COMPLICATIONS DU CANCER DU CŒCUM
L'étude des complications du cancer du cæcum doit nous arrê-
ter quelque temps car le cancer de l'angle iléo-cœcal parait être fréquemment le siègé de certains phénomènes surajoutés
d’une gravité exceptionnelle. Les cancéreux du cœæcum ne meurent presque jamais de cachexie cancéreuse, ils succombent à une complication : d’où l'intérêt primordial qui s'attache à l’étude de ces complications et à l’étude de leur traitement que nous réservons pour le chapitre des indications opératoires. |
1° Les cancers du cæcum siègent à la valvule de Bauhin et par leur masse font saillie dans la lumière du cœcum et du colon ascendant. |
20 Les cancers du cœcum se présentent souvent à l'examen microscopique comme une large surface ulcérée que nous avons déjà décrite ; le sphacèle, j'y insiste à nouveau, est fréquent.
Toutes les complications découlent de ce double énoncé. Par son volume, le néoplasme de la valvule peut obturer la lumière du colon ascendant. L’occlusion est constituée. |
Sous l'influence des contractions intestinales réflexes qui tendent à chasser d’une part les matières accumulées, d'autre part la tumeur elle-même, celle-ci s'engage dans le colon ascendant et dans le colon transverse entrainant ou non le cœæcum. L'invagination est constituée. |
Ce sont là les deux grandes HR iens mécaniques que détermine le cancer du cœtum. à
L'ulcération enflammée irritée par le contact incessant des matières de l’'ampoule cæcale est lesiège d’une flore microbienne d'une richesse peu commune. — La virulence des bactéries est
ji
- accrue par des causes multiples et rapidement des adhérences se forment, établissant une barrière défensive naturelle. A un degré de plus la diapédèse leucocytaire aboutit à la formation
* , d’un abeës.
Ge sont les abcès péri-cœcaux, d’origine néoplasique dont l'étude est d’un intérêt capital au point de vue du diagnostic. En ue deux grandes classes de complications : Les complièations mécaniques, Les complications septiques.