‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 38 sur 50 · HER THIERS · texte numérisé non relu

HER THIERS

L’affection actuelle remonte au mois de juillet 1918 où le malade commence à digérer difficilement , et se plaint de pesanteur gastrique deux heures après les repas et de vomissements alimentaires. Ces phénomènes augmentent progressivament d'importance et s’accompagnent d’amaigrissement concomittant. Depuis le début du mois de janvier 1920, ie malade remarque que ses téguments jaunissent, mais ;l ne note pas de décoloration des maitères.

A l'entrée, le malade est amaigri et ictérique.

Actuellement, l’anorexie est assez marquée, surtout pour la viande ; le malade présente des douleurs abdcminales, surtout sous-ombilicales, survenant de une à trois heures après les repas et calmées par les vomissements qui leur succèdent.

On ne note ni hématémèse, ni meloena.

L'examen de l'abdomen montre des mouvements péristaltiques nets, accompagnés de tension intermittente de la région épigastriques et la palpation révèle un clapotage certain.

Le foie est gros; on ne sent pas de tumeur. Il n'existe ni grosse rate, ni ascite.

Les selles sont grisâtres, couleur mastic.

Les urines, foncées, contiennent une grosse quantité de pigments biliaires. |

Par ailleurs, on note l’adénopathie marquée des régions. sus-claviculaires, surtout à gauche,

Le reste de l’examen est négatif.

Le malade, dont la température a oscillé, durant son séjour dans le service, entre 37° et 38, meurt après son arrivée, sans que soient notés d’autres renseignements.

Autopsie le 4 février 1920 :

Un peu de liquide dans le péritoine.

L’estomac est petit, rigide ; ses parois sont épaisses, infiltrées par un néoplasme diffus, s'étendant du pylore jusqu’au ‘tiers supérieur et débordant un peu au-delà de la valvulepylorique ; on note quelques bourgeons saillant sur la première portion du duodénum. |

Très nombreux ganglions le long de la petite courbure ; plus nombreux et plus gros le long du mésentère et surtout du

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hie hépatique : ils compriment à ce riveau les voies biliaires et ont ainsi provoqué l’ictère.

On note aucune métastase, dans le foie ni dans le poumon.

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