‹ Le Cancer de la Grande Courbure de l'EstomacChapitre 33 sur 35 · __ GR · texte numérisé non relu

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Un examen radioscopique, vers août 1928, montre un arrêt net de la bouillie barytée au niveau .du cardia, et le diagnostic de .cardiospasme est porté.

L'atropine sous-cutanée est mal supportée. Les aliments liquides ne sont guère mieux tolérés que le pain ou la viande. L’amaigrissement augmente rapidement (10 kilos en deux mois) ; Ja dysphagie persiste pendant un mois, variable suivant les jours.

La douleur ayant cessé, la dysphagie résume toute la symptomatologie fonctionnelle. Il n’existe ni toux, ni dyspnée, ni dysphonie.

C'est à ce moment que je vois le malade. Au premier examen, je note : tension artérielle, 12—7 au Vaquez, égale des deux côtés; pupilles normales; réflexes normaux. Le ven- {re est excavé, sans tumeur perceptible, sans douleur à la palpation. Foie normal. Pas de splénomégalie, mais l’espace de Traube est franchement mat.

Pas d’adénopathie cervicale. B.-W. dans le sang négatif. L'examen hématologique montre une anémie très légère.

Des radioscopies et radiographies de l’œsophage et de l’es- {omac sont demandées et pratiquées le lendemain.

La bouillie barytée a un temps d’arrêt très prolongé au niveau du cardia. L’œsophage est de calibre normal, non allongé : il ne se vide jamais complètement au cours de Fexamen. Pourtant, un mince filet glisse sans accident le long de la petite courbure, qui est régulière, et lestomac finit par s’emplir. Il est normal.

En somme, dans la position verticale, la seule anomalie est Parrêt de la baryte au niveau du cardia.

Dans le décubitus dorsal, par contre, on voit une image lacunaire typique. La limite supérieure de la zone opaque intragasrique ne suit pas la convexité de la grosse tubérosité de l’estomac. Elle dessine, au contraire, avec sa portion interne, une concavité nette en haut et en dedans, enserrant un espace grisâtre et irrégulièrement ovalaire.

L’extrémité droite ou interne de cet espace touche à lorifice du cardia.

OT

Le diagnostic de cancer de la grande courburé de l'estomac est porté.

Jusqu'en septembre, après essai de solanées (génoscopolamine, genhyosciamine), abandonné parce que mal supporté et aggravant la dysphagie, la déglutition reste difficile. Toujours aucun signe physique, sauf matité au niveau de l’espace de Traube.

En octobre, changement important : la dysphagie diminue assez brusquement, puis cesse; par contre, reparaît la douleur à gauche, plus violente qu’autrefois, prenant parfois l’allure de crise angineuse. Quotidiennement, on fait de la morphine. L'état général décline; la dysphagie ne reparaît plus jusqu’à la mort (26 novembre).

Les douleurs atteignent l’hypocondre droit, et deux nodosités hépatiques sont perçues à la palpation.

La température (38 à 38°3) atteint et dépasse 39 degrés.

La mort survient au cours d’une hémorragie (méléna).

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