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L'examen radiologique montre un cancer prépylorique qui paraît opérable au radiologiste.
On relève l’état général du malade par deux transfusions et on le transfère à la clinique chirurgicale.
A l’opération, faite le 17 décembre, on constate une tumeur, de la grosseur d’une mandarine, située sur la grande courbure, à trois travers de doigt du pylore. La tumeur est fixée largegement au mésocôlon. De nombreux ganglions sont constatés autour de l’estomac et le long de l’aorte. On est ainsi obligé de se contenter d’une gastro-entérostomie.
OBSERVATION XVIII SARLES. (5 janvier 1930.)
B... (R.), 49 ans, Italien, valet de chambre, m'’est adressé, en septembre 1928, pour dyspepsie.
Jusque vers la fin du mois de juillet 1928, le malade n’avait jamais présenté de troubles digestifs. Il avait perdu l’appétit, avait des digestions normales, sans pyrosis, ni vomissements, ni nausées.
Depuis de longues années, son poids se maintenait d’une façon stationnaire.
Fin juillet 1928, il ressent des douleurs dans l’hypocondre gauche s’irradiant vers le sein gauche, douleurs sourdes, inconstantes, sans rapport avec les repas, survenant la nuit de préférence. Cette première phase douloureuse, sans dysphagie, ne dure que quelques jours.
Très rapidement, la déglutition devient difficile, mais la douleur, par contre, disparaît. Dès le début du repas, si petit soit-il, le malade ressent une contraction de la partie supérieure de son œsophage : il pense ne pas pouvoir avaler. Cependant, les aliments finissent par passer; seul un liquide salivaire est rejeté. L'alimentation est réduite.