‹ Le Cancer de la Grande Courbure de l'EstomacChapitre 14 sur 35 · EVOLUTION. COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

EVOLUTION. COMPLICATIONS

A moins d’un diagnostic précoce qui fournira au malade une intervention chirurgicale curative, avec évidemment tous les risques qui découlent d’une opération aussi grave, le sujet atteint de cancer de la grande courbure de lestomac est voué à la mort.

Comment évolue la maladie ?

Nous basant toujours sur nos observations, et tout en supposant que les complications sont les mêmes que celles que l’on trouve dans les autres localisations gastriques, nous sommes en présence de plusieurs alternatives.

D’abord, l’état général s’altère, une anémie à titre souvent pernicieux s’installe progressivement, comme dans les observations X et XVII.

Le malade perd de plus en plus ses forces, se décharne, et s’éteint petit à petit ou brusquement, soit par une hémorragie gastrique, soit par un méléna. Pour compléter ce tableau, il faut ajouter la présence de fièvre, qui, en quelque sorte, vient consumer le malade.

‘Localement, le cancer ne reste pas localisé à la grande courbure, mais au cours de son évolution, il envahit par

voisinage ou par voie lymphatique les organes avec lesquels il est en rapport.

La rate peut être prise et s’accoler intimement à la grande courbure (Obs. XID ; le côlon transverse lui aussi est souvent englobé par le cancer formant bloc avec l’estomac (Obs. ÏID.

Le diaphragme peut être infiltré, surtout lorsque l’affection siège sur la grosse tubérosité (Obs. XIII); enfin, le mésocôlon peut être adhérent à la grande courbure, parce qu'infiltré, envahi par le cancer. L’épiploon lui-même présente quelquefois des signes de dégénérescence cancéreuse. L’on comprend dès lors que plus on attendra pour intervenir, plus on augmentera des risques opératoires. L'opération deviendra plus mutilante, plus grave. Au,ldieu d'une gastrectomie simple, on sera obligé de faire une gastrectomie avec résection d’une partie du côlon. transverse et du mésocôlon.

Les complications que nous relèverons ensuite sont peu nombreuses, mais cependant suffisamment importantes pour être citées.

C'est Ta phlébité, comme dans l'observation XVII, qui,-là, se manifeste comme prerhier signe du-néoplasme.

: C'est la péritonite par perforation de l’estomac qui emporte le malade, comme dans les cas cités par Boinot. et Raybaud (Obs. XID), Leriche (Obs. IH), Krœnlein (Obs. VID), péritonite non foudrovante mais dont l’évolution est extrémement rapide (48 heures).

Enfin, une hématémèse (Obs. XIIT) ou un méléna -abondant (Obs. :XVIID seront la cause de la mort :de ces malades.

Nous concluons doncique porter le diagnostic du cancer de la grande courbure de l'estomac, sans ‘pratiquer une

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