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I. - LE SYNDROME D’OBSTRUCTION CHOLEDOCIENNE

Il cherche une confirmation dans l’examen

— des urines, — du sang, — des selles.

a) EXAMEN DES URINES. — On recherche pigments et sels biliaires par les réactions de Gmelin à l’acide azotique, et de Hay à la fleur de soufre. On recherche également la bilirubine. Les réactions de Grimbert pour les pigments, de Petenkoffer pour les sels, sont plus précises.

b) EXAMEN DES SELLES. — (Cliniquement, on notait leur décoloration due à l’absence de stercobiline, mais la stercobiline peut réapparaître entre des poussées d’ictère ou à la phase terminale; enfin une recoloration des selles peut être due à la présence de sang (M. Moreau).

© c) EXAMEN DU SANG. — On dose les pigments et sels biliaires (Chabrol, Brule et Jean Cottet).

Les taux de la cholémie et de la cholalémie dans cet ictère par. obstruction augmentent progressivement, pour atteindre leur plafond à la deuxième ou troisième semaine de l’ictère.

La cholémie (bilirubine), au lieu d’être comme normalement à 0 gr. 016, passe à 0 gr. 50, 1 gr. : la cho- Jalémie passe de 0, chiffre normal, à 0 gr. 03, 0 gr. 060 ou même 0 gr. 1. Le taux des pigments et des sels augmente donc de façon parallèle et dans une proportion dé: 1 à 10.

L'épreuve des hémoconies (Lemierre et Brule) peut

être également intéressante, pour confirmer la rétention saline.

d} EPREUVES D’EXPLORATION DE LA FONCTION HÉPA- TIQUE. — Elles permettent de constater qu’au début, lorsque la cellule hépatique n’est pas encore touchée, elles donnent des résultats normaux.

Plus tard, lorsque l'hépatite générative apparaît, elles sont manifestement troublées. Ces faits opposent lictère par obstruction à l’ictère par hépatite d'emblée, et confèrént à ces épreuves une valeur diagnostique intéressante.

L’exploration se fait :

1° par l'épreuve de la glycosurié ou la galactosurie provoquée (Fiessinger, Thiébaut, Dieryck) ;

EXO =

2° par l'épreuve de la diurèse provoquée (Vaquez et Jules Cottet), de grande simplicité et très précise.

Des faits que nous venons d’exposer, il résulte que ces épreuves n’auront de valeur diagnostique que pratiquées précocément.

II. - LE SYNDROME DE RETENTION PANCREA- TIQUE est de recherche beaucoup plus délicate. IL est exploré par :

— J’examen des selles, — l'examen des urines, — l’examen du sang.

EXAMEN DES SELLES. — A l’examen des selles, on recherche les graisses et les substances albuminoïdes.

a) Recherche des graisses : Normalement 95 % des graisses sont absorbées. Leur présence dans les selles peut être décelée :

1° dès l'examen macroscopique. Caractéristique de l'insuffisance pancréatique est la diarrhée graisseuse fétide, aspect d’ailleurs exceptionnel dans le cancer de l'ampoule du Vater ;

2° elle sera recherchée par l'examen microscopique, qui permet de reconnaître des graisses neutres, des acides gras, des savons ;

3° les résultats de l'examen chimique doivent être interprétés avec circonspection : il paraît trop schématique de vouloir déduire d’un pourcentage donné de graisses éliminées des conclusions précises sur la part de l'insuffisance pancréatique et de l’insuffisance biliaire.

Il faut donc seulement retenir que la suppression de la fonction pancréatique entraîne un rejet massif de graisses inabsorbées (70-80 %), dont permet de se ren-

pen

dre compte le seul examen macroscopique et surtout l'examen microscopique.

b) Recherche des substances albuminoïdes : Elle se fait par l'examen microscopique des selles qui cherche à mettre en évidence les fibres musculaires non dügérées. Les noyaux des fibres restent intacts (épreuve de Schmidt) et les fibres gardent leur striation transversale.

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