‹ Le Cancer De L'ampoule De VaterChapitre 7 sur 47 · OR ES · texte numérisé non relu

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tère, la diarrhée rebelle, les phénomènes de dyspepsie pancréatique et, en cas de doute, avoir recours à la laparotomie. »

En janvier 1907, Souques et AyNAUD observent deux cas de cancer cholédocien. Quelques mois plus tard, AYNAUD dans un très intéressant article de la Gazette des Hôpitaux, résume les principaux symptômes de la maladie et signale l’intérêt qu'il y aurait à rechercher les hémorragies intestinales occultes.

En 1909, Corre décrit une technique d’opération radicale.

RimBaAUD et ANGLADA, LE Noïr et Courcoux en 1909 ; CUNÉO en 1910 ; CADE en 1912 ; ROGER et LAPEYRE en 1913, Doca et Van BEvER en 1914, publient de nouvelles observations. CADE montre l’importance du melaena occulte et insiste sur la valeur diagnostique de ce symptôme.

En 1921, MM. CarNoOT et LIBERT pratiquent, pour la première fois au cours du cancer vatérien, le tubage duodénal.

Ils peuvent grâce à cet examen, poser un diagnostic ceriain chez leur malade.

En 1923, M. HARTMANN, dans son livre sur « La chirurgie des voies biliaires », consacre un long chapitre au cancer de l’'Ampoule de Vater.

Il passe rapidement en revue les caractères anotomo-pathologiques et les signes cliniques, pour s’attacher surtout à la question du traitement.

En 1924, MM. CniRAY, BENDA et MILOCHEVITCH, rapportent un cas qu'ils ont pu diagnostiquer grâce aux résultats du tubage duodénal.

M. CaRNOT en 1928, dans le Paris Médical, consacre un :ong article à « l’ampullome vatérien » et montre que celui-ci peut se présenter sous deux grandes formes :

— une forme à ictère intermittent, — une forme à ictère continu.

M. FIESssINGER en 1932, à la suite d’une observation tout à fait particulière, décrit « la forme pseudo-lithiasique ».

En 1936, MM. BLocH, CAROLI et LAFFITE, individualisent une nouvelle forme clinique : « le cancer duodéno-vatérien à forme d’angiocholite d'emblée ».

En décembre 1937, MM. BRULE, HiLLEMAND et HERRENS- CHMIDT, publient deux nouveaux cas dont le diagnostic à été posé cliniquement.

En janvier 1938, M. LoEpPER fait dans le Progrès Médical,

une étude détaillée des « Cancers douloureux de l’Ampoule de Vater ».

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GENERALITES

Le cancer de l’Ampoule de Vater est une affection rare, puisque de 1859 à nos jours, nous n’en relevons que 51 observations dans la littérature française.

Il se rencontre exclusivement chez l’adulte et les 51 cas que nous avons étudiés, se répartissent ainsi :

— de 30 à 40 ans — 4 —— de 40 à 50 ans = 13 — de 50 à 60 ans — 12

— de 60 à 70 ans — 14 — de 70 à 80 ans — 7 au-dessus de 80 ans — 1

Nous voyons donc qu’il est très rare avant 40 ans et après 70 aus, et qu’il présente un maximum de fréquence entre 50 et 70 ans.

Tandis que CHAMBRAS, POLLET et JosseE le considèrent comme plus fréquent chez l’homme, VARANGOT croit, au contraire, qu’il se rencontre surtout chez la femme.

En réalité, il est d’une fréquence à peu près égale dans les deux sexes, puisque nous avons trouvé 24 cas chez la femme et 27 chez l’homme.

Tous les auteurs sont d’accord pour insister sur la rareté de la lithiase biliaire chez les malades atteints de cancer vatérien. Il est, en effet, classique d’opposer le cancer des voies biliaires extra-hépatiques où l’on trouve d’une façon constante la lithiase, au cancer de l’Ampoule de Vater où cette dernière fait presque toujours défaut. Nous ne la retrouvons que dans 4 observations (celles de LETULLE et VERLIAC, de Corniz et CHEVASSU, et les observations n° 4 et n° 6 de HARTMANN). Chez un malade (n° 6) de HARTMANN, le cancer

coexistait avec un gros calcul du cholédoque et plusieurs petits.

Le même chirurgien a trouvé dans le canal cholédoque d’un autre malade, 4 petits calculs. LETULLE et VERLIAC, CORNIL et CHEVASSU ont signalé la présence d’un petit calcul et de graviers dans la vésicule biliaire.

D’autre part, on ne trouve, le plus souvent, dans l’histoire des malades, aucun antécédent pathologique intéressant ; cependant dans 7 cas, on a chservé au cours des années qui ont précédé le début de la maladie, des crises de coliques hepatiques ou un ictère passager. C’est ainsi que les malades de CADE, CARNOT et LIBERT, VARANGOT (Observation n° 2), HART- MANN (Observation n° 1), BOLGERT, ont eu une jaunisse dix ou vingt ans avant les premières manifestations de leur cancer vatérien. Celui de THIROLOIX qui était âgé de 46 ans a fait un premier ictère à 26 ans et un deuxième à 35 ans. FIESSIN- GER rapporte le cas d’une femme qui, 18 ans auparavant, a présenté inanifeslement une crise de colique hépatique.

On a voulu incriminer, autrefois, diverses affections : fièvre typhoïde, aicoolisme, syphilis, qui à notre avis ne jouenl aucun rôle dans l’étiologie de l’ampullome vatérien En effet, nous ne relevons la fièvre typhoïde que dans trois observalions [(une des nôtres et celles de LE Noir et CourcoUx et de VARANGOT (Observation n° 2)] et l’alcoolisme n’est signalé que par RousLAcRoOIX, ROGER-LAPEYRE.

Quant à la syphilis, elle n’existait que dans les cas de : ROUSLACROIX, ROGER-LAPEYRE, VARANGOT (Observation n° 2).

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