‹ Le cancer d'estomac des jeunes sujets: Avant 40 ansChapitre 6 sur 50 · PRE (UE · texte numérisé non relu

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mise par la plupart des auteurs : Eichorst, Bouveret, Debove, Dujardin-Baumetz, Robin.

Cependant la question n'est pas encore définitivement mise au point ; des articles originaux y sont consacrés par Osler et Mac Croe, Reinbrecht ; Gander, dans sa thèse souà Berne en 1904, met en doute les conclusions de celle de Mathieu. Mais ce fut Essard qui par sa thèse soute tenue à Lyon en 1907, posa un rouveau jalon important dans ce travail qui semblait définitivement clos après les conclusions de Mathieu.

Essard étudie le cancer de l'estomac chez le jeune audessous de 25 ans, à l’occasion d’une observation de Devis où le malade présentait en outre un lymphangite pulmonaire cancéreuse. À l’aide de 75 observations puisées dans la littérature médicale, il arrive à des conelusions un peu différentes de celles de Mathieu : «le cancer de l'estomac chez le jeune n’est pas une rareté pathologique » dit-il, et de plus se présente, pour la plupart des cas, avec une symptomatologie gastrique typique analogue à celle de l'adulte ; seule l’évolution en diffère légèrement, qui peut être parfois écourtée ou allongée. Quant aux formes larvées et frustes ce sont les plus rares, Essard n’en publie que 6 observations.

On voit la différence qui sépare cette thèse de celle de Mathieu. Il semble bien en réalité qu'il faille admettre comme plus vraisemblables les idées de la thèse d'Essard, car nous les retrouvons exposées de 14 même façon dans une thèse beaucoup plus récente, celle de Marinoff présentée à Paris en 1932.

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L'auteur s’est servi, pour étudier le cancer précoce de l'estomac avant 30 ans, des observations du service du Dr Ramond ; il conclut sur la fréquence relati e de l'affection, sur sa symptomatologie presque analogue à celle de l’aduite et sur son évolution parfois plus longue, parfois plus courte. L'intérêt de cette thèse porte d’ailleurs surtout sur le chapitre radiologique, car iFapparaît pour la première fois dans l'étude de cette question.

Bien loin d’avoir épuisé Îe sujet du cancer gastrique chez les jeunes, chacun des ouvrages précédents, dont le dernier en date est-celui de Marinoff, a donné un essor nouveau à la question ; progressivement, l’idée en devient courante et se retrouve dans les tfèses et les articles consacrés au cancer d'estomac. C’est ainsi que l’on trouve décrites des formes avec ascite, à symptologie de cancer du rectum, avec métastases ovariennes, à type pseudosplénomégalique ; d’autres fois, il s’agit de formes eoinpliquées de périgastrites antérieures suppurées, de réflexe œæsophagien, d’anémie aiguë, ete., et ce serait vouloir faire une énumération bien fastidieuse que de donner ici la liste de tous les ouvrages où, à propos de cancer d'estomac, était citée l’observation d’un jeune sujet ; l’énumération des articles serait encore plus longue.

Le travail que nous consacrons aujourd’hui à l’étude si poussée du cancer d’estomac, nous a été proposé par M. le Docteur Bouchut et M. le Professeur agrégé Levrat.

Ces auteurs ont été frappé de la fréquence avec laquelle on rencontrait lle cancer d’estomac avant 40 ans dans la statistique hospitalière de l’un d’eux ; ils nous ont proposé de traiter ce sujet en nous basant sur les observations

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