‹ Le Cancer De L'ampoule De VaterChapitre 46 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Le cancer de l’Ampoule de Vater est une affection rare, mais non exceptionnelle.

2° Au point de vue anatomique, il se présente sous deux aspects :

— soit, et le plus souvent, sous celui d’une petite tumeur arrondie ou ovalaire, du volume d’un pois ou d’une noisette,

— soit, sous celui d’une plaque bourgeonnante et ulcérée, tendant à envahir les parois duodénales.

Selon le point de départ de la lésion, il s’agit :

— tantôt d’un épithélioma à type intestinal,

— tantôt d’un épithélioma à type cholédocien.

— tantôt d’un épithélioma à type Wirsungien.

La variété intestinale est la plus fréquente.

La variété cholédocienne est plus rare, mais se rencontre encore très souvent.

Quant à la variété Wirsungienne, elle est très rare.

Les métastases hépatiques sont assez fréquentes. Elles existaient, en effet, dans 12 cas sur 51.

3° En clinique, le cancer vatérien se traduit dans l’immense majorité des cas, par un ictère chronique par rétention qui

est :

— tantôt intermittent (c’est le cas le plus fréquent),

— tantôt continu.

Mais il peut se présenter sous d’autres aspects qui permettent d’individualiser encore :

—— une forme pseudo-lithiasique,

__ une forme avec angiocholite d'emblée,

__ une forme avec hémorragies intestinales abondantes et

répétées, sans ictère.

Au cours de l’évolution, il est fréquent d’observer :

— des douleurs,

__ des troubles digestifs, surtout de la diarrhée,

— des complications infectieuses, surtout hépato-biliaires.

L'examen physique révèle toujours l’existence d’un gros foie et parfois celle d’une grosse vésicule biliaire.

4° Le diagnostic du cancer de l’ampoule de Vater est devenu possible dans la plupart des cas, grâce à certains examens de laboratoire.

L'examen coprologique est susceptible de donner des 1enseignements précieux. En montrant la présence, à plusieurs reprises, de sang dans les selles, il fournit un argument en faveur du cancer vatérien.

Les résultats du tubage duodénal sont plus importants encore ; et ce sont eux qui, joints aux signes cliniques, emportent en définitive le diagnostic.

Le tubage duodénal permet d’une part, de révéler très souvent l’existence d’hémorragies duodénales, d'autre part, d’étudier les sécrétions biliaire et pancréatique, qui sont variables suivant les cas. La présence de sang dans les divers échantillons du liquide duodénal constitue un symptôme d’une très grande importance.

5° Dans les cas où le diagnostic reste hésitant, au lieu de recourir à la laparotomie exploratrice, il est préférable de faire, d’abord, une simple cholécystostomie, qui permet de

pratiquer ultérieurement l'exploration lipiodolée des voies biliaires.

6° Abandonné à lui-même, l’Ampullome vatérien évolue vers la mort dans un délai de 3 à 14 mois.

7° Le traitement chirurgical a donné des résultats encourageants.

Les interventions palliatives ont permis dans certains cas de longues survies : un an et même deux ans.

Et les opérations curatives ont donné dans quelques cas de très beaux résultats.

Vu : Vu :

LE DoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

TIFFENEAU. CARNOT.

Vu et permis d'imprimer :

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