‹ Le Cancer de l'Ampoule de VaterChapitre 28 sur 65 · TERMINAISON — COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

TERMINAISON — COMPLICATIONS

La durée de l’évolution du cancer de l’ampoule de Vater est relativement longue, en particulier quand il s’agit d’une forme à ictère intermittent.

La mort survient habituellement dans un tableau de cachexie. L’ictère extrêmement foncé est accompagné de troubles digestifs intenses et la fin est rendue très pénible par un prurit diurne et nocturne constant intolérable. L’amaigrissement devient squelettique, l’asthénie considérable. D’autres fois, le malade est emporté par un ictère grave terminal. Très rarement, la tumeur

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a pu être perçue sous forme d’une masse irrégulière, au niveau de la zone pancréatico-cholédocienne. La maladie a duré de 8 à 14 mois. L’évolution est sensiblement plus courte lorsque lictère est continu (3 à 6 mois).

En tous cas, elle est souvent hâtée par l’apparition de complications.

Complications

Il convient de décrire :

les complications lentes, les complications aiguës.

LES COMPLICATIONS LENTES sont représentées par :

— les métastases, — l'hépatite chronique, — la pancréatite chronique.

1° Les métastases sont moins rares qu’il n’était classique de l’admettre.

Le cancer secondaire du foie est le plus fréquent.

Exceptionnellement, il trouve une traduction clinique sous forme d’une hépatomégalie énorme, irrégulière, dure, fixée. Presque toujours, il est une constatation anatomique. La notion de sa relative fréquence doit imposer une vérification soigneuse du foie avant d’entreprendre l'intervention curatrice.

Les métastases pulmonaires sont infiniment plus rares. Dans le cas de Souques et Aynaud, elles se manifestaient sous forme de dyspnée et de douleurs thoraciques vives et la mort survint au milieu d’un tableau d’asphyxie.

2° L’hépatite chronique réalise le plus souvent une cirrhose biliaire. Elles est constante quand l’évolution du cancer s’est un peu prolongée, en particulier lorsqu'il

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y a eu de l'infection associée. La cirrhose biliaire peut dominer la scène clinique, notamment à la fin de l’évolution de la maladie. Il en était ainsi dans le cas de Giraud et Guibert qui ont mis sur son compte la fièvre parue pendant la dernière partie de la maladie. Dans ce cas, il s’agissait d’une cirrhose pigmentaire, comme en témoignaient les lésions de sidérose hépatique.

3° La pancréatite chronique 5e manifeste par une diarrhée particulièrement marquée, avec stéarrhée et insuffisance de la digestion des albumines.

COMPLICATIONS AIGUES. — Parmi les complications aiguës, il faut faire la première place aux complications infectieuses. La fréquence de l'infection s’explique aisément. À l’état normal, la région vatérienne est consfamment infectée et l’obstacle vatérien lui-même souvent très septique, puisqu'il s’agit d’un cancer sphacelé, la transforme en une cavité close où l'infection se développe avec la plus grande facilité.

1° Les complications infectieuses sont diverses: cholédocite angiocholite, angiocholécystite, compliquée ou non d’abcès du foie.

La traduction clinique en est assez univoque. Le début est marqué par un symptome primordial ; la fièvre qui rapidement atteint 39°5, 40°, et qui s’accompagne de douleurs et d’altération de l’état général. L’infection biliaire devient bientôt évidente devant les larges oscillations thermiques, la sévérité de l'atteinte de l’état général, les douleurs sous-hépatiques vives qui s’exacerbent parfois en crises paroxystiques avec irradiations scapulaire et thoracique droites, les vomissements, la diarrhée.

Quant au diagnostic précis de la localisation, il reste le plus souvent incertain.

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La pancréatite suppurée est beaucoup plus rare. Son tableau se rapproche de celui de l’infection biliaire. Elle a toujours été une découverte d’autopsie.

Enfin, on a pu voir une péritonite terminale.

20 Les hémorragies ont exceptionnellement entraîné la mort par leur répétition et l’anémie consécutive, ou par leur abondance même (cas de Rendu).

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