas de contractions, pas d'ondes péristaltiques visibles en ce moment, pas de douleurs.

Le 10 juin 1920, on pratique un cathétérisme de l'estomac à jeun qui permet de ramener une grosse quantité de liquide avec résidu alimentaires.

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