SE
Cancer du côlon droit
atteint z ou 2 centimètres.
Il est une forme plus rare, qui modifie peu les parois et fait, au contraire, très fortement saillie dans l'intestin.
Molle, lobulée par de profonds sillons, sa surfaceest finement veloutée. C’est le cancer villeux, qui évoque l'idée d’un polype dégénéré (fig. 18).
L’intestin, dans cette forme, est souvent transformé en un tube rigide, cartonné, rétréci, dont le segment oral serait classiquement infundibuliforme et dont le segment distal se continuerait à pic avec l'intestin sain. La surface du néoplasme est généralement le siège d’un processus de nécrose et de suppuration. Quelques fausses membranes ver-
KSl=T0
ASE SAS EE
PERTRREEQ Ie
ISHEE
dâtres s’insinuent entre les bourgeons néoplasiques. Une ulcération s’y creuse et déchiquette irrégulièrement en superficie ou détruit profondément la partie moyenne, tout en respectant généralement les berges qui restent saillantes.
oO ce
Cao 0 OT CAT | Cas
es Le)
2. Forme térébrante. — Elle est ulcéreuse d'emblée, et traverse précocement les tuniques intestinales. Quelques bourgeons tumoraux l’entourent (fig. 19, 20) qui n’attei- Fig. 17. — Cancer du côlon ascendant. EE jamais re taille, Forme végétante. (Obs. 37, pièce n°9075.) car la tumeur demeure petite
SSRÉBIEDA
EXES
Anatomie pathologique
et, au lieu de s'étendre vers la circonférence intestinale, rétracte au contraire, à son contact, les parois qu’elle détruit peu à peu.
Contrairement aux ulcérations des formes végétantes qui restent généralement superficielles, ici la sous-séreuse est rapidement atteinte et l’organisme doit édifier en hâte une barrière d’adhérences, parfois précaire, pour éviter la perforation dans la grande cavité péritonéale. Quand une telle forme naît en face de l’insertion mésentérique, siège initial qu’elle paraît affectionner (Rankin), elle peut creuser à l’intérieur du méso-côlon et donner une de ces formes diverticulaires dont M. Lenormant a rapporté autrefois un cas.