D PER
D phage sais douleur
Durée une année.
Aspect du cancer:
Grandeur c tr: |
pas d’ombre œsopha- gienne à l'écran paroi peu endurée pas d’envahissement de la musculeuse
Traitement :
bien supporté. 18 mcd.
Contrôle æsophagoscopique:
deux mois après:
disparu localement
Résultat:
en vie après une année
: Dysphagie prononcée av.
douleurs.
Durée une année.
Cancer baso-cellulaire assez avancé: sténose serrée
douleurs
musculeuse envahie
ombres œsophagiennes
tissu conjonctif enflammé
mal supporté. 14 mcd.
deux mois après:
disparu localement
mort après huit mois.
Nous pouvons en déduire quelques considérations: Le premier cas ne semble pas avoir trompé les espoirs que nous avions fondés avant de commencer le traitement. Le second cas à lésions cancéreuses bien plus graves n’a point donné de résultat.
Le seul critère de disparition au moins temporaire du cancer, est à nos yeux, le contrôle œsophagoscopique répété après le traitement. Il est très difficile derester en communication avec les malades. Aurait-on pu sauver l’un des malades de sa récidive probable? Il semble bien que, le traitement unique n’ayant pas fait ses preuves, la partie est définitivement perdue.
Traitement du Rétrécissement cicatriciel:
Un malade traité de la sorte, c’est-à-dire dont la lésion cancéreuse a fait place à un rétrécissement cicatriciel, devra être suivi un certain temps et traité si nécessaire pour éviter une augmentation du rétrécissement. Car on entend par rétrécissement cicatriciel de l’œsophage, un état pathologique, constitué par une altération permanente de ce canal tendant à l’oblitération de la lumière, mais qui sera susceptible de transformation régressive sous l’influence d’un traitement approprié (GUYON).
On se gardera de dilater la sténose du malade tout de suite après le traitement curiethérapique. On laissera s’écouler un temps suffisant tant pour permettre à la lésion une cicatrisation parfaite, que pour ne pas irriter une région cancéreuse d’il y a peu de temps.
Après deux à trois mois de temporisation, la nouvelle sténose à eu le temps de se former et on pourra
commencer les séances de dilatation. A cet effet on utilisera des bougies de gomme, ou les bougies plombées de BOUCHARD qui produiront sur le tissu cicatriciel une congestion active; le tissu se ramollit et de cette manière il devient possible d’introduire une bougie de plus fort calibre. Nous pouvons nous servir de la dilatation temporaire progressive par séances de 5 à 10 minutes. Mais le malade étant souvent empêché de revenir, on pourra lui apprendre le maniement des bougies dilatatrices. Pour parer aux risques d’une érosion et d’une inflammation possible, on substituera à la méthode forcée de dilatation, la méthode douce et physiologique de déglutition simple des bougies. D’après JAcoBson le tube dégluti descend dans l’œsophage et s'engage à travers le pertuis.
De cette sorte, le malade peut laisser le tube en place pendant toute la nuit par exemple, et on échappera ainsi au danger toujours possible de la perforation.